INTERNE DU BLASTODERME. — NÉOPLASIES ÉPITHÉLIALES ET NERVEUSES
Les tissus épithéliaux, formés de cellules arrondies, cylindriques ou polygonales, intimement unies entre elles (voy. p. 283), tapissent en couches d’inégale épaisseur les surfaces extérieure et intérieure du corps, les culs-de-sac glandulaires et leurs canaux excréteurs, c’est-à-dire la peau et ses dépressions multiples, toutes les muqueuses du tube digestif et leurs glandes, la surface interne des organes de la respiration jusqu’aux lobules
pulmonaires, la surface interne des organes génito-urinaires, et quelques autres parties complètement séparées des précédentes, comme les ventricules cérébraux, les cavités de l’œil et de l’oreille. Les poils et les ongles, appendices de l’épiderme, appartiennent encore à ce même groupe de tissus, dont la grande extension fait déjà pressentir l’importance pathogénique. Moins disposés que les tissus conjonctifs à se multiplier et à végéter, les éléments des tissus épithéliaux sont néanmoins le point de départ de formations ou tumeurs diverses, dont les unes restent toujours locales, tandis que les autres ont la plus grande tendance à se généraliser et à infecter l’organisme. Constituées par un tissu dont la structure ne diffère pas sensiblement de celle du tissu normal, les premières sont dites homologues, homoplastiques ou typiques. Formées par un tissu un peu différent quant à l’arrangement et à l’évolution de ses éléments, les secondes sont dites hétérologues, hétéroplastiques ou atypiques; elles comprennent toutes les affections véritablement cancéreuses. L’étude intéressante de ces dernières fera suite à celle des tumeurs épithéliales homoplastiques, puis viendra la description des néoplasies nerveuses.