‹ Traité d'anatomie pathologique (volume 4)Chapitre 72 sur 104 · Aptères · texte numérisé non relu

Aptères

Pédiculides — A cette famille appartiennent les poux, qui constituent un genre particulier (Pediculus). Ce genre a pour caractères : des antennes de la longueur du corselet ; un suçoir (rostre) en gatne, inarticulé, orné à son sommet de crochets rétractiles; deux yeux saillants; on abdomen plus ou moins découpé sur ses bords, et six pieds marcheurs (Moquin-ïandon).

On distingue trois espèces de poux : 1*^ le pou de la tète, qui a le corps oblong, un corselet distinct, cendré et trilobé; 2° le pou du corps, pou des vêtements, pou des malades, qui diffère du précédent par un corselet égalant en longueur plus de la moitié de l'abdomen, jaunâtre, trapézoîde, et un abdomen lobé ou sinueux ; 3"" le pou du pubis, qui a un corps arrondi, à corselet confondu et très-court. Les quatre pattes postérieures de ce deniier sont recourbées et disposées en forme de crochets ; aussi est-il difficile de lui faire lâcher prise.

Les pous sont ovipares; leurs œufs, désignés sous le nom de lentes, sont agglutinés aux poils, ils sont oblongs, piriformes, blancs, et s'ouvrent au sommet. Les petits éclosent au bout de cinq à six jours ; ils sont d'un blanc de lait ou gris pâle; après plusieurs mues et au bout de dix-huit jours ils peuvent déjà se reproduire.

Les poux piquent et sucent le cuir chevelu à l'aide de leur rostre

(suçoir), ils déterminent des démangeaisons plus ou moins vives et insupportables. Le pou des malades, auquel est due la maladie dite pédicu' laire ou phthiriase, semblerait s'éloigner un peu des habitudes des autres poux en s'introduisant dans des ulcères cutanés et même dans des pustules et des tumeurs (tumeurs pédiculaires), si Ton en croit les assertions de quelques auteurs anciens.

Bibliographie. — J. Sichel, Essai monographique sur le phthriasey Paris 1825. — S. Rayer, Traité des maladies delapeaUyi. Il, p. 800. Paris 1835. — Landois, Wiener mcd. Wochenschrifi, 1865, n** 17, 18 et 19.

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