‹ Traité d'anatomie pathologique généraleChapitre 9 sur 38 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

ANATOftlIE PATH0L06IÛIÎE

GÉNÉRALB

OU

DBS ESPÈCES DE LANATOMIE PATHOLOGIQUE.

Vanatomié pathologique géHàraie est cette brsinehe de lanatomie pathologique qui a pour objet la d^tertninaitoii et Tétttde générale des espècea nnatemiques morbides.

On doit entendre par espéeeÉ anatomiquêê mofbideê deê groupes de lésions qui se ressemblent parleurs oaraotèrei fondamentaux, et qui ne diffèrent les uns des autres que par des caractères secondaires , si bien ([ue toutes les \é* sions de la même espèce constituent une seule et même fiimille dont les divers individus présentent un fonds corn* mun de ressemblance.

Une bonne détermination des espèces anatomiques morbides est te fondement du diagnostic et par conséquent de toute bonne thérapeutique. On conçoit que, tout le temps que cette détermination n'aura pas été bien faite, le diagnostic anatomique , le diagnostic des états locaux et par conséquent te diagnostic clinique seront impos« sibles ; car si Ton ignore la nature , le caractère d*nne lésion que Ton touche, que Ton voit, que run soumet à toutes sortes de moyens de dissection et d'analyse sur le cadavre, comment connaître la nature de cette lésion au lit du malade?

tJne première queétion se présente : Existê-t-il dés es-

pèces en anatomie pathologique? Oui, il existe des espèces anatomiques morbides tout aussi distinctes les unes des autres, tout aussi naturelles que les espèces zoologiques. Les individus de chaque espèce , j'oserai dire de chaque famille pathologique, sont reconnaissables à des traits aussi caractéristiques que s*ils procédaient les uns des autres par voie de génération : et c'est une chose qui a souvent excité mon admiration que de rencontrer à dix ans d*intervalle des altérations tellement identiques que des descriptions et des dessins conservés dans mes cartons s'appliquaient exactement aux pièces fraîches que javais actuellement sous les yeux , et qui en paraissaient la reproduction fidèle.

Il suit de là que les lésions anatomiqûes morbides ne sont pas le produit de Faction d une cause aveugle, dés* ordonnée, mais qu elles sont soumises à des lois tout aussi régulières et par conséquent susceptibles d*une appréciation aussi rigoureuse que celles qui président aux phéno* mènes physiologiques. Quelles sont ces lois? Voici un certain nombre de propositions qui fèitmt comprendre dans quel esprit je conçois qu* il faut procéder a la re> cherche de ces lois d anatomie morbide.

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