‹ Traité d'anatomie pathologiqueChapitre 17 sur 218 · II. — Myxome · texte numérisé non relu

II. — Myxome

Tous les os sont sujets à cette lésion, et particulièrement ceux des membres et du crâne. Le myxome des os est central ou périphérique. Le myxome central se manifeste sous l’apparence d’une tumeur molle, friable, qui prend, naissance dans la moelle, s’étend peu à peu, use ou écarte la substance osseuse qui lui forme une sorte d’enveloppe, puis la traverse et donne lieu à des masses plus ou moins bosselées, irrégulières, qui finissent par se mettre en rapport avec les tissus mous. A l’incision, cette tumeur se trouve traversée, même dans une phase avancée, par des restes du tissu antérieur sous forme de lamelles ou de trabécules résistantes, interposées entre les lobes de la tumeur. Cette production a une teinte gris clair, blanchâtre ou jaune pâle, semblable au disque gélatineux des méduses, mais ses vaisseaux lui donnent parfois une coloration rose" clair ou rouge foncé. Sa composition histologique ne diffère pas de celle du myxome en général (voy. t. 1, p. 330).

Le myxome périphérique naît du périoste, il offre les mêmes caractères que celui qui .se développe dans la profondeur des os, avec cette différence qu’il est situé à l’extérieur de ce dernier, et ne renferme dans son épaisseur aucun débris de tissu osseux.

L’évolution de cette lésion est en général rapide, et, de même que beaucoup d’autres tumeurs osseuses classées par nous dans le cadre des néoplasies conjonctives, elle peut se généraliser dans d’autres organes, et notamment dans les poumons.

Bibliographie. — R. Virchow, Pathologie des tumeurs, traduction française par Aronssolin, t. I, .p. 421, 1867. — G. H. Moore, Cranio-facial enchondroma

os.

(myxoma) Transactions of the path. Society of London, 1868, t. XIX, p. 339, pl. xii). — A. Weiciiselbaum, Ein Fait von gemischtem Myxom des Hnlicn Oberschenkels und secundaren Myxomknoten in den Lungen (Arch. f. path. Anat. und Physiol., 1872, t, LIV, p. 166, pl. vm, 6g, 1).

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