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PAUPIÈRES AVEC LE GLOBE OCULAIRE

— Il nous reste à indiquer quels sont les rapports des bords libres des paupières avec le globe de l’œil. Ici encore, on le conçoit, ces rapports sont différents suivant que l’œil est ouvert ou fermé.

a) Dans le premier cas, la paupière supérieure descend jusqu’au bord supérieur de la cornée ou même recouvre ce bord d’un demi -millimètre à 1 millimètre. La paupière inférieure est en rapport seulement avec la sclérotique : elle est séparée de la cornée, en effet, par un intervalle de 1 ou 2 millimètres.

P) Lorsque l’œil se ferme, la paupière inférieure, se portant en haut, arrive jus-

Fig. 482.

Coupe sagittale de l'orbite pour montrer les rapports des paupières (quand elles sont fermées) avec le segment antérieur du globe oculaire (T. J.) .

1, globe oculaire. — 2, nerf optique. — 3, paroi supérieure de l’orbite. — 4, paroi inférieure. — o, droit inférieur. — 6, petit oblique. — 7, grand oblique — 8, releveur de la paupière supérieure. — 9, droit supérieur. — 10, 10’, canal optique. — 11, cerveau. — 12, carotide interne. — 13, nerf maxillaire supérieur. — 14, artère maxillaire interne. — 15, sinus maxillaire. — 16, ostium maxillaire : la muqueuse du sinus forme deux replis saillants dans la cavité sinusale.

ANNEXES DE L’OEIL

qu’à la cornée et la recouvre même dans une étendue de l millimètre. Quant à la paupière supérieure, elle se déroule de haut en bas et, comme elle descend jusqu’au contact de la paupière inférieure, elle arrive à recouvrir la cornée dans presque toute son étendue.

L’œil mongol. — Les variations ethniques de l’ouverture palpébrale sont encore mal étudiées et, à ce sujet, nous ne connaissons véritablement bien que l’œil mongol, lequel, on le sait, présente un aspect tout particulier. L’œil mongol diffère de l’œil européen par les quatre caractères suivants (fîg. 483) : il est petit, oblique, boursouflé, bridé.

a) Au premier abord, l’œil mongol est tout petit : il paraît être dans un état de clignement permanent, comme s'il voulait éviter une lumière trop vive. Toutefois, cette petitesse est simplement apparente. Elle dépend, en effet, non pas d’une diminution volumétrique de l’œil lui-même, mais de l’étroitesse relative de l’ouverture palpébrale, qui, comme nous le verrons tout à l’heure, est rétrécie à la fois dans le sens de la largeur et dans le sens de la hauteur.

P) Dans les races mongoliques, le grand axe de l’ouverture palpébrale se dirige obliquement de haut en bas et de dehors en dedans. Son obliquité est donc de même sens que chez l’Européen ; elle est seulement plus prononcée. Mondière ( Mém . Soc. d' Anthrop., 1875, t. II, p. 451), qui a mesuré cette obliquité sur plus de trois cents sujets appartenant aux populations annamite, chinoise, minh-huong et cambodgienne, est arrivé aux résultats suivants, où le chiffre représentant les degrés indique l’angle d’inclinaison que forme sur l’horizontale l'axe de l’ouverture des paupières.

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