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PORTION SACRÉE DU GRAND SYMPATHIQUE OU SYMPATHIQUE SACRÉ

§ I. — Tronc et ganglions

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directement avec le cordon lombaire. Il n’est pas rare de ne rencontrer qu’un rameau fort grêle entre le dernier ganglion lombaire et le premier ganglion sacré.

Du côté du coccyx, le grand sympathique, considérablement réduit de volume, se rapproche graduellement de la ligne médiane, comme la série des trous sacrés antérieurs à laquelle il est sensiblement parallèle. Il descend ainsi jusqu’à la première pièce coccygienne et s’y termine suivant des modalités fort variables. Quelquefois les deux cordons nerveux, le gauche et le droit, quoique très rapprochés, conservent leur indépendance réciproque jusqu’à leur terminaison; mais cette disposition est relativement rare. Le plus souvent, ils se réunissent l’un à l’autre, soit en formant une anse à concavité dirigée en haut ( anse coccygienne du grand sympathique), soit en formant un angle plus ou moins aigu. Un ganglion minuscule, ganglion coccygien ou ganglion impair, se développe parfois au point où s’effectue la réunion des deux sympathiques. Quoi qu’il en soit, que cette anastomose soit ansiforme ou angulaire, qu’elle présente ou non un ganglion, il s’en détache toujours un certain nombre de filaments très ténus, lesquels se terminent à la face antérieure du coccyx ou bien se portent, le long de l’artère sacrée moyenne, dans cette petite glande vasculaire sanguine, connue sous le nom de glande coccygienne (voy., en Angéiologie, Artère sacrée moyenne).

§ II. — Rami communicantes

Les quatre ganglions du sympathique sacré sont reliés aux branches antérieures des nerfs sacrés par une série de rami communicantes. Ces rameaux communicants se détachent, comme toujours, du côté externe du ganglion. Puis, ils se portent obliquement en dehors et en bas, à l’exception toutefois du rameau le plus élevé, qui est oblique en dehors et en haut. Ils sont ordinairement au nombre de deux pour chaque ganglion et se jettent, tantôt dans le nerf rachidien correspondant, tantôt dans les deux nerfs voisins.

§ 111. — Branches efférentes

Les branches efférentes du sympathique sacré se divisent en deux groupes, branches internes et branches antérieures :

1° Branches internes. — Remarquables par leur ténuité tout autant que par la brièveté de leur trajet, ces branches se portent transversalement en dedans et s’anastomosent fréquemment avec les branches similaires, venues du côté opposé. Elles abandonnent des filets terminaux : 1° au sacrum ; 2° à la partie inférieure du rectum; 3° à l’artère sacrée moyenne.

2° Branches antérieures, plexus hypogastrique. — Les branches antérieures des ganglions sacrés, plus nombreuses et plus volumineuses que les précédentes, se portent obliquement en haut, en avant et un peu en dehors, et s’enchevêtrent immédiatement après leur origine d’une façon inextricable, pour constituer le plexus hypogastrique.

A. Plexus hypogastrique. — Ce plexus (fig. 199, 9), l’un des plus importants de l’économie, est situé dans l’excavation pelvienne, sur les côtés du rectum et de la vessie chez l’homme, sur les côtés du rectum et du vagin chez la femme.

SYSTÈME NERVEUX PÉRIPHÉRIQUE

Comme les plexus précédemment étudiés, le plexus hypogastrique nous présente de loin en loin, aux points nodaux de ses mailles, un certain nombre de petits renflements ganglionnaires.

B. Ses connexions avec le plexus lombo-aortique et les nerfs sacrés. — Le plexus hypogastrique n’est pas exclusivement formé par les branches efférentes antérieures des ganglions sacrés. Arrivent encore à ce plexus pour prendre part à sa constitution : 1° un prolongement important du plexus lombo aortique déjà signalé à propos de cedernierplexus(p. 278) ; 2° plusieurs rameaux émanant directement des troisième et quatrième nerfs sacrés (p. 218). Le plexus hypogastrique se compose donc, à la fois, de rameaux fournis par le grand sympathique et de rameaux fournis par les nerfs rachidiens.

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