Y« PROPOSITION
il erniêk «m eirlalfi ftomàrt es IMqim êpéeiëkê»
Indépendamment des lésions générales ou communes à tous les tissas , il existe des lésions spéciales qui sont en rapport avec la spécialité de conformation , de structure et de fonctions.
Ainsi , la forme de sac sans ouverture forçàut le prtv doit des sécrétions à s'amasser dans des cavités closéa, l'espèce hydropisie appartient aux membranes séreuses ec synoviales. Ainsi , la forme canaliculée qui est propre à on grand nombre d organes et d*appareils d*organés, a pour conséquence des obstacles au cours des liquidés ,
on BSTÈCW AMATOMIQUSS MORBIDES. &5
des rrftréciisemeDts , des oblitérations, des dilatatbns, la formation de canaux accidentels.
La distinction des lésions morbides en générales ou communes, et en spéciales ou propres à un certain nombre d'organes, est donc parfaitement légitime, avec cette cir* constance que les lésions morbides spéciales sont extrêmement limitées et tiennent moins à une spécialité intrin* sèque qu'à une spécialité de conformation extérieure, de structure et de fonctions. Aussi cette distinction des es* pèces morbides en communes et en spéciales, que j'avais d abord prise pour ba^e de classification, m'a paru, dans rappiication , céder le pas à d'autres considérations de coordination générale plus importantes.
VP PROPOSITION.
LssesBraeiém atMomiqueê doiwent êitê (a hase âê la déumUnatUm
des espicss morbides*
La détermination des espèces anatomSques morbides doit être faite essentiellement d'après les caractères anc^ tomùjues des lésions étudiées et rapprochées suivant les principes de la méthode naturelle, sans s'inquiéter en aucune feçon du rang qu'elles occupent dans les cadres nosologlques ni de la question de savoir si elles appartiennent à la médecine ou à la chirurgie.
Les caractères cliniques que j'appelle caractères de phy^ siologie pathologique ne doivent venir qu'en seconde ligne; encore ne devra-t-oo les étudier que dans leurs rapports immédiats avec les caractères anatomiques.
Vn* PROPOSITION.
Lu tmtaesères aiMowUques h puisent dans te e<mformaiUm extérieure et dans la tea;lure des organee maladee*
Les caractères anatomiques des espèces morbides se puisent : i*> dans la conformati )n extérieure; a* dans la texture des organes malades. Ainsi, d'une part, change-
UU ANATOmB PATHOLOGIQUE GÉNÉftALE.
ments de position , de rapports , de forme, de volume, de densité , de couleur; d*uue autre part, changement de texture , analyse des organes malades par la dissection la plus minutieuse, par les injections, par la macération, par divers réactifs chimiques , etc. Noublions pas l'observation microscopique, espèce d analyse qui, si elle est sagement dirigée, en procédant graduellement de grossissements peu considérables à des grossissements plus élevés, et en rectifiant les uns par les autres , peut nous conduire aux résultats les plus importants.
Nous étudierons donc les organes malades comme on étudie les organes sains : i* leur charpente; a^ leurs vaisseaux artériels, veineux, lymphatiques, capillaires , leurs nerfs, etc. Mais les lacunes nombreuses que présente Ta* natomie de texture des organes sains se feront vivement sentir dans Tétude de Tanatomie de texture des organes malades. On peut dire de lanatomie pathologique ce que j ai dit ailleurs de Tanatomie normale, à savoir que, tandis que Tanatomie pathologique de conformation extérieure est très avancée , lanatomie pathologique de texture est encore dans Teniance.
Les caractères cliniques ou de physiologie pathologique sont déduits de Tétude des fonctions morbides : ils embrassent les caractères symptomatologiques, étiologiques et thérapeutiques , lesquels doivent être subordonnés aux caractères anatomiques.
Vni* PROPOSITION.
UHudê de l'évolution deê lisions morbides est nécessaire pour la
détemUnation des espèces.
Pour une bonne détermination des espèces anatomiques morbides , il ne suffit pas de les étudier à la période de leur développement complet ; il faut les suivre à travers les phases diverses de leur développement; car, de même qu'il existe une branche d anatomie normale qui a pour
DBS ESPftCES AN ATOMIQUES MOWHDBS. &5
objet rétode des divers états ou métamorphoses à travers lesquelles passent les organes, depuis le premier moment de leur apparition jusqu'à leur développement complet , et depuis leur développement complet jusqu'à la décrépitude, de même il exbte une anatomie pathologique dTévobtiion qui étudie les lésions organiques depuis leur état radimentaire , embryonnaire , si je puis m'exprimer ainsi, josqua leur état adulte, et depuis lenr état adulte jusqu'aux terminaisons si diverses dont elles sont susceptibles.
Nous verrons qu'à l'exemple des premiers naturalistes, qui ont pris quelquefois pour des êtres distincts les divers états d'un même animal , le têtard et la grenouille , par exemple, on bien la larve, la chenille, la nymphe, le ppillon , les premiers observateurs en anatomie pathologique ont pu considérer comme autant de lésions distioctes et indépendantes les diverses périodes de la même lésion, et réciproquement prendre pour une seule et même lésion des altérations multiples qui n'étaient que connexes. Ainsi, des six espèces de phthisie pulmonaire admises par Bayte^ la phthisie tuberculeuse, la phthisie granuleuse, la phthisie calculeuse appartiennent à la même espèce , et la phthisie ulcéreuse n'est autre chose que la deuxième période de la gangrène circonscrite des poumons. Est-il besoin de dire que ce serait mal connaître une lésion que de ne Tétudier qu'à son maximum de développement; qoe, pour rendre à la science tous les services qu'on a droit d'en attendre, lanatomie pathologique doit signaler dès sa première apparition le punctum saliens de cet ennemi redoutable , nous apprendre à le reconnaître , à le suivre dans sa marche tantôt lente, tantôt rapide, à étudier les diverses termmaisons dont chaque espèce morbide est susceptible , afin de favoriser celles qui sont avantageuses et de prévenir celles qui sont funestes? Ainsi la question des tubercules , de leur période de crudité et de
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coctioD semble défiDitivement résolue. Eh bieiii il résulte d un grand nombre d expériences que j'ai faites à cet égard que la période dile de ramollissement est, au moins dans un grand nombre de cas , antérieure à la période d*eii* durcissement dite de crudité. Injectez un corps étranger dans la trachée d'un chien ; le mercure, par sa divisibilité infinie » se prête admirablement à ce genre d expérimen* tation : chaque globule de mercure se niche dans une cellule pulmonaire et s'entoure bientôt d'un foyer purulent : ce foyer purulent devient successivement pul» tacé , caséiforme , puis dur , demi-transparent. La période de crudité succède donc, dans cette expérience, à la période dite de coction ou de ramollissement. Il en est de même des tubercules des os : un grand nombre de faits m'ont appris, contradictoirement à l'opinion de Delpech, soutenue avec tant de talent par M. Néiaton, que les tuber* cules des os ne sont auti*e chose que de petits foyers pu* rulentsdoatle pus serait concrète; en sorte que je regarde comme anatomiquement démonirée la proposition soi* vante : » Tout petit foyer purulent soumis à l'absorptioB devient un tubei*cuie. » Mais, d'un autre côté, je suis loin d'affirmer la proposition réciproque, savoir, que « Tout tubercule a commencé par une petite collection puru* lente. »
Je crois en outre avoir démontré, d'après des fiiits nom* breux et positifs , qu'il est des tubercules de fuériaon , c'est* à-dire que la maladie dite tuberculeuse peut guérir dans sa première période par la transformation de cette alté» ration tubei-culeuse désorganisatrice en des granulations inertes, dures, grises ou noires, tantôt disséminées, tantôt groupées en masses plus ou moins considérables : ainsi la phthisie dite calculeuse de Bayle est une terminaison heureuse des tubercules pulmonaires.
DU BSPfcCES ANATOMIQUEli MOtBIDES. AI