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développée et plus ou moins riche en graisse, qui constitue le tissu sous-pleural. Cette couche conjonctive sous-pleurale, on le sait, est particulièrement développée au niveau de la plèvre costale, où elle forme le fascia endothoracique de Luschka. Elle est plus mince sur la plèvre médiastine, surtout au niveau du péricarde, où elle unit intimement les deux séreuses cardiaque et pulmonaire (fig. 770).

§ IV. — Vaisseaux et nerfs

1° Artères. — Les artères de la plèvre viscérale sont fournies par les bronchiques, branches de l’aorte.

Celles de la plèvre pariétale proviennent de sources très diverses : 1° pour la plèvre diaphragmatique , des artères diaphragmatiques supérieures et inférieures; 2° pour la plèvre médiastine , des artères médiastines postérieures, des bronchiques, de la mammaire interne et des diaphragmatiques supérieures ; 3° pour la plèvre intercostale, des artères intercostales postérieures, branches de l’aorte, et des intercostales antérieures, branches de la mammaire interne. Ces artères pénètrent dans la couche conjonctive de la séreuse et forment, au-dessous de l’endothélium, un réseau à larges mailles.

2° Veines. — Les veines suivent le trajet des artères. Elles aboutissent, pour la plupart, aux azygos et de là, à la veine cave supérieure.

3° Lymphatiques. — Les lymphatiques de la plèvre ont été injectés par Dybkowsky, en 1867. Ils sont surtout très nombreux au niveau des espaces intercostaux et du muscle triangulaire du sternum, beaucoup plus rares au niveau des côtes et sur les plèvres diaphragmatique et médiastine. Leurs réseaux d’origine sont très voisins de l’endothélium, qu’ils semblent meme soulever parfois. Quelques canalicules se terminent en cul-de-sac ; d’autres feraient suite aux stomates signalés ci-dessus. Ce premier réseau, dit intra-séreux, communique avec un deuxième réseau, le réseau sous-séreux , par des branches verticales ou obliques et va déverser la lymphe qu’il contient, soit dans les troncs lymphatiques qui accompagnent les vaisseaux mammaires internes, soit dans ceux qui sont situés de chaque côté de la colonne vertébrale.

Ludwig et Schweigger-Seidel ont décrit, eux aussi, de larges sinus lymphatiques sur la plèvre qui recouvre le diaphragme. Comme le réseau superficiel de Dybkowskt, ces sinus seraient très superficiellement placés.

Mais la description la plus complète des vaisseaux lymphatiques de la plèvre nous a été donnée par Bizzozero et Salvioli. La description de ces deux anatomistes diffère peu de celle de Dybkowski. Comme ce dernier, les deux histologistes italiens décrivent des lymphatiques intra-séreux, formant sous la membrane limitante un réseau lacunaire qui rappelle celui du péritoine, et un réseau sous-séreux qui est en communication directe avec le premier. Sur la plèvre pulmonaire, ils ont décrit également un réseau superficiel à mailles très serrées, formé de vaisseaux très fins, peu bosselés, et un réseau profond constitué par des vaisseaux très larges et remarquables par leurs bosselures très irrégulières. Ce dernier réseau est situé entre la plèvre et le parenchyme pulmonaire, communiquant à la fois avec le réseau de la séreuse et le réseau du poumon.

Au point de vue de leur trajet et de leur terminaison, les lymphatiques des plèvres doivent être envisagés séparément sur le feuillet viscéral et sur le feuillet

APPAREIL DE LA RESPIRATION ET DE LA PHONATION

pariétal. — Sur le feuillet viscéral , ils se confondent avec les lymphatiques superficiels des poumons. Ils se rendent aux ganglions du hile. — Sur le feuiltet pariétal, ils aboutissent: 1° pour la plèvre médiastine aux ganglions du médiastin ; 2° pour la plèvre diaphragmatique aux lymphatiques du diaphragme; 3° pour la plèvre costale , aux troncs intercostaux ; quelques troncs se rendent aux ganglions de l’aisselle.

IIeller (1895) a signalé l’existence, dans le tissu cellulaire sous-pleural, non seulement de nodules lymphatiques microscopiques, mais de véritables ganglions visibles à l’œil nu. Ils sont tous variables dans leur nombre, leur volume, leur situation. On les rencontrerait de préférence sous la plèvre interlobaire, aux points nodaux des septa interlobulaires. Quant à leur volume, il varie ordinairement de celui d’un grain de millet à celui d’une lentille. Gomme les ganglions bronchiques, ils se colorent avec l’âge en même temps qu’ils augmentent de consistance.

4° Nerfs. — Les nerfs de la plèvre sont encore mal connus. Pour la plèvre pariétale, ils proviennent des nerfs voisins (intercostaux, pneumogastrique, sympathique*, phrénique). Pour la plèvre viscérale, ils émanent du plexus pulmonaire et arrivent à la plèvre en suivant le même trajet que les artères bronchiques. Kôlliker a rencontré chez l’homme, dans la plèvre pulmonaire, des rameaux nerveux qui mesuraient jusqu’à 73 p. de largeur ; ils étaient composés de tubes fins et de tubes de moyen calibre et présentaient de loin en loin, sur leur trajet, de grosses cellules ganglionnaires.

A consulter au sujet des plèvres : Luschka, Die Brustorgane des Menschen in ihrer Lage , Tübingen. 1857, et Anatomie des Menschen , Tübingen, 1864 ; — Dybkowski, Ueber Aufbaugung und Absonderung der Pleurawand, Leipzig, 1867 ; — Zuckerkandl, Beitr. zur descriptive and topographischen Anatomie d. unteren Halsdreisckes, Zeitschr. f. Anat. u. Entwick, 1877; — Bizzozero e Salviloi, Studi sulla structura e sui Linfatici dette serose umane, 1878 ; — Pansch, Ueber die unteren und oberen Pleur agrenzen, Arch. f. Anat. u. Physiol., 1881 ; — Sick, Untersucli. über den Verlauf der Pleurablatter am Sternum, etc., Arch. 1. Anat. u. Physiol., 1885 ; — Brooks, On the relation on the pleura to the sternum and costal cartilages , Roy. Acad, of Medecina in Ireland, 1889 ; — Sébileau, L' appareil suspenseur de la plèvre, Paris, 1891 : — Tanja, Ueber die Grenzen der Pleurahôhlen bei den Primaten u. bei einigen anderen Sàugethieren, Morphol. Jahrb.,

1891 ; — Rochard, Topographie des scissures interlobaires du poumon , Gaz. des Hôpitaux, 1892 ; — Ruge, Die Grenzlinien der Pleurasdcke u. die Lagerung des Ber zens bei Primaten. Morphol. Jahrb.,

1892 ; — Heller, Ueb. subpleurale Lymphdrüsen, Deutsch. Arch. klin. Med., 1895 ; — Anal, Sur les culs-de-sacs pleuraux rétro-œsophagiens, G. R. Soc. Biol., 1903 ; — Favaro, Interno alla presenza di cellule muscolari liscie nella pleura pulmonare di qualctie mammiferi, Atti e Memor. d. R. Accad. di Sc., Litt. ed Arti, Padova, 1908 : — Du même, Conlrib. allô studio delVisiologia comparata e delVistogenesi delle pleure , Intern. Monatsschr. f. Anat., 1909.

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