‹ Traité d'anatomie pathologique générale et spéciale (volume 2)Chapitre 56 sur 83 · PLANCHE CLXVIII · texte numérisé non relu

PLANCHE CLXVIII

L’explication de la planche CLXVIII, qui précède, s’applique à la planche CLXX ; il n’y a pas deux planches CLXVIII.

CODPES DBS OS RACHITIQUES (GRANDEUR NATURELLE).

Les figures 1 à 11 proviennent d’un enfant âgé de trente mois. — Voyez, dans le texte, l’observation détaillée de M. Broca.

Fig. 1. Segment antérieur du fémur gauche : a, îlot de cartilage épiphysaire ayant échappé à l’ossification.

Fig. 2. Segment postérieur du même fémur : a, tissu spongieux très flexible et très raréfié existant à l’extrémité supérieure du canal médullaire ; l’extrémité inférieure ne présente plus de traces de ce tissu ; b, cartilage épiphysaire sain ; c, couche chondroïde rachitique ; d, couche chondro-spongoïde; e, couche spongoïde pure, s’étendant jusqu’au canal médullaire; f, couche chondro-spongoïde de l’extrémité supérieure de l’os ; g, couche spongoïde ; h, fin de la couche spongoïde, qui se continue avec le tissu spongieux de la diaphyse.

Fig. 3. Coupe antéro-postérieure de l’humérus gauche ; a, couche chondroïde de l’extrémité supérieure ; b, couche chondro-spongoïde très épaisse; c, couche spongoïde; d, tissu spongieux ; e, couche chondroïde de l’extrémité inférieure; f, mince couche spongoïde; g, tissu spongieux ; hi, séquestre mince et flexible presque entièrement détaché, ne tenant plus au reste de l’os que par quelques filaments osseux situés en i, et formé par la lame osseuse la plus interne de la diaphyse raréfiée.

Fig. h. Coupe du tibia : a, épiphyse supérieure de cet os.

Fig. 5. Coupe du péroné. C’est le seul os long qui soit le siège d’une courbure bien prononcée, aaa, couche osseuse sous-périostale existant seulement dans la concavité de la courbure de cet os ; b, épiphyse inférieure en voie d’ossification.

Fig. 6. Coupe de l’astragale et du calcanéum: a, coupe de l’astragale; b , cavité médullaire existant au centre du tissu spongieux très raréfié du calcanéum; c, couche spongoïde existant seulement à l’extrémité postérieure de cet os; d, couche chondroïde fort épaisse, située entre la couche précédente et le cartilage proprement dit.

Fig. 7. Coupe de l’omoplate : a, tissu spongieux très raréfié Tle la diaphyse; b, cartilage de l’épiphyse coraco-glénoïdienne : le point d’ossification de cette épiphyse existe, mais n’a pas été atteint par la coupe; c, couche chondroïde; d, couche spongoïde; e, masse cartilagineuse de l’épiphyse inférieure ou angulaire de l'os : le point d’ossification de cette épiphyse n’est pas encore formé; f, couche chondroïde et chondro-spongoïde très épaisse ; g, tissu spongoïde; hh, bordure cartilagineuse du bord spinal de l’omoplate. Il n’existe à ce niveau, ni tissu spongoïde, ni tissu chondroïde.

Fig. 8. Coupe d’une côte et du cartilage costal correspondant: a, le cartilage à l’état normal; b, commencement de la couche chondroïde; c, couche chondro-spongoïde ; d, couche spongoïde ; e, tissu spongoïde de la côte.

Fig. 9. Coupe transverso-verticale de l’humérus droit : injection fine montrant la distribution des vaisseaux dans les couches spongoïde et chondro-spongoïde.

Fig. 10. Coupe transverso-verticale de l’extrémité inférieure du radius : injection fine.

Fig. 11. Coupe de l’extrémité inférieure du cubitus : injection fine.

Fig. 12-13. Fémur et tibia d’un sujet âgé de cinq ans, mort dans la période de réparation du rachitisme.

Fig. 12. Fémur: a, extrémité supérieure de la diaphyse ; les couches rachitiques sont entièrement ossifiées; b , extrémité inférieure, où la plus grande partie du tissu spongoïde est ossifiée aussi; c, tissu spongoïde encore parfaitement caractérisé ; d, couche chondrospongoïde non encore ossifiée ; e, couche chondroïde rachitique encore très épaisse: /'/point d’ossification de l’épiphyse inférieure : le tissu spongieux est très ferme et très dense ; mais la masse osseuse épiphysaire a conservé ses formes irrégulières.

Fig. 13. Coupe du tibia du même enfant. On trouve dans la moitié inférieure du canal médullaire un séquestre tubuliforme, aa, entièrement isolé, de couleur jaunâtre, et ayant conservé sa mollesse et sa flexibilité, malgré le travail de réparation qui a rendu au reste de l’os une dureté égale et même supérieure à celle de l’état normal.

Fig. 1 h. Fracture d’un fémur rachitique au vingt-cinquième jour, petite fille âgée de deux ans. Le rachitisme est encore peu avancé, néanmoins le cal est resté complètement cartilagineux.

PLANCHE CLXIX.

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