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Hypertrophie

L’hypertrophie vraie de la moelle, beaucoup moins étudiée que l’atrophie, est souvent à peine indiquée par les auteurs, et les quelques cas dans lesquels il est question de cet état ont plus de rapports avec l’inflammation qu’avec une simple augmentation de volume des éléments médullaires.

L’hypertrophie de la moelle épinière, quelquefois congénitale, fait le plus souvent partie d’un ensemble de désordres qui, d’ordinaire, intéressent en même temps le cerveau. Dans les cas de ce genre, il s’agit vraisemblablement d’une hypertrophie vraie, mais l’examen microscopique faisant défaut, le doute reste permis. Andral rapporte qu’il a observé une fois, chez uç enfant épileptique, une hypertrophie notable de la moelle épinière qui avait son siège dans la région cervicale et rem-

MOEr,r,E EPINIERE.

plissait exactement le canal rachidien, au point que la moindre congestion inoffensive pour tout autre individu, pouvait dans ce cas devenir une cause de compression fâcheuse. On aurait vu plusieurs fois, suivant Laennec, la moelle épinière assez volumineuse pour remplir la cavité du canal vertébral ; mais comme dans ces circonstances le tissu offrait en même temps un endurcissement considérable, il y a lieu de croire que l’augmentation de volume de cet organe était le résultat d’une myélite scléreuse.

En somme, les faits connus sous la dénomination d’bypertropbie de la moelle épinière sont pour la plupart des cas de sclérose méconnus ; néanmoins, si l’bypertrophie médullaire est un fait rare, on ne peut nier absolument son existence. A côté de l’bypertropbie vraie de tous les éléments qui entrent dans la composition de la moelle épinière il y a celle de quelques-uns d’entre eux, des cellules et des tubes nerveux par exemple. Signalée par quelques auteurs, l’bypertrophie de ces éléments est l’effet habituel d’un processus phlegmasique et, comme telle, elle sera étudiée plus loin.

Bibliographie. — J. -F. Meckel, Handbuch der pathol. Anatomie. Leipzig, 1812-1818. — P. UccELLi, Clinique externe de l’IIop. Santa Maria Nuova de Florence. Florence, 1823 et Archiv. qén. de méd., t. V, p. 303. — Andral, art. Moelle épinière {Dict. de méd., en 21 vol., 1829, t. XIV). — Monneret et Fleury, art. Hypertrop. de la moelle (Compendium de méd. pratique. Paris, 1845, t. VI. p. 94). — C. Rokitansky, Lehrb. de pathol. Anat. Wien, 1855, t. Il p. 445. — F. Bertin, Dkt.encycl. des sc. méd., 1874, sér. 2, t. VllI, p. G37

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