II. — Hypergénésie
Thomas Bartholin a observé quatre capsules surrénales chez un individu dont les deux reins, réunis en fer à cheval au-devant de la colonne vertébrale, étaient pourvus d’uretères trifurqués. Morgagni a rencontré deux capsules surrénales gauches chez une femme ayant une double rate. Duvernay, Sébastian et Huschke signalent l’existence de capsules surrénales accessoires. W. Krause en rapporte deux cas ; B. Wallmann comme d’ailleurs Rokitansky ont observé ces glandes dans l’épaisseur de la capsule fibreuse du rein, et Marchand les a trouvées jusque dans le ligament large. Ces faits méritent l’attention du médecin ; ils permettent de se rendre compte de certaines lésions considérées à tort comme des adénomes, et qui ne sont vraisemblablement que des végétations de noyaux provenant du tissu des capsules surrénales, émigrés dans l’épaisseur des reins ou même du ligament large. La connaissance de ces migrations nous met à l’abri d’erreurs de diagnostic qui paraissent avoir été plusieurs fois commises.
Chez un homme de trente-neuf ans, dont l’autopsie fut pratiquée par Grawitz, il existait, sur l’un des reins, une tache jaune qui paraissait
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constituée par des tubes urinifères graisseux, mais qui, en réalité, était due à un fragment de tissu surrénal hétérotopique, à peine gros comme une graine de pavot. En un point symétrique de l’autre rein se trouvait un nodule du volume d’un noyau de cerise, dont la zone la plus supérieure laissait voir distinctement des séries de cellules surrénales. Le contenu graisseux de ces cellules, leur forme, la coloration de leur noyau, tout, suivant l’auteur en question, distinguait ces éléments des épithéliums des tubes urinifères.