PREMIÈRE PROPOSITION
Le nombre deê espèces morbides est Umité*
Le nombre des espèces anatomiqûes morbides est beaucoup plus limité qu on ne le pense généralement. La classification que nous exposerons plus bas sera la meilleure démonstration de cette vérité. On reproche , peut - être avec raison , aux naturalistes d'être trop prodigues d espèces , qu'ils établissent, en effet , assez souvent sur des différences légères. Évitons cet écueil, moins à craindre toutefois que Técueil opposé, qui consiste à restreindre beaucoup trop le nombre des espèces.
Mais si le nombre des espèces morbides est ciixM>n-
DES ESPÈCES ANATOMIQUBS MORBIDES. ki
scrit dans d'assez étroites limites , les variétés de chaque espèce sont innombrables; et ces variétés devront être étudiées avec non moins d'atteotion que les espèces ellesmêmes.
n* PROPOSITION.
Les espècei morbidei sont identiques , quel que soU leur siège.
Un caractère bien remarquable des espèces morbides, c'est leur uniformité , leur identité , quel que soit le siège y et, si j'ose ainsi parler, quel que soit le milieu qu elles occupent. Les différences qui résultent de la texture des organes au sein desquels elles sont développées ne constituent que des variétés.
Semblables aux espèces zoologiques, les espèces anatomiques sont modifiées , mais nullement dénaturées par les circonstances au milieu desquelles elles se produisent, telles que les climats, lage, le sexe, la profession, le tempérament, et même par les circonstances de siège, de milieu organique.
Les caractères de race ou d*espèce morbide sont aussi inaliénables que les caractères de race ou d'espèce zoologique.
in« PROPOSITION.
Les UeUms générakê au eommunes à tous les tisiUê sont la règle ^ et les lésions spéciales VescepiUm.
Telle n'était pas l'idée de Bichat qui considérait la circonstance du siège comme tellement fondamentale qu il admettait des lésions spéciales pour chaque tissu, et qu'il avait inscrit en tète de son anatomie générale , comme aussi en tête de son anatomie pathologique cette proposition : « Chaque tissu a ses lésions propres , • il n'exceptait que deux grandes lésions, ïinflamnmlion et le squirrht qu'il considérait comme communes à tous les tissus.
A3 ANATOMll PATHOLOGIQUE OftMÉftALK.
A la propoitiiion de Bichat , je crois devoir substituer une proposition opposée, savoir que hê Unions généraki ou communes à tous les tissus sont la rifle ^ et tes léskmê spéciales texception.
Toutefois cette proposition i pour être vraie, a besoin d'être rapprochée des deux propositions suivantes qui en sont comme le correctif.