‹ Traité d'anatomie pathologique (volume 4)Chapitre 19 sur 104 · Ledel, lUd., ann. 6, p · texte numérisé non relu

Ledel, lUd., ann. 6, p

— NooDT, Spec. Anat. path. de monstr.

quodhum, Scboonfaow, 1839. — Asch, Zcichnung. von Missgi'b. der Moskauer.

Sammlung, n" 2- — Depaul, Gaietle hebdomadaire, 1856, a' 27. — Meigs, Theitmer.Joum.ofmtd. science, 1857, p. Ù3.

Duplicité de toute la tète. Dicephalua (Barkow, Gurlt). — La Wle entière est double, la partie supérieure du rachis l'est aussi plusioa moins, la poitrine et le ventre sont simples extérieurement. La colonne vertébrale présente tous les intermédiaires depuis la simplicité jusqu'à la duplicité complète ; la poitrine est ordinairement simple, il en est de même des organes tlioraciques et des viscères abdominau^i, si ce n'est dans le cas où la duplicité vertébrale est le plus prononcée.

Geoffroy Saint-llilaire distingue les . deux genres suivants : 1° le genre atlodyme, où les deux télés reposent sur un seul cou, la duplicité ne s'élendanl pas au delà de l'atlas; 2" le genre dét-odijme (Aifu ou ^ipu col], où la duplicité comprend aussi le cou. La poitrine, simple à l'extérieur, offre un seul sternum avec un rachis double, le plus souvent simple dans la région sacrée.

Un intervalle très-étroit existe entre ces rachis; de là une disposition très-anomale des crtles. Chaque vertèbre dorsale porte du côté externe une cûte normalement conformée, aboutissant à un sternum également de conformation normale; mais du côté de l'union il n'existe plus qu'une côte très-courte rudimentaire, dont l'extrémité rencontre celle de la cijtc correspondante de l'autre individu et se soude avec elle au milieu

(1) D'iprè) undcuinde M, le professeur Deptul.

Fie. 3. — Monstre iniodyuic dont le oreilles du câté de l'union sou' fondues en une seule (1).

HONSTDBOStTÉS. 71

de l'élroit intervalle des deux rachis,,pféci9énieni sur l'axe d'union : de

sorte que, vu en avant, le squeletle d'un dérodyme parait appartenir à

BD individu régulier; vu en arrière, à un

inditidu double et certainement mon-

sliueui(6g. A.). Les quatre membres sont

Dormaui, mais quelquefois il s'y ajoute

lia membre rudinientaire supérieur ou

infériniTeonmiun.

Les organes du cou et le thymus sont dodiles, et k cûté de dcu\ poumons normaui se reDContrent généralement deux autres petits poumons placés en arrière et en dedans. De chaque paire de poumons, composée d'un grand et d'un petit, natl une iracbéMnère. Les deux cœurs sont tréquemmBrt fasionnés en un seul. Dans quelques cas lie foie offre deuv vésicules; le pancréas et l'eslomac peuvent fllre doubles, Jes organes pelviens sont

BiiLiMùpHiE. — Allod^mc. Wbite, Itubliii

mtd. htss, 1839. — Bui.n, The Lancet, n" 6,

1856. — KoLLEH, Wien. mcl. \Vucfii:mehr. , n' M, 1856.

^**^iji»e. — Sasdifort, Mus. anal., pl. 121,122. —WALTEii,afwi.aiw(.,n'' 1635, o'ï99S.— pHnciiASKA, Adni't. iicad., fdsc. 1,

P-!iT, pi.].— Ono, b'Alto.n,Baiis<jw, lix. dt, — Is. Geoffroy Saint-Hilaire, Ht.st. '^^tm.del'org., t. III, p. 175, avec bibliogr. — GniBEn, Anat. einrs Xoitsfr . '^■Prag., t»ùi. Mém. dv l'Acad. de Saint-Pètcrsb., série VII, t. II, a" 2, "S9- — |jfOHGL'E, Jc'Ui-H, de Toulouse, mars 1856, — Alb, l'OEcn, Étude sw «n BWWre rfoutif compliqué de diux autres monstruusités. Montpellier, 1856, et AnMc.dtméd., 1857.— A. Fobsieh, Di> Mwsfciici., etc., p. 23.

"^ieitêde la télé, du cou et des membres supérieurs. Xiphodi/me (Is. Geof- ""ïSiinl-Hilaire). />ice/)Aa/«s(efraftracAiîiï (A. ForsterJ.—Lesdeux thorax, 9'K'fliiefoisdistinctsdans leur portion supérieure, forment une vaste cavité ftUBBiUQe par suite de la fusion de leur partie inférieure. Ils portent quatre raembres cl sont supportés par une colonne vertébrale double. Les organes Ifcoraciques sont doubles, mais le foieest ordinairement unique, pourvu de

72 ANATOHIB PjtTHOLOGIQUB.

deux vésicules; la rate, le pàîiccéa8,4esrems, l'estomac, sont le plus souvent doubles; l'inteslin, simple mré^rieurement, est double supérieurement. Ouelquefois il uxiste un second uléms très-imparfait et imperforé avec ses trompes et ses ovaires, appartenant les uns au fœtus de gauche, les autres au fœtus de droile.Tel était le cas de Rita Cristina.néc le 12 mars 1829 à Sassari, en Sarda igné, et morte la même annéeàParis,en novembre. Le squelette de ce monstre (Gg. 5) est des plus intéressants à connaître pour arriver à saisir la.

loi qui préside aux difTérenles monstruosités. Ici, en effet, les deux colonnes vertébrales, séparées dans toute leur longueur, comprennent entre ellcs.donsla région pelvienne, un bassin rudimentaîre b, formé d'une seule pièce et directement opposé au bassin principal. Celui-ci, porté sur deux membres pelviens normaux, offre une composition normale, mais une forme insolite. Les deux os coxaux a, a, très-écartés en arrière, l'un de l'autre, laissent entre eux un large intervalle comprenant les sacrums des deux racliis, et, au milieu, sur l'axe d'union, l'os pelvien représentant le bassin rudimentaîre. Lorsqu'il existe, ce qui a lieu dans la plupart des cas, un troisième membre inférieur rudinientaire, il est attaché sur la ligne médiane de l'os pelvien [Dtcephalus tetrabrachius tripus]. Dans quelques cas, au lieu de quatre membres supérieurs, il n'en existe que trois par suite de la réunion de deux d'entre eux (Dicephalus tribrachius).

BmuoGBApniE. — Riolan, De monstr. nat. Lulet. Paris, 1605. — Bnurren, Diss, sistetis fat. bicep, Strasbourg, 1672. — Buciineb, AcI. m. nat. car.,

(1) Ce deasin s été pris sur ud aquelelte qui tppiuiieiit au U<u^um d'hiitoîre naturelle ; Je le doit à U bienveillance de M. le protesieur P. Gerriis.

FiG.S, — Squelette demonatrexiphi)d7ine(RiU Criilina] (1). (ia,oicoiaux, £,batiin rudimentaire.

ToI.n,p. 217, pi. V.— Bland, Philosoph. Trans., vol. LXXI, p. 362, pi. XVII.

— Zdcmeb, Phys, Vntersuch. ùber Mi'^sgeb, , pi. V. — Barkow, Monstra an.

àipi., etc„ t. I, p. 17, pi. III, fig. i. — Serres, Rech, éCnnat, tramcend. et

potWog. Paris, 4832, et Mém. de VAcad, des .se, t. XI ( Rila-Cristina ). —

J. A. Pebeira, Edinb, med. and surg, Jouni., 18^6, t. VI, p. 58. — W. F.

VomoïERT, Cas remarq. de monstruosité suivi de réflexions ( The DubL quart.

Jwm» af med. science^ 1853, et Gaz, méd.y 1856, p. 100). — Is. Geoffroy

SAm-HiLAiRE, ^ote sur un monstre xiphodyme comm. à Vinstitut, séance du

18 octobre 1858, et Gaz. méd.^ 1859, p. 105. — Bœrster, Cas de naissance

mmlnme (The amer. Joum. of the mcd. se., 1855, et Gaz. médicale, 1856,

p. lOi).

Ihplieité de la tête et de la poitrine. Gastrodidymus (Gurlt). Pso* ^'ywells. Geoffroy Saint-Hilaire). — Cette forme dilTère de la précédente par la séparation complète des deux thorax ; les abdomens restent confondus, les membres inférieurs sont simples, quelquefois pourtant il existe un iToisième membre pelvien rudimentaire, inséré, par Tintennédiaire de ligaments, dans Tangle d'union des deux colonnes vertébrales. Il y a ordinairement un seul appareil sexuel, un seul anus.

BiBuociupHiE. — TcLPiusT, Observ. med. ,\ih. III, cap. xxxvii. — Walter, Oftseru. <^.,p. !. — Ono, toc, cit., n^ 368. — Serres, Mém. de l'Acad. des sciences, ^oLXI, p. 20. — Ascn, Zeicfmmgen, t. I, 2.— Laurin, Philosophical Transact., ^ol. 32, p. 346. — SiAUb, Pr. Ver. Zeit., 1856, 2.

2. —DUPLICITÉ DE LA MOITIÉ INFÉRIEURE DU CORPS, DONT LA MOITIÉ SUPÉRIEURE EST PLUS OU MOINS SIMPLE.

^Ite seconde série de monstruosités présente des variétés moins nombreuses que la précédente.

^ipy^m ou monadelphus (Gurlt). Tlioradelphe (Isidore Geoffroy Saint- Ililaire). — La duplicité s étend ici du bas du corps jusqu'à l'ombilic. La tète, le cou et la poitrine sont simples. Ce cas ne parait pas avoir été rencontré chez l'homme, mais seulement chez les animaux.

Oclofnu biauritus (Gurlt). Déradelphe (Is. Geoffroy Saint-IIilaire). — Les parties postérieures de la tête, l'occiput et le sphénoïde sont seuls doubles et soudés. Le cou est volumineux et composé de doubles éléments. Lesdeux thorax sont réunis en un seul à deux sternums latéraux et opposés. Les membres sont au nombre de huit ou de sept, lorsqu'il y a fusion sur l'axe d'union des deux membres thoraciques. Les parties inférieures

lu ANÂTOMIE PATHOLOGIQUE.

sont séparées et opposées face à face. Rai'e chez rhomme, ce genre est plus commun chez les animaux.

Bibliographie. — Pestalozzi, Joum, de Physiq.y 1779, t. XIV, p. 122. — Walter, Muséum anaty n^ 2991, 2993. — Lavagna, Giomale di fisica deBru^ gnatelli^ 1810, t III, p. 32^. — Is. Geoffroy Saint-Hilaire, hc, cii.^ t. III, p. l/iO. — D'iVLTON, loc. cit,, n** 9. — Ascn, Zeichtiungen, pi. V. — Ehrmann^ Gaz. méd, de Strasbourg j 1858, n^ l\. — Depaul, Bull., Académie de médecine y 6 nov. 1860, et Gazette médicale, 1860, p. 703 et 732.

Octopus janus [Çj\xv\{), janiceps et iniope (Is. Geoffroy Saint-Hilaire). — Le haut du corps est double, mais réuni ; les deux corps inférieurs seuls sont séparés. Les deux faces sont plus ou moins complètes, et diamétralement opposées. La moitié droite de la tête de chacun des sujets composants est séparée de la gauche, et les demi-faces sont écartées l'une de l'autre et renversées latéralement, la partie postérieure n'ayant pas été déplacée, à peu près comme deux feuillets d'un livre se séparent et s'écartent l'un de l'autre, le dos du livre restant en place. La même cliose arrivant aiix deux sujets, la demi-face droite d'un sujet vient correspondre à la demi-face de l'autre et s'unir avec elle, et réciproquement, de manière à former deux faces qui sont, par rapport à l'ensemble de l'être double, l'une antérieure, l'autre postérieure, mais qui, parrapporl à chacun des individus composants, sont tout à fait latérales (lig. 6). Ainsi se rencontre, de chaque côté de la tête, une face dont la moitié appartient à un sujet, l'autre moitié à un autre, et qui, à cela près de sa largeur plus grande, est presque complètement normale. Le col est proportionnellement plus large encore que la double tète et la double poitrine qu'il sépare. Celle-ci a deux faces sternales placées de chaque côté au-dessous des deux visages et composées de la même façon. Un ombilic est commun; au-dessous, deux corps séparés ayant chacun une disposition nonnale; deux colonnes vertébrales directement opposées aux parois abdominales et non aux parois thoraciques antérieures, devenues latérales; deux occiputs normaux comme les deux rachis avec lesquels ils se continuent. Enfin, huit membres régulièrement conformés : telle est l'organisation générale des janiceps, abstraction faite des complications diverses auxquelles ces monstres sont exposés .

Les monstres iniopes ne diffèrent des janiceps que par un de leurs côtés; ils joignent à deux corps intimement unis au-dessus de l'ombilic une tête incomplètement double, ayant d'un côté une face complète et de l'autre^ un œil imparfait et une ou deux oreilles (fig. 7).

MONSTBL'OSITÉS. 75

M«piii puuiriaurilus (Gurlt). St/note [h. Geoffn)y Saint-Hilaire) . — Les ha corps sont intimement unis au-dessus de l'ombilic commun ; la tôle, BMDpIélement double, a d'un côté une face et de l'autre deux oreilles •fw-rapprochées ou soudées , rudiments d'une seconde Tace; les parties '"'HieDtts restent séparées (fig. 8).

^ riscères, chez ces divers monstres qui composent la Tamillc des

moaslres sycéphaliens de Is. Geoffroy Saint-Hilaire, sont fiénéralcment doubles : il existe quatre poumons, conmie il existe quati-e séries de elles, cl entre eux se trouvent placés deux cœurs ou un double cœur. Les deai Toies sont, comme les deux cœurs, très-rarement réunis. Sépares, ils sont ordinairement inégaux, et parfois le plus petit ne possède pas de vésicule biliaire. La disposition du canal alimentaire es» assez constante. Douille inférieuremcnt à partir des caecums, quel- ^efoJs du milieu ou de la fin des iléons, l'mleslin est unique supérieurement, et il n'existe de même qu'un seul estomac , placé au-

76 INATOHIB PATBOLOGIQUB.

dessus d'un pancréas unique et entre deux rates. Un seul œsophage va s'ouwir dans un pharjux uniriue, qui reçoit en outre les extrémités supérieures de deux larvux. H existe deux encéphales distincts en partic ou en totalité. Ces encéphales, au moins pour les parties qui sont séparées, appartiennent en propre à chacun des individus composants, loin d'être formés, comme la face, d'organes fournis par moitié pour chaque sujet. De même qu'ils ont deux visages, les janiceps ont deux encéphales complets ou FtG.9.— Enciphniedeijaotecompoié presque complets; les inîopcs ont les d un cerveau unique et de deui cet- u ■ ■ u ■ ■ • i .

»eUt».Uspaireiner«u».«.nidé- hémisphères cérébraux communs et signiei par des chLifres. (Tiré de deux cei-velets, dcs lobes Optiques dÎ8- ' tincts et séparés. Chez les synotes, tou-

tes les parties de l'encéphale sont confondues jusqu'aux cor\'elets, qui restent séparés et doubles. Les appareils nasal, oculaire et auditif sont bien conformés, isolés ou réunis, ou seulement à l'état rudimentaire.

BiBUOGHAPHjE . — Lacondahihe, Histoire de l'Acndémie des science», 1732, p. 3O0, pi. XVIll. — BoRDENAVE, Jfém. de VAcad. des se., 1776, p. 697, pi. XXXIII et XX.\IV. — Walter, Mus. anal., n" 2996, 3019. — Meckel, Momt. diipl., p. 67. — Zschoikb, beJanis, 1827. — Bahkow, loc. cit., p. 30. — D'^Utûs, (oc. cit., n" 6-8. — Sebhes, Mém. de l'Académ. des te., l XI, pi. XIII et XVI. — ZiaiiEH, Missyeburt. pi, IV. — Vbolik, Tab. ad iUust. mftr., pi. XCVl. — RoKiTANBKy, Lekrb. d. palh. Anal. p. 33, 3A. — Caiori, Gaz. mid. de Pai-ùi, n" 31, 1856. — Hûuël, Ik.icnpi. de Iroin monstres sycéphaliens. (Mém. de la Soc. de hiolog., strie 2, t. IV, 1858, p. 302). — FoirasACHnEs, ik'srriplim anulomi'jtie d'un monstre hwniiin sgcéphalien synote (Archives gén. de méd., série 5, t. XIII, 1859, p. 677).

3. — DUPLICITÉ S'ÉTENDAXT SIMULTaSÉMBNT AUX EXTRÉMITÉS SUPÉIllBtlBE ET INFÉRIEUIIE DE DEL'X CORPS CONFONDUS ENSEMBLE DANS LEUR MILIEU.

Diprosopus dihypogoiiricus (Barkow). — La duplicité s'étend en haut à la face, en bas à l'hypogastre ; il y a toujours quatre membres pelviens.

Dicaryphm di/iypogastrus (Barkow). Hémipage (Is. Geoffroy Saint-Hilaire. — La duplicité et la séparation s'étendent en haut au vertex, en bas, aux parties situées au-dessous de l'ombilic. La réunion est latérale, elle a lieu sur toute l'étendue du thorax, du cou et de la portion inférieure des deux faces. L-i plupart des organes thoraciqucs et abdominaux s4Hit

MONSTRL'OSniS.

doubles, ou du moins il est possible de constater les éléments de leur duplicité. La colonne vertébrale est double. Il existe quatre membres supérieurs et quatre membres inférieurs.

BiBLioeiupHiE, — Hartung, AcL nat. atr., 1737, t. IV, obs. 761, p. 297.^ Greissel, Epkem. nat, eur., dec. I, ann. 1, obs. 55. — Arnold, Nova ad,, VI, p. 195. — Plahode, Bibt. deméd,, I, p. 218.— O'Dokovan, Dublin Jourii. , XII, Ù82.

Thoracodidymua (Gurlt). itemopage et eclopage (Is. Geoffroy Saint- Hilaire). — La tête et le cou en haut, la moitié inférieure du corps à partir de l'ombilic en bas,' sont doubles et séparés. La fusion comprend la poitrine et la région sus-ombilicale de l'abdomen ; l'union se fait non pas par la face antérieure des deux sternums, mais par les moitiés de chacun d'eux. Celles-ci, comme les visagesdes monstres janiccps, largement ouvertes à la façon des feuillets d'un livre, ont été tout d'abord rejetées latéralement, et, rencontrant les deux moitiés semblablemenl disposées du slemum de l'autre individu, elles se sont réunies avec elles, et de cetle union résultent deux sternums latéraux et communs au s deux sujets du reste régulièrement conformés (fig. 10). De celle disposition résulte la fusion des deux cavités thoraciques en une seule mais très-vaste cavité qui renferme quatre poumons, deux péricardes confondus en un seul et vaste péricarde où sont contenus soit deux cœurs contigus, soit un double cœur y,g s'étendant de l'un des sternums à l'autre, et résultant manifestement de l'union plus ou moins intime des cœurs de l'un et de l'autre des sujets composants, lia double diaphragme, fusionné, sépare le thorax de l'abdomen ; le foie s'étend de l'une des parois abdominales à l'autre, il possède deux vésicules biliaires ; il existe deux estomacs et deux rates.

Squelette de ilemopage dont 1e> membre» Bupérieun d'un cdtè ont été TraiMmblablement égvéï. ( Hiu£e de la Maternité.]

78 ANATOMIB P&THOLOGIQCB.

Is. Geoffroy Saint-Hilaire partage ce groupe eu deux genres. Les ectopages, dont ]a coalition latérale par suite de l'inégalité des deux parois costo-sternales du double thorax, l'une d'elles étant imparfaitement développée, La plupartdcleursorganes sont doubles, et locœur seul est lantùt double, tan tiît simple. Les stemopagei, dont la coalition est antérieure, et qui sont caractérisés par l'association de deux individus joints face à face.

J'ai eu la bonne fortune de pouvoir étudier récenunent, grâce à la bienveillance du professeur Broca, un monstre de ce genre qui, rapproché des stcmo pages connus, m'a convaincu de la constance des types dans les anomalies les plus complexes.Ils'agit d'un monstre femelle, néàterme, et dont l'un des composants, comme c'est la règle, est plus petit que l'autre (lïg. H). L'union s'étend de la partie supérieure des deux sternums à l'ombilic, où existe une exomphale; les parties supérieures et inférieures sont complètement doubles.

Sans parler ici de tous les muscles de ce monstre, dont la description détaillée sera publiée , disons qu'il existait en avant et en arrière deux muscles jiectoraux parfaitement développés et insérés sur chacun des sternums, et que les muscles droits de l'abdomen s'écartaient à partir de l'ombilic pour gagner chacun des pubis, laissant entre eux un vaste espace triangulaire fermé par une toile fibreuse. A l'ouverture de l'abdomen, on constate l'existence de deux foies ff (fig. 12) séparés en bas par la masse intestinale, mais réunis à leur partie supérieure, cl possédant chacun une vésicule biliaire. Ces organes, placés en arrière de chacun des deux appendices xiphoîdes, occupent l'axe d'union des deux fœtus et sont opposes l'un A l'autre. Le premier, maintenu au diaphragme par un ligament falciforme, reçoit la veine ombilicale; il est parcouru en avant par un long sillon, et vers son milieu se trouve, couchée en avant, la vésicule biliaire. Le second a la forme et le volume

Fig. 11. — Honitre sternopage, avec ion cordon ombilical et ion placenla ( comm unique par le professeur Broca, et deuiné par le docleur

Martin).

HOKSTBUOSITÉS, 79

d'une grosse langue ; renflé à son cxlrémiié libre, il s'aplatit bientôt el «divise en deux branches qui vont s'insérer au diaphragme, oii il se met

FtG. IS. — CtTÎIé abdomintle du monitre il«rnopigerepré«eiiIéflB. 11. ,(m; ee,t*taauet; àd, duodémims; lï, inteitiDigrilesi no, appendices TermifomiN ; «,<Fcnmi; gg, cdlans; h, ampoule inleitinalc situ£e â la rencontre des deux înlestint tl(bniuntb«niie-, r,rBte.

en communication avec le premier; sur la face inférieure repose la vési-

— Eftomac et intestin provenant d'un monitre sternopage (d'après Cruveilhier.) , «mqihagei. E Vf, eitomaci. [G IC, cluodénumi; DIG, séparation des deux > frtiei. IC el IC, AV AV, appendices vermiculaires. CCE COE', ctecumi,

cofc biliaire. Il existe deux œsopliages e e suivis de deux estomacs aux- 9twl3 succèdent dcuiL duodénums dd; mais, tandis que l'estomac du sujet

80 AN&TOHIB PÂTnOLOCIQDE.

de gaut?lié esl régulièrement situé, celui Ju sujet de droite, renversé, va àfl la rencontre du précédent. Il résulte de laque les deujt intestins se rétinis-fl sent vers l'axe d'union des deux composants en un canal unique très^ I sinueux, se terminant dans une ampoule qui fait partie de l'esomphale et de I

FiR, H. — Cœur ei poumon du monstre Blernapage repr^ieaté Ùg. i p}i, poataoai; /f,lraubées;D,ii, orciUell«s; rrr,auncules;i*^, i>i, teiauuvesH

laquelle parlent deux intestins iléons ayant chacun un mésentère H. Ces • intestins vont aboutir chacun de leur câté à un ueecum muni de son J appendice ; mais, tandis que le ca'cum du fœtus de gauche est situé dans-J la fosse iliaque droite, celui du fœtus de droite occupe la fosse iliaque I gauche, et l'S iliaque par cela m^mcse trouve dans la fosse iliaque droite.-J Cette disposition est identique avec celle d'un monstre sternopage obse par Cruveilhier (voy. &g. 13). La ivite, le pancréas, les organes urinaires,'J les organes génitaux et leurs annexes sont doubles.

Le diaphragme est simple, il possède deux centres aponéi-rotiques, J séparés par des libres charnues, et provenant de la fusion de deuxJ diaphragmes. La cavité thoracique renferme deux thymus, deux tra-f chées, deux paires de poumons et un cœur unique formé par la réunîoi de deux cœurs contenus dans une seule cavité péricardique. [lig. lu), aplati, occupe la ligne d'union; il s'étend d'un sternum 1 l'autre, de sorte qu'il se trouve renfermé dans une cage limitée sup< rieurement par la réunion des deux sternums, inférieurement par I diaphragme, latéralement par deux poumons ; il est libre et allonge transversalement à sa partie antéro-inférieui-e, mince et adhérent par li réflexion du péricarde en arrière et en haut. Il reçoit deux veines cavea J

îopérieures et deux veines caves inférieures, émel deux artères pulmonaires et deux aortes recourbées Tune et l'autre à droite ; il est formé tfune première cavité divisée en deux moitiés, Tune supérieure, Fautr(% inférieure, par une cloison horizontale incomplète, et celte cavité, qift est commune aux oreillettes, communique avec les veni^picul^s. Ceux-ci, m nombre de deux, sont à la fois aortiques et pulmonaires ; les parties aortiques se trouvent séparées par une cloison incomplète des parties pulmonaires ; et cette disposition, qui donne lieu à une circulation ventricahiic distincte, place ce monstre dans les conditions circulatoires <les poissras.

Xijàapage (Is. Geoffroy Saint-Hilaire). — La duplicité et la séparation des (feoi corps sont presque complètes, la fusion n'existe qu'à Tépigastre. Dans ce groupe peu commun et compatible avec l'existence, se rangeifl les frères siamois, morts tout récemment en Amérique, à l'âge de soixante-trois ans. L'autopsie qui en a été faite a montré que la bande qui réunissait ces d('ux jumeaux, d'une longueur d'environ quatre' pouces et de huit pouces de circonférence, se composait de la peau et du tissu conjonctif, de cartilages fournis par les appendices xiphoïdes qui formaient entre eux une sorte de pseodarthrose, et de trois prolongements péritonéaux. Une communication yasculaire unissait les deux foies.

BiBuoGRAPHiE. — Eetopa^e. — Hoffmann, Ephem, nat, cur., Dec. H, ann.!i,ob8. 152. — Albreciit, Xov, ari, nat. car,, 1761, t. II, obs. 73, p. 272.

— Ono, toCiCti., n" 290. — Durston, Philosoph, Transact,, t. LXV. — Is. Geoffroy Saint-Hilaire, t. III, p. 98, avec bibliographie, p. 103.

SterMpsge. — Is. Geoffroy Saint-Hilaire, t. III, p. 93, avec bibliographie.

— J.CRcvEttBiER, Anat, path. gm,, livr. XXV, pi. 5 et 6.

^fHp*««» — Is. Geoffroy Saixt-Hilairê, t. 'HI, p. 80-93. — Vnoj.iK. ^^^'OdilL emb,, pi. 98. — A. Forster, Die MLssbild. d. Menschm, p. 35. léna,1865. — A. Desprês, Revue scientifique, 21 mars 187^, p. 901.

Pygodidymus (Gurlt). Pygopage (Is. Geoffroy Saint-llilaire).— La duplicité est presque complète, et les deux corps, ayant chacun un ombilics dislmct,ne sont unis que par un point plus ou moins étendu des vertèbres lombaires, du saciiim ou du coccyx. Un exemple célèbre de cette anomalie ^t celui d'Hélène et Judith, monstre né en 1701 dans la Hongrie, et nîortà l'âge de vingt-deux ans, après avoir attiré l'attention des savants du dernier siècle.

En exemple non moins remarquable de cette monstruosité est celui de .WillieetChristine,que nous avons visitées. Agées aujourd'hui de vingt-deux ans, ces deux jumelles, nées dans la Caroline du sud, d'un nègre et d'une LAivcERKAOX. — Traité d'Anat. 1. — 6

mulâtresse, se trouvent réunies, suivant un angle de 90 degrés environ, au niveau des dénx dernières vertèbres lombaires, du sacrum et du coccyx, trèsvraisemblablement par les lames vertébrales Elles ont deux bassins distincts munis chacun de deux tubérosités ischiatiques ; mais elles ne possèdent qu'ime seule ouverture anale, une seule vulve avec deux hymens et deux clitoris, et très^probablement deux vagins et deux utérus (1). Il existe deux m&ts et deux vessies, la miction a lieu en commun, mais cette fonction pourrait être satisfaite séparément par chacune d'elles ; les règles viennent régulièrement tous les mois. Il y a deux intelligences qui sont complètement distinctes ; seulement les deux caractères sont très-semblables et les deux sœurs vivent dans la meilleure entente, ce qui n'existait pas chez Hélène et Judith. Il est curieux de noter qu'elles ont parfois le même rêve, mais presque toujours il s'agit d'un cauchemar qui pourrait avoir son point die départ dans le sang ou dans une excitation des neifs fensibles de la partie inférieure du tronc. II existe, en effet, une communauté de la sensibilité aux membres inférieurs ; mais la perception de la sensation n'est pas la même chez chacun e d'elles : normale chez l'une, elle est confuse et légère chez l'autre. Ailleurs la sensibilité est distincte.

Bibliographie. — Treyling, AH, acad. naU cur,, t. V, p. 445, obs. 133. — ToRKOs, Philosoph. Transact., vol. L. — Buffon, SuppL, IV, p. 578. — Wolff, Acta Acad, scient. PetropoL, 1778. — Walter, Muséum anaU^ 1, n'2997. — Normand, Bull, delà faculté deméd.^iSiS . — Barrow, Ifonstra an. dtfpL, etc. I, pi. L — Ramsbotham, Med. Times and Gaz., 1855, n" 274. — Virchow, Bcf^lin. klin. Wochenschr., 3 mars 1873, n® 9. — Bert, Gaz. méd., 6 décembre, 1873. — Tardieu et Broca, Bull, de VAcad. de méd., 13 janvier 1874. — N. Jolly et Pêyrat, ibid., 20 janyi^*, p. 52.

Dans les cas de monstruosité qui viennent d'être passés en revue» tous les organes sont rarement doubles ; dans ceux qui suivent, au contraire, les deux individus sont toujours complets, et leur union a lieu, soit par l'extrémité céphalique, soit par l'extrémité pelvienne.

(1) Ces indications nous sont fournies par le docteur Ramsbolham; car il nous a été impossible, malgré notre vif désir, de faire un examen complet de et monstre. Hélène et Judith n'avaient également qu'un seul anus, formé par la réunion des deux intestins, et un seul orifice vulvaire, situe entre les quatre cuisses. Les organes sexuels externes offraient des traces de duplicité, et le vagin, d'abord unique, ne tardait pas à se diviser en deux vagins disUncts ; tout le reste de l'appareil sexuel était double. Semblable disposition existait chez un monstre présenté tout récemment à l'Académie de médecine par MM, Joly et Peyrat. Ici encore se retrouve la constance du type.

MONSTRUOSITES.

h. — DUPLICITÉ DE DEUX TnONCS CONFOSDl'S PAR LBLRS EXTRÉMITÉS.

Cépkalopage et métopage (Is. Geoffroy Saint-iniaife][. Didymvt. tymphiocepholvs (Barkow). — La duplicité est presque complète et les deux corps ne sont unis que par un point limité de la tête; ils ont chacun un ombilic ^distinct.

Ce groupe comprend les deux genres décrits par Is, Geoffroy Saînt-Hilaire sous les noms de céphalopage el de métopage. Dans le premier, les deux têtes sont unies par l'occiput ou le vertex; dans le second, par le front. Si les monstres métopages sont trèsrares, les céphalopages le sont un pea moins. L'un des plus curieux, observé à Paris paf le docteur Villeneuve et par Is. Geoffroy Saint-Hilatre, était composé de deux fœtus milles, placés bout à bout, prd^que exactement en ligne droite, et généralement bien conformés, sauf la région syncipilale ((ig. 15]. L'union se faisait par presque toute l'étendue de la face supérieure de la télé, et les limites des têtes de l'un et l'autre sujet n'étaient indiquées à l'extérieur que par une légère dépression. La peau enlevée, on trouva que les os frontaux, pariétaux et occipitaux ne se réunissaient point entre eux chez chacun des sujets composants pour former la voûte du (Vàne, mais étaient écartés et correspondaient par leurs bords aux os crâniens de l'autre sujet, savoir : les pariétaux aux pariétaux, les occipitaux aux frontaux. Les deux crânes se trouvaient ainsi associés et réunis en un seul crâne double, mais à l'intérieur les deux encéphales, tle forme normale, étaient complètement séparés par les dures-mères. Dans d'autres cas, les iiidividus composants, toujours bout à bout, sont tournés dans le même sens, et les os de même nom se correspondent par moitié, ainsi que fig. 15. — Monitre nous l'avons vu pour le sternum. Chez les méto- ciphalopage. pages, les deux sujets sont placés parallèlement l'un h l'autre el opposés Tront à front, face à face, ventre à ventre.

bk

ANATOJirB PATHOLOGIQL'E.

BiBUotiRAFBiE, — Albrecht, Comm. Ut. Nrh., ann. 1736, Rer. 3. — Jageb, Med.-chit: Zeitung, 1799, ]I, p. 272. — Sansie, Verhandl. wn Uaarlem, IV, p. 376. — Otto, Ioc. cit., n" 297. — Babkow, Comm. anat. phys. de monstr. 'tupt. verticib. inter se junctis. Lipsîaï, 1821. ~ Uccelli, Anno di eliniea ext. Fireme, 1823, p. 227. — B*eh, Mém. del'Aead. <fc Saint-Pétersb. , W sér. »c. nat, 1. IV, pL VI et VII. — Villeneuve, Descript. d'un tnotLitre. Paris, 1831. — Is. Geoffboï SAiNT-Hii^iBE, HUt. des Atiom., t. III, p. 58. — JCerf. Zeit. Russlands, 1855, n" 17.

Hypogastrodidynms {(îaûi). hckiopage (Is. Ceoiïroy Saint-Ililaire). — La duplicité s'étend à presque tout le corps, l'union a lieu par la réf ion pel-

FiG. 16. — HoDttre iuhiapage dont deux du membres iolirieurt ton! soudés en un teul. Le pied commun ■ six orteils. L'un des composani» est atteint de bec-de -lièvre. (D'après une photographis du professeur Depaul.)

vienne. Les deux individus à ombilic commun sont réunis bout à bout et dans une position similaire, c'cst-à-dirc la face tournée du même cdhi (tig. 16). On pourrait croire, si l'on s'en tenait à l'examen extérieur de ces monstres, que les deux bassins sont placés à la suite l'un de l'autre et unis entre eux bord à bord par leur portion inréricure; mais il n'en est rien. Leur réunion s'opère à peu près comme cell* des stemopages, c'est-à-dire que chacune des deux moitiés du bassin de l'un des sujets composants vient se souder aux moitiés du bassin de l'autre sujet, comme t'indique la ligure 17, et comme le montraient déjà un dessin laissé par Duverney et un autre de Palfj-n. Cette disposition rend compte de la situation respective des deux appareils sexuels sur les côtés, aux

cilréraités droite et gauche d'une ligne transversale au milieu de laquelle . sclrouve l'ombilic commun : en d'autres tenues, au point où cette ligne, qui n'est autre chose que l'axe d'union, rencontre les a\es individuels ou »K vertébraux de chacun des sujets composants. Du reste, de même qu'il eiiste deux appareils sexuels, l'un droit, l'autre gauche, Tonaés de moilié par chacun des deux composants, de même il y a deux paires de membres rejetés aussi tout à Tait latéralement dont chacune est formée du iiiemlm droit de l'un des sujets composants et du gauche de l'autre. Dans quelques cas deux de ces membres sont n'unis et incomplètement développés (fig. 16). Deux vessÎM correspondent nus deux nmpbyses pubiennes; etles sont latérales, le plus souvent unies et en communication. Quand elles sont doubles elles appartiennent chacune pour moitié, ainsi que les organes génitaux, aux deux sujets composants.

Chaque vessie reçoit deux nrèthres, mais l'un et l'autre proviennent d'un sujet diffél'ent.Lesorpnesde la partie postérieure de la cavité pelvienneéprouvent aussi auel- '"^- "' — B''W''"l*Ucl.io[«Be; les deux BKlrémit*» ' ^ coccjfiennea lont soudées enlre elles, ix, sacrum.

ipKsmodilications. Les deux pp, pubù. (iCuB«um da Paris.) inleslins, plus courts que dans l'état normal, se réunissent en un rectum amma qui s'ouvre ordinainment à l'extericur, sur la ligne d'union aes tces postérieures de l'un et de l'autre composant, mais quelquefois aussi, quand les deux vessies sont conjointes, dans la poche commune qtti résulte de leur réunion.

8i«tj06(ui>HiE. — DuvEHNEï, Méiu. (k l'Académie des sciences, 1706, p. 418, l'Mptucbes. — Pàlfyn, Descript. de detix enfants monstr. Leyde, 1704. ~ Il C. Saiki-Hil*ire, Joum. complément, du Dict. des se. méd., t. XXXVH, ^Biu.dts An., t. III, p. 69. — Retzids, Ilygica, vol. XIII. — Dubredil, Mém. '^ibi.ifhist. nat., t. XV, p. 245. — Gehunk, Hypogastrodidymus, diss. inaug, ^^"ixirg, 1845. —Serres, Principes d'embryogénie, etc. (Mém. de l'Acad. dex «wm, t. XXV, p. 660, 1859).— A. Forsier, Die Missbitd. d. Mensch., p.36. lëna, 1865. — Leroux, Comptes rendus de la Société de biologie, 1863, H<kz.méd., 1863, p. 463.

9ê' ANATOMIE PATHOLOGIQUE.

^ II. — Monstres doubles parasitaires.

Celte série de monstres est caractérisée par Tassociation de deux individus bien développés, l'un vivant activement et par lui-même, Tautre, implanté sur son frère et rudimentaire, vivant à ses dépens, Tun autosite^ Tautre parasite.

Ces monstres naissent généralement à terme, et Taccouchement se termine presque toujours d'une manière heureuse en raison de la petitesse de volume de l'un des composants ; ils sont bi-màles ou bi-femelles, le plus souvent bi-màles. Non-seulement ils donnent en naissant des signes de vie, mais l'expérience a appris qu'ils peuvent parvenir jusqu'à Tàge adulte. On connaît un hétéradelphe qui est devenu père de plusieurs enfants bien conformés. La présence d'un parasite n'est pas toutefois sans gêner quelque fonction et sans abréger Texistence du sujet bien conformé; et à cet égard le siège de l'implantation n'est pas indifférent. D'après ce siège, les parasites sont généralement distingués en palrasites crâniens, maxillaires et ombilicaux (!].

Les parasites crâniens sont constitués par une tête surnuméraire portée par son sommet sur le sommet de la tête principale. Cette forme, décrite sous le nom d'épicome par Is. Geoffroy Saint- Hilaire, est assez rare ; un cas a été raconté par Everard Home et un autre a été publié par Vottem, de Liège. L'épicome de Home naquit en 1783, au Bengale, de parents indiens jeunes et bien portants ; il mourut dans sa cinquième année, des suites d'une morsure d'une vipère à lunettes. Le corps était bien conformé dans toutes ses parties et la tête principale elle-même n'offrait rien d'anormal , si ce n'est dans la région pariétale où ses téguments se continuaient avec ceux de la tête accessoire. Celle-ci, adhérente par son sommet, et par conséquent renversée sur la précédente, offrait

(1) Is. G. Saint- Hilaire divise les monstres doubles parasitaires en trois tribus. La première comprend ceux des monstres parasitaires qui se rapprochent le plus des autositaires ; le par.isite implanté extérieurement est reconnaissable pnr son or^nisation complexe; cette tribu se divise en deux familles, les monstres doubles hétérotypiens et les monstres doubles hétéraliens. Dans la deuxième tribu, l'individu accessoire est, comme dans la première, inséré à l'extérieur; mais il est tellement confondu avec l'individu principal, qu'il est difficile au premier aspect de ne pas prendre celui-ci pour un être unitaire portant quelques parties surnuméraires. Cette tribu ett également divisée en deux familles : les monstres doubles à màchoives multiples ou polygnathiensy les monstres doubles à membres multiples ou polvméliens, La troifième tribu ne comprend qu'une seule famille, ceUe des monstres doubles inclus ou endocy^ miens, ( Hist. desanom. de V organisation , t. III, p. 207 et suif.)

une direction oblique en haut et en arrière. A part cette télé d'une • conformation qui n'était pas tout à fait normale, lappareil de h circulation et tout le reste de l'être se trouvaient complètement atrophiés ; en effet, à la suite de cette tête accessoire venait un cou mal conformé, puis une tumeur arrondie comparée à une pêche. Les deux encéphales étaient séparés comme il a été dit à propos des céphalopages; cependant la tète accessoire semblait participer aux joies et surtout aux chagrins de la tête principale. D'un autre côté, lorsque l'enfant tétait, la physionomie de la tête accessoire prenait une expression de satisfaction, et la bouche laissait échapper beaucoup de salive. Dans le monstre de Vottem, i'eocéphale du parasite était rudimentaire ; les muscles consistaient en des fibres disséminées ; il existait des rudiments du larynx, des poumons et du cœur, des vaisseaux lymphatiques et des nerfs ganglionnaires, une petite rate, un segment d'intestin, etc. Le système artériel faisait défaut. Il n'y avait pas trace de cordon ombilical.

BiBuoGiuPHiE. — Home, Philosophical Transact., ann. 1790, vol. LXXX, p. 296. —Vottem, Description dq deux fœtus réunis par la téte^ Liège, 1828.

Les porasiies maxillaires (monstres doubles polygnathiens) sont formés par Tadhérence d'un être rudimentaire ou même simplement d'os maxillaires nidimentaires aux mâchoires d'un fœtus bien constitué d'ailleurs. Is. GeoBroy Saint-Iïilaire divise ces monstres en trois genres, qui sont les genres épignathe^ hypognathe et augnathe, dont le premier seulement aurait été obsené dans l'espèce humaine (1). La relation qu'il donne du genre épignathe, chez l'homme, repose sur un fait rapporté par Hoffmann : il s agit d'un fœtus femelle qui naquit en 168/i avant terme, ne vécut que peu d'instants, et chez lequel existait une tête supplémentaire affectée de plusieurs vices de conformation. Le nez de ce fœtus était déprimé, l'œil droit fermé, et la bouche formait une énorme fente de laquelle sortait une masse osseuse et charnue attachée au palais, et laissant voir manifestement l'ébauche d'une seconde tête. Un second cas a été étudié par Kidd : la tumeur était lobée, recouverte d'une peau bien conformée; elle renfermait des kystes séparés par un tissu solide et fibreux, des cartilages, des fragments d'os, une portion de caecum et de mésentère, un doigt, un orteil, des phalanges avec des ongles rudimentaires. Un fait assez semblable a été vu à la ^atemitéde Paris, où le modèle est conservé. De la bouche d'un fœtus s'é- <^ppe une masse informe se terminant par une jambe et un pied à quatre

(1) Je Tiens d'apprendre qu'un monstre humain hypognate a été présenté, en 1873, à Ja Société de chirorgie, par M. Faucon, d'Amiens

I» AHAIOmB PATHOUHiluCB.

doiglstoutàrailreconuaissables (fig. 18 et 19). Il nous a été malheureusement impossible d'avoir des renseignements sur ce fait iuléressaut dont le modèle a servi à notre dessin. Au musée Dupuytren se reiiooutre, sous le n" 37 [ann. 77 ), lemodèle en cire d'un Tœtus de la bouche duquel s'échappe une liufostaDce fongueuse <|ui n'est vraisemblablement aussi qu'un fœtus rudimcntaire. Comme les hypognathes, les monstres épignathes sont plus communs chez les auimaui.

BiBuocRiPUiE — Hoffmann, Ephemet:

nai. cm:, 1867, dcc. II, ann. 6, obs. 165. — PoELitiSX, Bull, de la Soc. de méd. de Gond, 1855, p. 10. — Kidd, Dublin hotpU. Gaz., 1856, n" 6. — Is. Geoffroy Saint- HtLAiRE, Hist. des anom., 1. 111, p. 250. — Le mâme, Sur u» iiotivedu genre de momtrei doubles parasitaires de la famille des poly-

Fjg. 18. — Houtre épignathe. Pic. 19. — L« baucfae ealr'auTerte dit

UDemtuewUriiiiiianlparuDejirobe monatra pricèdanl laiise TOir le point

et un pied bien conrormé prend lOD d'impianUtion du paraiite lur le fond

imertion tur le mHilltire lupé- du sinui maxillaire lupérieur gancbe.

rieur faoche, et lortparUbouche. r, cloiion nasale d^elée à droite. (Huiie ds U lAternité.)

'jnathiens. (Comptes rendus Acad. des sàenees, 20 février 1851, et Gaz. méd., 1851, p. 13l!il. — UnnestE, yote sur un monstre apparlenani à un nouveau typ» de la famille des polygnathiens [Comptes i-end. Soc. biol. et Gaz. méd., 1859, p. 300, 390 et 669). — Goubaux, Sur un monstre douMe pai-asitaire de la familli des polygnathiens et du yenre épii/imthe (Compl. rend. Acad. des sciences, 3 aoât 1863, et Cas. m^d., 1863, p. 558).— V.Bert, y ote sur un monstre double auhsitaire de la famille des Monosomiens [Soc. de bioloyie cl Gaz. méd., i86h, p. 182).

Les parasita ombilicaux naissent de la région épigastriquc ou sus-

ombilicale du fœtus poileur; ils présentent des différences, suivant que le sujet accessoire est complet, c est-à-dire pourvu de toutes les parties^ constituantes du corps, ou suivant qu'il est incomplet, c'est-à-dire dépourvu de tête, de thorax, de membres pelviens, ou bien réduit à une tète portée par l'intermédiaire d*un col et d'un thorax rudimentaires. Is. Geoffroy Saint^Hilaire divise ces monstres en trois genres :

1^ Les kéiéropages, où le second individu a une tête distincte et au moins des rudiments de membres inférieurs, de sorte qu'il est presque complet. C'est à ce genre que se rapporte un monstre observé d^abord par Pincet qui en envoya la description et le dessin à Licetus, et plus tard, à Tàge de vingt-deux ans, par Bartholin. Ce monstre jouissait alors d'une très-bonne santé, et lorsque le parasite se trouvait enveloppé dans le manteau de Tautosite, rien ne pouvait indiquer chez ce dernier un être monstrueux. Le parasite mâle, comme le sujet autosile, offrait tous les caractères extérieurs des monstres unitaires paracéphaliens. Sa tête était grosse mais mal conformée; abandonnée à son propre poids^ elle avait fini par se renverser en arrière. Sa bouche toujours béante laissait échapper continuellement de la salive, ses yeux n'étaient pas ouverts, ses membres supérieurs, courts et contournés, n'avaient l'un et l'autre que trois doigts. Les organes génitaux n'étaient qu'ébauchés et il n'existait qu'un seul membre pelvien. Cet être incomplet était presque entièrement dépourvu de mouvement, incapable de se nouiTir par luimême et vivant uniquement des aliments pris par le sujet principal.

BiBUOGRAPHiE. — LicETUs, loc. cît,, p. 111, 117. — Même cas dans Bar- THOUN, Historia anat, rarwi\, cent. 1, obs. 66, p. 105. Amstelodami, 1659. — Is. Geoffroy Saint-Hilaire, t. III, p. 212. -^ Vrolik, Ou. dubl, missg.y p. 50, Mus. petropolitan. I, p. 307. — Hesse, Monstr. bicep, descr, anat, Berlin, 1823. — Wirtensohn, Buor. monstr. kwn. descr, anat, Berlin, 1825^ p. 17, pi. III et V. — LôscHER, Prager Vierteljahrschr., 185/j, Ul.

2'» Les héiéradeiphes, où le parasite ne consiste qu'en une moitié inférieure du corps sans tête et quelquefois aussi sans thorax ; c'est l'union d'un acéphale à un fœtus régulièrement conformé (fig. 20). Ces monstres sont les plus fréquents des monstres parasitaires et ceux qui ont le plus d'aptitude à vivre. Sur trente-cinq cas réunis par Fôrster, vingt-trois faisaient mention du sexe masculin chez l'individu normal. Le parasite offre toujours un appareil générateur plus ou moins atrophié, un sexe souvent douteux ; l'anus est imperforé ; les membres, mal conformés, diversement contournés, sont le plus souvent incomplets, et les doigts

9ft AS&ToaiE riTmoUfOV^.

pt*rn\\K UiDJoors rêdaiu à b s^vk [oirp abdomiiule. Les oi^anes UionrM|ues ('Hit tvlièreiDent ilêbnl dans presque ions les cas. Le foie, la ntf, U- panrréas, l'eslomac H mfate loat^ U portMHi d'iotestin grêle Doarne par l'arlêne iDésentérique supérieure n'eusieni xrâêralemeal pas. Le canal alimeDtaïre esl rêduîl à une portion de l'iléon, an capcum. auxrùloos, e( au rectum, qui est oMîlêrè. s'il ne s'ouvre dans les voies urinaires on gênitak^ L'iléon iocomplet, qui l'wme la partie supmeure du canal alimenlaîre, se porte dans l'abdoniai du sujet principal par une ouverture de communication qui eiisle au-dessus de l'ombilic, et il ^j^^ il 1 f s'insère ordinairement, après s'être consi~

£^îr~-^\ I M dérablement réirêci, sur l'iléon prindpal.

' ' ' Les reins sont uniques, fusionnés, ou ils

fout défaut, les uretères sont quelquefois imperforés. Enfin les oi^;anes générateurs sont imparfaitement conformés ou complètement atrophiés. Le squelette est ti-èsimparfait ; les membres sont peu fle&ibles,

ne. 20. — "«Mire héiérâdelphe gt plusieurs de leurs articulations se trou- 'd'j[ffè> A. P«ré.) ^

vent ordmaircment à demi ankylosées. La coloime vertébrale manque en partie avec les centres nerveux. L'appareil vasculaire consiste en quelques troncs aitériels qui se rendent aux membres d'où reviennent de rares vaisseaux veineux. Le système circulatoire est ainsi des plus imparfaits, s'il ne manque complètement, et l'espace que devaient occnper les muscles se trouve rempli par du tissu cellulo-adipcux, un petit nombre de fllels nen'cus et de rameaux vasculaires.

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Vies hétérodymes résultent de Tunion 'épigastrique de deux sujets, l'un régulièrement conFormé, l'autre composé d'une tête plus ou moins impartaite, d'un col et d'un thorax le plus souvent rudimentaires, quelquefois si peu marqués que la tête du parasite semble directement implantée sur l'épigastre de l'autosite. Moins fréquents que les hétéradelphes, les hétérodymes se distinguent par des modifications en quelque sorte inverses des caractères de ces derniers. La moitié inférieure du corps qui existe chez le parasitç hétéradelphien manque dans le parasite hétérodmien; et réciproquement, la région supérieure qui manque au premier eûsle chez le second.

BiBuoGRAPHiE. — A. Paré, OEmitcs, LycH, 1652, p. 652. — Rueff, loc, cit., fol. ii2. — WiNSLow, Mém. de VAcad, des se, 1733, p. 368. — Veru. van Het, Batav.genootsch.y t X, 1825; extrait dans £a//. des se. méd,, t. II, 1827. — NoiHER, Preuss. Med. Vereins-Zeit., 1837, n" 3.

4' Sous le nom de monstres polyméliens, Geoffroy Saint-Hilaire décrit une famille de monstres doubles qui se rapprochent beaucoup des hétéradelphes, et que l'on pourrait à la rigueur ne pas en séparer. Ils sont en effet caractérisés par l'insertion, sur un sujet bien conformé, d'un ou plusieurs membres accessoires, et quelquefois par la présence des rudiments d'autres parties, surtout d'un second anus. Suivant le lieu où s'insèrent les membres accessoires sur le sujet principal , ces monstres sont divisé en cinq genres : pygomèle^ gastromèie^ notomèle y céphalomèley mélmMe. Je m'arrêterai seulement au premier de ces genres, que l'on obsene quelquefois chez l'homme.

Les pygomèles, beaucoup plus communs chez les oiseaux que chez les mammifères et chez l'homme, se font remarquer par l'existence d'un ou de deux membres pelviens accessoires. Ces membres, toujours imparfaits et mal conformés, notamment dans la portion qui correspond aux pieds, s'articulent avec un bassin imparfait, très-petit, méconnaissable, mais soudé ou uni au bassin principal, de telle façon que chaque pièce ossease va joindre son analogue. Les membres, au lieu d'être isolés, peuvent être fusionnés. C'est le cas d'un jeune garçon d'origine portugaise qui se faisait voir à Paris dans ces dernières années (fig. 21). Un membre pelvien fusionné et incomplet, attaché à la partie inférieure jdu bassin, au

niveau de l'arcade pubienne, pendait entre les deux cuisses, où il restaiL semi-fléchi. En même temps ce garçxin était porteur de deux pénis parallè — lement disposés à quelques centimètres de distance et pouvant fonctionnersimultanément. Il possédait deux scrotums bien conformés, avec raphé^ mais ne logeant chacun qu'un seul testicule. Il présentait enfin un anus uni — que, et sur le parasite, on constatait l'existence d'un anus rudiraentaire. Un monstre qui rentre dans ce même groupe a été récemment présenté-

à l'Académie de médecine, par l^s~

professeur Depaul. Ce monstre, qu^ nous avons pu examiner avec tout 1^^ soin désirable, aujourd'hui âgé d*'^' cinq ans, est robuste et du sexe fémi — njn. Il est né dans le département— de l'Aisne, de parents bien portants— Produit d'une quatrième grossesse, il vint au monde sans diffîculté ; l<?^ frère qui l'a precédé est mort au bout d(^ dix jours, il était atteint de spina bifida. Toute la partie supérieure du corps^ est bien coufon net', la partie inférieure^ seulement est le siège de l'anomalie {fig. 22). Entre deux jambes entièrement normales il existe deux.

jambes parasitaires , faisant saillie en avant, et jouant l'une et l'autre dans deux articulations coxo-fémorales situées sur im bassin rudimentaire soudé ou réuni h la partie autéro-inféricure du bassin principal au niveau des os pubis, sur lesquels il peut vaciller. Très-char- ■ ' nues au voismage de I articulation coxo-fémorale , les membres parasitaires s'amincissent notablement à partir des genoux ; elles sont inégales et terminées par des extrémités de petit volume affectées de pied liol varus. Le quatrième et le cinquième orteil de chaque pied sont réunis par une membrane inlerdigitaire , et le gros orteil du pied gauche présente un dédoublement incomplet. Los articulations fémoro-tibiales et phalangiennes sont plus ou moins complètement ankylosées ; les deux jambes font avec la cuisse, à droite, un angle presque droit, à gauche, un angle

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aigu. Les muscles sont mal dessinés ; aux jambes surtout, ils sont atrophiés, et le tissu adipeux parait prédominer.

La peau est d'autant mieux nourrie qu'on l'examine sur un point plus rapproché du bassin; à la partie inTérieure des cuisses, où elle est plus «paisse, on aperçoit quelques poils bien nourris, plus longs que ceux du sujet autosite. La sensibilité à la douleur, au chatouillement et au froid, existe, mais Taiblemenl. Au nivenu du point d'union des membres, deux dépressions opposées : l'une, plus profonde et qui parait être antérieure, laisse suinter par moments un liquide sanieux et fétide; l'autre, postérieure, plus superficielle, correspond h l'extri-mité d'un os qui a de grandes analogies avec le coccyx.

Pour ce motif telle dépression semblerait être un rudiment d'anus, tandis que la première pourrait être un

Fie. 23, — Partie poïtirie

représenlû (tg. 22. a, canal de l'urèltire du sujet principal ; b, rudimenl d'anua du parasite.

rudiment de vulve. Le siège réciproque de chacune de ces dépressions pourrait faire croire que la partie postérieure du parasite, contrairement à la loi générale des monstruosités doubles, regarde la partie antérieure de l'autosile; mais ce n'est là qu'une apparence résultant de l'inversion des membres.

L'anus occupe chez te sujet autosite son siège ordinaire, puis vient un périné peu étendu et un espace limité par des lèvres peu développées, rudimcntaires (hg. 23). Le fond de cet espace est constitué par une membrane

9!l ANATOMIE PATHOLOGIQUE.

mince, rougeâlre ; limité sur le côté par les lèvres, il laisse voir à la partie postérieure le canal de Turèthre, qui, bien conformé, se trouve à 2 centimètres de lanus, et en avant l'insertion du parasite, de sorte que la menstruation parait devoir rencontrer des difficultés, comme aussi le rapprochement sexuel.

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