‹ Traité d'anatomie pathologique (volume 4)Chapitre 5 sur 104 · PRÉFACE. IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE. IX

dû, pour la clarté de rexposition, étudier séparément les processus phleg^asîques et néoplasiques, d'abord dans les tissus et les organes nés du feuillet moyen ou nutritif, ensuite dans les tissus et les organes engendrés par les feuillets interne et externe ou feuillets fonctionnels. Non-seulement l'altération des éléments épitliéliaux et glandulaires ne se comporte pas comme celle des éléments du système conjonctivovasculaire, mais elle ne se produit pas non plus sous Tinfluence des mêmes circonstances. L^inflammation des tissus épitliéliaux, infiltration trouble albuminoïde avec tuméfaction cellulaire, ne peut être comparée à Tinflammation du tissu conjonctif, qui consiste en la formation d'un tissu embryonnaire susceptible d'être résorbé ou de s'organiser, ni à l'infiltration de ce tissu par des globules de pus.

La différence des altérations des tissus épitliéliaux et des tissus conionctlfs est encore plus évidente quand il s'agit des iiéoplasies. Je ne sais, si je m'abuse, mais il me semble que c'est apporter la lumière daias Vétude du groupe toujours si obscur des tumeurs, que de séparer ces lésions, selon qu'elles dérivent des tissus nés du feuillet interneexterne, ou du feuillet moyen du blastoderme.

Le^ premières, que nous appelons d'une façon générale tumeurs épitheUales^ constituent en effet un groupe à part, auquel se rattachent le plus grand nombre des altérations connues sous le nom de cancer ou carcinome. Toujours primitivement développées dans un tissu épithclial, ces tumeurs sont caractérisées par la présence de grosses cellules munies d'un noyau volumineux, ainsi quel'ont depuis longtemps indiqué les histologistes français, Ch. Robin, Lebert , Verneuil , Broca , etc. Ces éléments sont semblables aux épithéliums, d'où ils pro\iennent; et, si la plupart du temps ils sont circonscrits par des travées conjonctives ou alvéoles, il importe de remarquer que cette disposition est tout à fait secondaire et ne peut les caractériser absolument, comme le prétend une certaine école. Les tumeurs épithéliales ont d'ailleurs des propriétés toutes particulières, qui sont d'atrophier et de détruire les tissus à leur contact, de pénétrer dans les espaces lymphatiques et de se généraliser par infection. Elles ne surviennent en général qu'après la période d'accroissement du corps humain et sont variées comme les tissus épithéliaux ; la peau, le sein, l'estomac, le foie, les reins, dont les épithéliums diffèrent, sont autant d'organes

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