‹ Traité d'anatomie pathologique (volume 4)Chapitre 4 sur 104 · VIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

VIII PRÉFACE

tion et les grands processus morbides, notamment les plilegmasies, les néoplasies, les anémies, les^hyperhémies, les liémorrhagies, les thromboses, les embolies, les nécroses et les gangrènes; nous y avons ajouté le parasitisme et le traumatisme. La seconde servira à la description isolée des altérations matérielles dans les systèmes et les appareils organiques.

Le plan adopté pour la première partie est des plus simples. Convaincu qu'il est impossible do séparer l'histoire des altérations des tissus et des organes de celle de leur développement, j'ai cherché à classer ces altérations d'après les données acquises touchant révolution de Torganismc humain. A cet eflet, une étude générale des phases successives que traverse le corps de Tliomme depuis la naissance jusqu'à la mort, sert d'introduction à tout l'ouvrage. Destinée à donner une idée de la manière dont naissent, se forment et se développent le^.Ussus de l'économie vivante, cette étude nous renseigne encore sur les modifications organiques résultant de l'ûge; de la sorte, elle sert de base à une classification naturelle de la plupart des lésions non accidentelles, c'est-à-dire qui ne sont le fait ni du traumatisme, ni du parasitisme. ^ •

To|jitefois, il importait de séparer dans chacune des grandes classes les choses qui n'ont pas la même origine. Les anomalies de formation dont le point de départ est dans l'œuf nous ont ainsi paru constituer un groupe à part, et nous avons dû ranger parmi les malformations les monstruosités simples de Isid. Geoffroy Saint-Hilaîre, qui ont leur origine dans un désordre matériel survenu pendant le développement embryonnaire ou fœtal. De môme les phlegmasîes suppuratives, considérées à tort comme un mode de terminaison, sont séparées des phlegmasîes prolifératives ou adhésives, en raison du point de départ différent de ces processus.

D'un autre côté, les éléments de l'organisme, groupés dès le principe, ainsi que l'a montré Remak, en trois feuillets qu'il est possible de réduire à deux en réunissant le feuillet interne et le feuillet externe du blastoderme, n'ont pas seulement, d'après ce simple fait, des propriétés et des fonctions diverses, mais encore des aptitudes pathologiques fort différentes. La manière dont les tissus dérivés de ces feuillets s'enflamment et végètent n'est nullement identique (voyez noire Atlas d'Anatomic pathologique)^ et partant nous avons

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