‹ Traité d'anatomie humaineChapitre 66 sur 154 · VISCÈRES · texte numérisé non relu

VISCÈRES

Çœur

Poumons

Estomac

Cardia

Pylore

Intestin (jusqu’au rectum)

Rectum

Foie et vésicule biliaire. .

Rein

Uretère (partie supérieure)

Uretère (partie inférieure)

Vessie (surdistension). . .

Vessie (muqueuse et col).

Prostate

Épididyme

Testicule

Ovaire

Utérus (en contraction). .

Col utérin

INNERVATION lre, 2e et 3e dorsales.

lre, 2e, 3e et 4e dorsales.

6e, 7°, 8e et 90 dorsales.

6e et 7e dorsales.

9e dorsale.

9e, 10e, 11e et 12e dorsales.

2e, 3° et 4° sacrées.

6e (?), 7e, 8e, 9e et 10e dorsales.

10e, 11e et 12e dorsales.

10° dorsale.

lre lombaire.

11e, 12e dorsales et lre lombaire.

|re (■?), 2e, 3e et 4e sacrées.

r 10e, 11e et 12e dorsales.

/ 5e lombaire.

[ iro, 2e et 3e sacrées.

11e, 12° dorsales et lre lombaire.

10e dorsale.

10e dorsale.

10e, 11e, 12e dorsales et lre lombaire. ) lre .('?), 2“, 3e, 4e sacrées, t quelquefois lre lombaire.

§ II. — Territoires radiculaires moteurs

Cette question de la spécialisation fonctionnelle des racines antérieures de la moelle n’est pas nouvelle. Déjà, en 1835, Panizza se l’était posée et il l’avait résolue par la négative : les racines antérieures n’étaient pas des conducteurs banals des excitations motrices volontaires ou réflexes et, de plus, une seule d’entre elles pouvait, grâce au plexus situé en aval, suffire à l’entretien de tous les mouvements des membres. Nous verrons tout à l’heure combien une pareille doctrine est erronée.

D’autres observateurs, Müller, van Deen, Kronenberg, Peyer, tout en admettant

SYSTÈME NERVEUX PÉRIPHÉRIQUE

que chaque filet radiculaire se rend à un muscle ou tout au moins à un territoire musculaire déterminé et constant, reconnaissent cependant que les groupes musculaires synergiques reçoivent leurs nerfs, non pas d’une seule racine, mais de plusieurs racines différentes.

En mars 1881, FEimiERet Yeo, à la suite d’expériences entreprises sur le plexus brachial et sur le plexus lombaire du singe, considèrent les racines antérieures comme étant préposées à des mouvements coordonnés spéciaux, qui varient avec les racines, mais qui sont constants pour chacune d’elles. Dans un article publié la même année (octobre 1881) dans lo Sperimentale, P. Bert et Marcacci sont encore plus affirmatifs : pour eux, l’innervation motrice des membres (du membre abdominal tout au moins, le seul sur lequel ils aient expérimenté) présente, dans les racines médullaires, une systématisation évidente : chacune de ses racines se rend à un groupe de muscles synergiques et jouit par conséquent, dans la mécanique générale du membre, .d’une fonction spéciale et bien définie.

Deux ans plus tard (1883), Lannegrace et Forgue ont repris la question et sont arrivés, à la suite de nombreuses expériences faites successivement sur le plexus brachial et sur le plexus lombaire d’un certain nombre d’animaux (chien, chat, singe), à des conclusions toutes différentes. Ces deux expérimentateurs estiment que la question de distribution topographique doit primer ici celle de spécialisation physiologique : « Chaque racine, écrit Forgue, commande à une région donnée ; elle s’y distribue dans des territoires topographiques constants, mais fonctionnellement indéterminés ; elle est la racine d’un département musculaire donné, elle n’est point la racine d'une fonction ».

Plus récemment, la question des localisations motrices dans les racines antérieures s’est enrichie de nombreux et intéressants travaux de Starr (1888), de Thornburn (1889)., de Russel (1890), de Sherrington (1892), de Polimanti (1894). Les résultats obtenus par ces derniers observateurs diffèrent certainement sur bien des points, mais ils sont parfaitement d’accord sur ce fait général que les racines antérieures des nerfs rachidiens ont, comme les racines postérieures, leur territoire propre, je veux dire que chacune d’elles se rend à un certain nombre de muscles déterminés, et par conséquent tient sous sa dépendance la contraction de ces muscles.

11 est donc de la plus haute importance, en clinique, de savoir exactement quels sont les muscles qui sont innervés par telle ou tçlle racine : cette notion, tout aussi utile que celle de la distribution périphérique des branches nerveuses issues des plexus, nous permettra toujours, dans les cas de paralysie motrice d’origine radiculaire, de reconnaître tout d’abord la racine qui en est la cause; puis, s’il y a lieu d’intervenir, elle fournira au chirurgien de précieux points de repère.

Le tableau suivant, dont j’emprunte les éléments à Thane, nous montre les muscles du cou, du tronc et des membres, groupés méthodiquement d’après leur innervation radiculaire. La première colonne nous indique les différents nerfs rachidiens ; la seconde colonne, les muscles qui sont innervés parla branche antérieure de ces nerfs; la troisième colonne, les muscles qui sont innervés par les branches postérieures :

NERFS RACHIDIENS MUSCLES INNERVÉS

a. Par sa branche antérieure : b. Par sa branche postérieure :

Droit latéral ' Grand droit postérieur.

Petit droit antérieur ( Petit droit postérieur.

Grand droit antérieur Grand oblique.

Génio-hyoïdien / Petit oblique.

Muscles sous -hyoïdien s \ Grand complexus.

1er CERVICAL

TERRITOIRES RADICULAIRES MOTEURS

NERFS RACHIDIENS

2e CERVICAL

MUSCLES INNERVES

3e CERVICAL

4e CERVICAL

5e CERVICAL

43e CERVICAL

Ie CERVICAL

a. Par sa branche antérieure : b. Par sa branche postérieure

Grand droit antérieur / , ,

Long du cou i Grand obi, que.

Sterno-cléido-mastoïdien lan comp exus.

Génie-hyoïdien |p émus.

Muscles sous-liyoïdiens . ......... V complets.

Grand droit antérieur /

Long du cou

Muscles sous-hyoïdiens

Scalène postérieur ) Grand complexus.

Angulaire de l’omoplate 1 Muscles spinaux.

Sterno-cléido-mastoïdien (?) I

Trapèze .

Diaphragme (?). .

Grand droit antérieur /

Long du cou I

Scalène postérieur \

Scalène antérieur (?) . ' Muscles spinaux.

Diaphragme I

Angulaire de l’omoplate. f

Trapèze \

Long du cou

Scalènes. |

Diaphragme (?).' j

Angulaire de l’omoulate !

Rhomboïde I

Grand dentelé .1

Sous-clavier .... I

Sus-épineux .

c . ■ Muscles spinaux,

bous-epineux . \ 1

Petit rond j

Sous-scapulaire I

Grand rond (?) f

Deltoïde |

Grand pectoral . . i

Biceps brachial

Brachial antérieur

Long du cou

Scalènes .......!

Sous-clavier ^?).

Grand dentelé

Sus- et sous-épineux (?) i

Petit rond (?) 1

Sous-scapulaire 1

Grand rond (?) I

Deltoïde J

Grand pectoral < Muscles spinaux.

Biceps brachial j

Brachial antérieur f

Rond pronateur I

Grand palmaire f

Long et court supinateur

Radiaux externes

Abducteur du pouce

Opposant du pouce . . . ■

Court fléchisseur du pouce

Long du cou

Scalène postérieur

Grand dentelé (?). .........

Grand et petit pectoral

Grand dorsal

Grand rond (?)

Coraco-brachial

Triceps brachial

Anconé

Fléchisseur superficiel des doigts . . . / Muscles spinaux.

Fléchisseur profond des doigts (?)... j Flécuisseur propre du pouce (?).... i

Carré pronateur (?)..... ■

Radiaux externes i

Extenseurs des doigts '

Cubital postérieur

Abducteur du pouce (?).

Opposant du pouce (?) 1

Court fléchisseur du pouce (?) .....

SYSTÈME NERVEUX PÉRIPHÉRIQUE

NERFS RACHIDIENS

MUSCLES INNERVES

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