‹ Traité d'anatomie pathologiqueChapitre 33 sur 218 · I. — Chondrites exsudatives et chondrites suppuratives · texte numérisé non relu

I. — Chondrites exsudatives et chondrites suppuratives

Malgré l’absence de tout vaisseau, le tissu cartilagineux n’est pas moins susceptible de suppurer et de végéter, et même de présenter les différents types d’inflammation. Il y a des raisons de croire à l’existence des phlegmasies exsudatives, qui se traduisent parla tuméfaction des cellules du cartilage, l’état trouble et granuleux du protoplasma; mais, comme cet état n’entraîne aucun accident sérieux, et qu’il se termine par la résorption ou la transformation graisseuse de l’exsudât, il en résulte qu’il est parfois difficile de le reconnaître et surtout de le distinguer delà stéatose.

Les phlegmasies suppuratives ont été observées dans plusieurs circonstances. La méningite cérébro-spinale, par exemple, est fréquemment accompagnée d’un état trouble avec tuméfaction de la substance fondamentale des cartilages intervertébraux, qui se termine par le ramollissement de cette substance, la liquéfaction du protoplasma des cellules et de leurs noyaux (2). De même, on voit des lésions suppuratives situées dans le voisinage des cartilages se prolonger jusque dans l’épaisseur de ces tissus et les faire suppurer (3) ; mais l’existence d’une suppuration jiriraitive de ces parties n’est pas jusqu’ici démontrée, et ce fait résulte sans doute de ce que le tissu cartilagineux est entièrement privé de vaisseaux. Il en est autrement des phlegmasies prolifératives, qui, pour ce motif, méritent d’autant plus notre attention.

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