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II. — Néoplasies épithéliales

Adénome. — Caractérisée par la végétation limitée des éléments glandulaires auxquels vient s’interposer un tissu conjonctivo-vasculaire destiné à les faire vivre, cette néoplasie, lorsqu’on sait la distinguer de l’épithéliome, n’est pas aussi fréquente que le pensent certains auteurs. Il existe toutefois dans les recueils scientifiques plusieurs faits se rapportant manifestement à cette lésion, et, si on vient à lescopiparer, ainsi que l’a fait Polaillon, on ne tarde pas à reconnaître qu’ils offrent entre eux une grande analogie. La tumeur, dont le volume varie depuis la grosseur d’un grain de chènevis jusqu’à celle d’un œuf de poule, circonscrite par une enveloppe fibreuse, est généralement lobulée et présente à la coupe un aspect grenu, rougeâtre, assez semblable à celui du tissu glandulaire à l’état normal.

Histologiquement cette tumeur est formée de culs-de-sac glandulaires tapissés de cellules épithéliales dont un certain nombre sont hypertrophiées et parfois en état de dégénérescence graisseuse. Un stroma conjonctif interposé à ces culs-de-sac ne renferme aucune cellule épithéliale infiltrée, et ne diffère pas de celui de la glande à l’état normal. Cette végétation évolue du reste avec une extrême lenteur; elle a une durée de plusieurs années, dix ans et plus. En somme, circonscription par une membrane d’enveloppe, absence d’infiltration épithéliale dans le stroma conjonctif, tels sont, avec la longue durée et la bénignité de cette lésion, ses principaux caractères distinctifs; ajoutons qu’elle survient à tout âge de la vie contrairement au cancer qui n’apparait jamais qu’après le completaccroissement de l’organisme.

APPAREILS DES SENS

Bibliographie. — Maslieurat-Lagémard, Ar'ch. gén. de méd., sér. 3, Paris, 1840, t. Vil, p. 91. — Pemberton, Dublin Quarterly Journ. of med. Sc., 1847, t. IV, p. 246. — Warlomont, Ann. d’oculist., Bruxelles, 1862, t. XLVIII, p. 53. — Fano, Gaz. des hôpitaux, Paris, 1862, n. 133. — Rothmund, KUnisclie Monatsbl., 1863, p. 264-265. — Polaillon, Dict. encycl. des sc. méd., Paris, 1868, sér. 2, t. I, p. 35. — O. Becker, TJeber das Adenoîd d. Thrànendrûse (Med. Jahrb. Wien, 1867, XIll, 17-32, 1 pl., et Gaz. hebd., Paris, 1867, p. 142). — G. Johnston, Adenoma of lachrymal gland (Maryland med. Journ., Baltimore, 1879-80, VI, 329). — A. Arlt, Un cas d’adénome de la glande lacrymale (Arch. f. AMg'en/iei7A:.,\Viesbad., 1881, t. X, p. 319-322).

Épithéliome. — Caractérisée par la végétation épithéliale avec envahissement des vaisseaux et des espaces lymphatiques, celte néoplasie a été peu rencontrée dans la glande lacrymale. Elle forme des tumeurs d’abord circonscrites, mais qui, au bout d’un certain temps, détruisent la capsule et s’étendent aux tissus voisins. Le volume de ces tumeurs est variable; leur consistance est ferme, ligneuse, et parfois un peu molle sur certains points ; leur aspect est grenu, leur coloration grisâtre ou blanchâtre ; la pression en fait sourdre un suc blanc dans lequel le microscope découvre des cellules épithéliales. La rareté de ces productions fait que leur structure a été peu étudiée; on sait néanmoins qu’elles sont constituées par des alvéoles remplies de cellules épithéliales, qu’elles peuvent se généraliser et récidiver (Mackensie).

Bibliographie. — Mackensie, Ophthalm. Revieio, Jan. 1865, n. 4, p. 333. — F. Borner, Camnom d. Thrànendr use (Klin. Monatsbl. f. Augenheilk.,Eiia.ngen, 1871, t. IX, p. 11-15). — J.-C. Lyman, Epiihelioma of the .lachrymal gland (Bostojî med. and surg. Jo«ra., 1877, XCVII, 444). — D. Mollière et A. Chan- DELUX, Épithéliome colloïde intr a- acineux de la glande lacrymale (Mém. et Compt. rend. Soc. d. sc. méd. de Lyon, 1880-1881, t. XX, p. 134, 1 pl., et Lyon méd., 1880, t. XXXV, p. 325-361).

anomalies accidentelles

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