DES NERFS SACRÉS
G Devy
Fig. 429.
Branches postérieures des nerfs rachidiens, vues profondément dans les gouttières vertébrales.
Les branches postérieures des nerfs sacrés, au nombre de cinq, diminuent de volume en allant de haut en bas. Elles ont, du reste, une disposition assez uniforme qui rappelle exactement celle des branches lombaires.
Elles présentent les particularités suivantes : 1° elles débouchent par les trous sacrés postérieurs; 2° immédiatement après leur sortie, elles s’anastomosent entre
1, dernière branche cervicale : 1’, rameau cutané. — 2, 2, deux branches thoraciques, avec : 3, leur rameau interne ; 4, leur rameau externe. — 5. 5’, deux branches abdomino-pelviennes, avec : G, leur filet interne ; 7, leur filet externe. — 8, 8’, branches postérieures des nerfs sacrés.
SYSTÈME NERVEUX PÉRIPHÉRIQUE
elles dans les gouttières sacrées, de façon à former un système d’arcades ; 3° de ces arcades anastomotiques s’échappent ensuite de nombreux filets, les uns musculaires pour la masse commune et pour le grand fessier, les autres cutanés pour la peau de la région sacro-coccygienne. Cruveilhier a appelé l’attention des anatomistes sur un filet sensitif qui se détache de l’arcade formée par les deux premiers nerfs sacrés, se dirige ensuite verticalement en bas entre le petit ligament sacro-sciatique et le grand fessier, et finalement traverse ce muscle pour se rendre à la peau.
§ Y. — Branche postérieure du nerf coccygien
La branche postérieure du nerf coccygien, extrêmement grêle, se sépare de la branche antérieure à l’extrémité inférieure du canal sacré. De là, elle se porte en arrière, s’anastomose avec la branche postérieure du cinquième nerf sacré et vient se terminer dans la peau qui recouvre le coccyx. Elle fournit un rameau muscuculaire, quand ce muscle existe, au sacro-coccygien postérieur.