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C. — Branches efférentes du ganglion cervical inférieur

Ces branches se partagent, d’après leur direction, entrois groupes : branches externes, branches ascendantes, branches internes.

1° Branches externes. — Les branches externes se répandent en un riche plexus autour de l’artère sous-clavière. Elles accompagnent ce vaisseau jusqu’à sa terminaison, en envoyant autour de ses différentes branches (mammaire interne, intercostale supérieure, scapulaires, axillaire, humérale, etc.) autant de plexus secondaires. Ces branches externes fournissent, en un mot, les vaso-moteurs du membre supérieur.

2° Branches ascendantes, nerf vertébral. — Les branches ascendantes, plus connues sous le nom de nerf vertébral, s’engagent, avec l’artère vertébrale, dans le canal que forment à cette artère les apophyses transverses des vertèbres cervicales.

De ces branches, le plus grand nombre s’étale en plexus autour de l’artère vertébrale, qu’elles accompagnent jusque dans le crâne, 'en formant successivement, autour des branches de ce tronc artériel, les plexus spinaux , le plexus basilaire, le plexus cérébral postérieur, etc.

Mais ces rameaux vasculaires, vrais rameaux efférents du ganglion cervical inférieur, ne constituent pas tout le nerf vertébral. Il existe, à côté d’eux, un rameau spécial (quelquefois double), complètement étranger à l’innervation de l’artère vertébrale, qui réunit le ganglion cervical moyen aux quatrième, cinquième, sixième et même septième nerfs cervicaux. Ce rameau, comme le démontrent surabondamment les recherches expérimentales de P’rançois-Frank ( Bull . Soc. Biol., 1878, p. 140), constitue pour le ganglion cervical inférieur une véritable racine : c’est une série de rami communicantes , fusionnés ensemble ou simplement accolés. Des nerfs cervicaux ci-dessus indiqués, ils se rendent au ganglion et, de là, au cœur (nerfs accélérateurs) et jusque dans le foie.

3° Branches internes. — Les branches internes, toujours multiples, se portent en dedans : les unes se jettent après un trajet variable dans le nerf récurrent, dont ils partagent ensuite la distribution ; d’autres s’anastomosent avec le nerf cardiaque

GRAND SYMPATHIQUE

moyen ; un troisième groupe de rameaux, se dirigent en bas et se fusionnent ensemble pour constituer le nerf cardiaque inférieur (voy. ci-dessous).

D. — Nerfs cardiaques et plexus cardiaque

1° Origine. — Nous avons déjà vu (p. 113) le nerf pneumogastrique envoyer à la base du cœur six rameaux, trois de chaque côté : ce sont les nerfs cardiaques

Plexus cardiaque et ses branches efférentes.

1, pneumogastrique gauche. — 1’, pneumogastrique droit. — 2, nerf cardiaque supérieur. — 3, nerf cardiaque moyen. — 4, nerf cardiaque inférieur. — 5, ganglion et plexus cardiaques. — 6 branches efférentes de ce plexus. — 7, nerf récurrent gauche. — 7’, nerf récurrent droit, avec 8’, ses rameaux trachéens. — 9, plexus pulmonaire antérieur. — 10, nerf phrénique.

a, corps thyroïde. — 6, veine cave supérieure. — c, cordon fibreux, reliquat du canal artériel. — d, péricarde, érigué en bas et en dehors. — e, diaphragme.

du pneumogastrique. Le grand sympathique fournit également à l’organe central de la circulation trois nerfs de chaque côté : un nerf cardiaque supérieur, un nerf cardiaque moyen, un nerf cardiaque inférieur. Ces trois nerfs se détachent, à

SYSTÈME NERVEUX PÉRIPHÉRIQUE

la région cervicale, le premier du ganglion cervical supérieur, le second du ganglion cervical moyen, le troisième du ganglion cervical inférieur.

2° Variétés individuelles. — Tout comme les rameaux cardiaques du pneumogastrique, les nerfs cardiaques du sympathique présentent, dans leur mode d’origine, dans leur volume et dans leur disposition anatomique, des variétés individuelles tellement nombreuses qu’ils se prêtent difficilement à une description univoque. C’est ainsi qu’ils sont souvent multiples, soit qu’ils naissent par plusieurs racines qui ne s’accolent que tardivement, soit qu’ils se dédoublent au cours de leur trajet. Par contre, on les voit quelquefois, obéissant pour ainsi dire à un mouvement de concentration, se fusionner plus ou moins et former dans leur ensemble, soit un plexus, soit un tronc unique.

Constamment, les nerfs cardiaques du sympathique s’anastomosent avec les nerfs cardiaques du pneumogastrique ou bien avec le récurrent et, cela, suivant les modalités anatomiques les plus diverses.

Quant au volume respectif des nerfs cardiaques, ce sont tantôt les droits qui l’emportent sur les gauches, tantôt les gauches qui l’emportent sur les droits. Si nous considérons maintenant les nerfs cardiaques d’un même côté, nous voyons généralement le nerf cardiaque moyen être le plus volumineux des trois, c’est le grand nerf cardiaque de Scarpa ; vient ensuite le nerf cardiaque supérieur et, enfin, le nerf cardiaque inférieur, auquel Scarpa donnait le nom de petit nerf cardiaque.

3° Trajet. — Quoi qu’il en soit de toutes ces variétés, les nerfs cardiaques du grand sympathique suivent vers le cœur un trajet qui est constant dans ses grandes lignes, mais qui diffère sensiblement à droite et à gauche.

a. Nerfs cardiaques droits . — Les nerfs cardiaques droits, situés primitivement en arrière de la carotide primitive et du tronc brachio-céphalique, descendent entre la crosse de l’aorte, qui est en avant, et la trachée, qui est en arrière.

b. Nerfs cardiaques gauches. — Les nerfs cardiaques gauches, au contraire, situés d’abord en dehors de la carotide primitive, puis entre cette artère et la sousclavière correspondante, descendent en avant de la crosse aortique, occupant par rapport aux précédents un plan beaucoup plus antérieur. „

4° Mode de distribution, plexus cardiaque. — Arrivés à la base du cœur, les six nerfs cardiaques du grand sympathique et les six nerfs cardiaques du pneumogastrique s’entremêlent ensemble pour donner naissance au plexus cardiaque . Ce plexus, situé en avant de la bifurcation de la trachée, occupe un espace quadrilatère que limitent : en bas , la branche droite de l’artère pulmonaire ; en haut, la portion horizontale de la crosse de l’aorte ; à droite , la portion ascendante de cette même crosse; à gauche, le cordon fibreux qui résulte de l’oblitération du canal artériel (fig. 197).

Au centre du plexus se trouve, sur la plupart des sujets, un renflement ganglionnaire décrit pour la première fois par Wrisberg et désigné depuis sous le nom de ganglion de Wrisberg (fig. 197, 5). Ce ganglion présente une forme allongée et une coloration grisâtre ou rougeâtre. Il est quelquefois remplacé par deux ou même trois ganglions plus petits.

Du plexus cardiaque s’échappent en rayonnant une multitude de rameaux terminaux, qui se distribuent : 1° à l’origine de l’aorte et de l’artère pulmonaire ; 2° au

GRAND SYMPATHIQUE

cœur et au péricarde, suivant un mode que nous avons déjà décrit à propos du cœur et sur lequel il est inutile de revenir (voy. Angéiologie).

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