‹ Traité d'anatomie pathologique générale et spéciale (volume 2)Chapitre 74 sur 83 · PLANCHE CXCVI · texte numérisé non relu

PLANCHE CXCVI

morve chronique. — (D’après des dessins faisant partie de la collection de M. Rayer.)

Fig. 1. Larynx de cheval atteint de la morve chronique, et sur lequel on remarque de nombreuses ulcérations à la face inférieure de l’épiglotte, au-dessus des cordes vocales supérieures et sur les cordes vocales inférieures.

Fig. 2. Cette figure représente la surface interne du larynx et d’une parlie de la trachée d’un palefrenier mort de la morve aiguë à la suite d’une morve chronique, avec altération de la voix, et dont l’observation a été recueillie par M. Tardieu, dans le service de M. Rayer, à l’hôpital de la Charité, et publiée dans les Bulletins de la Société anatomique, en 1841. La membrane muqueuse qui revêt le larynx et la trachée n’est qu’une vaste cicatrice ; des brilles fibreuses très résistantes, disposées en lignes nombreuses, interceptées, étoilées, réunies de mille manières, constituent un réseau irrégulièrement aréolaire qui occupait toute l’étendue de la face interne du larynx, delà trachée et même de la partie supérieure de la bronche gauche. L’épiglotte offre une surface d’un blanc jaunâtre, chagrinée, creusée d’une foule de diverticules qui pénètrent jusqu’à la substance du cartilage; celui-ci est détruit dans plusieurs parties; la membrane muqueuse qui a résisté est rosée et mamelonnée. La glotte est intacte, et la face interne du ventricule n’offre aucune trace d’ulcérations récentes ou anciennes. La trachée étant ouverte parla partie postérieure, il est impossible de l’étaler complètement; des brides très résistantes vont s’insérer à l’extrémité des demi-cerceaux cartilagineux, les recourbent, les fixent en leur faisant former une sorte de gouttière qui constitue en certains endroits de la trachée de véritables ventricules de 8 à 10 millimètres de profondeur, et qui sont limités, en haut et en bas, par des fibres ligamenteuses réfléchies dont l’insertion correspond aux points où la trachée est rétrécie.

Fig. 3. Portion de la cloison des fosses nasales d’un cheval atteint de morve chronique, et sur laquelle on remarque de larges ulcérations, aa, et de nombreuses cicatrices en forme de brides, b b.

Fig. U. Portion de la cloison des fosses nasales d’un cheval atteint de morve chronique et d’une éruption ultime de morve aiguë : a, large ulcération chronique entourée d’élevures aiguës; b b, brides ou cicatrices de morve chronique surmontées d’élevures de morve aiguë.

Fig. 5. Cornet de cheval atteint de morve chronique. La face interne du cornet présente un grand nombre d’élevures mamelonnées, incolores. Le tissu osseux du cornet est extrêmement épaissi.

Fig. 6. Ganglion lymphatique sous-maxillaire très volumineux, mamelonné à sa surface (glandage); les fosses nasales du même côté offraient un grand nombre d’ulcérations morveuses.

PLANCHE GXCVII.

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