‹ Traité d'anatomie pathologique générale et spéciale (volume 2)Chapitre 76 sur 83 · DES MODIFICATIONS CELLULAIRES DANS LES MALADIES · texte numérisé non relu

DES MODIFICATIONS CELLULAIRES DANS LES MALADIES

Fig. 1. Tissu fibro-plastique d’une tumeur de la joue, montrant des passages à la forme des cellules du çançgr : a a, cellules du tissu connectif ; b b, cellules allongées ; c c, cellule à division nucléaire manifeste ; d d, cellule à diyision nucléaire dont les noyaux ressemblent à ceux de la cellule cancéreuse ; e, noyau libre à grand nucléole comme cep* du cancer*

Fig. 2. Éléments fîbro-plastiques d’une tumeur des méninges montrant la formation de petits lobules par des cellules muUiqucléajres entourées d’une manière concentrique par des corps fusiformes : aa, cellules rondes ; bb, cellules fusiformes ; ç, pellule fusiforme allongée montrant des noyaux en voie de division et d’hyperplasie ; d d, cellules plus grandes à noyaux multiples ; ee, grandes cellules contenant des noyaux et des cellules secondaires, entourées de couches concentriques de corps fusiformes.

Fig. 3. à 6. Végétations cartilagineuses d’un genou malade, montrant des formes variées d’hyperplasie cellulaire. — Fig. 3. Papille cartilagineuse faiblement grossie, avec ses cellules. — Fig. 4. Portion plus fortement grossie , montrant des cellules à noyaux multiples. — Fig. 5. Autre portion, dont les grandes cellules renferment un certain nombre de cellules complètes.— Fig. 6. Autre préparation dans laquelle la division nucléaire a plutôt lieu dans le sens de sa longueur, ce qui donne de la ressemblance avec les cellules allongées du tissu connectif en voie d’hyperplasie.

Fig. 7 et 8. Hyperplasie de cellules du cartilage avec transformation fibreuse de la substance interçellulftire : aa, qel|ules à noyaux multiples ; bb, substance intercellulaire indistinctement fibreuse dans la figure 7, distinctement fibreuse dans la figure 8.

Fig. 9 et 10. Hyperplasie des cellules de la cornée après des expériences faites pour y provoquer de l’inflammation (d’après Bis, Beitr'àge zurnormulen und pathologischen Histologie der Cornea , Basel, 1856, pl. VI, fig. 1 et 3).

Fig. 9. Cellules élargies de la cornée à noyaux divisés.

Fig. 10. Hyperplasie à cellules et à noyaux multiples, beaucoup plus avancée que dans la figure précédente. Cette préparation provient de la cornée d’un lapin six semaines après l’introduction d’un fil.

Fig. 11. Division des cellules du tissu connectif avec formation de cellules du pus (Virchow, Pathologie cellulaire, p. 379, fig, 137). Granulation puriforme du tissu cellulaire sous-cutané d’un lapin autour d’un fil de ligature : a, cellules ordinaires du tissu connectif ; b, cellules à noyaux en voie de division ; c, division cellulaire multiple; d, cellules rondes à division nucléaire, cellules du pus.

Fig. 12. Formation du tubercule de cellules hyperplasiques du tissu connectif; ces tubercules existaient dans le foie d’un homme mort de phthisie pulmonaire: a, cellules fusiformes de la périphérie; b et c, cellules fusiformes à division nucléaire; d, cellule ronde à division nucléaire ; e, cellules irrégulières sans différence en membrane et noyau, corpuscules du tubercule à l’état isolé ; f, les mêmes dans leur ensemble, formant surtout l’intérieur des tubercules.

Fig. 13. Formation du tubercule de cellules du tissu connectif dans J'épididymu : « et b, cellules à noyaux simples ou en voie de division;

c et d, corpuscules isolés avec quelques noyaux caractéristiques. Je serais plus disposé à envisager ces corpuscules comme des noyaux racornis que comme des cellules incomplètement développées,

Fig. 14. Formation de cellules cancéreuses par des cellules du tissu connectif : a a, noyaux libres de cellules connectives; bb, corps fusiformes ; c c, cellules allongées à noyaux plus volumineux ; c' une de ces cellules avec deux noyaux ; d d, cellules à noyaux et à nucléoles volumineux ayant davantage les caractères de celles du cancer ; e, cellule cancéreuse avec un noyau divisé en deux ; e' prolongement caudiforme de cette cellule ; f f f, cellules cancéreuses types.

Fig. 15 et 16. — Fig. 15. Diverses parties d’une tumeur de la hanche avec passage des cellules du tissu connectif en celles du cancer :

aa, cellules fusiformes connectives ; b b, petites cellules ; cc, cellules plus volumineuses, sans type distinct ; dd, granules graisseux. — Fig. 16. Éléments divers d’une autre portion de la même tumeur, montrant mieux les passages aux cellules du cancer : a, cellule fusiforme ; b, cellules sans type ; c, cellule fusiforme granuleuse dans son intérieur ; d, e et f, passages successifs à des cellules du cancer bien caractérisées.

Fig. 17 et 18. Grands globes concentriques d’un cancer gélatiniforme du sein; la figure 18 n’est qu’un grossissement plus fort de la figure 17 ; a a, globes concentriques ; b b, éléments cellulaires de l’intérieur ou de l’interstice des lamelles, en voie d’hyperplasie considérable.

PLANGHE CXCIX.

CONCRÉTIONS PIGMENTAIRES ET AMYLOÏDES DANS DES CELLULES. — CRISTAUX DES DIVERSES SURSTANCES QUI ONT DE L’IMPORTANCE EN PATHOLOGIE.

Fig. 1 et 2. Cellules et plaques colorées par la matière colorante de la bile. — Fig. 1. Cellules épithéliales du rein colorées par le pigmen biliaire, par suite de l’obstruction complète du canal cholédoque : a, noyaux et jeunes cellules colorées en jaune, vert, brun et brun rougeâtre ; b, épithélium à couches pigmentaires autour du noyau ; c, épithéliums plus grands, colorés en Yèrt brun ou rouge. — Fig. 2. Masses pigmentaires en partie plaquées, en partie irrégulières, même anguleuses, de couleur brune ou noire, des canaux urinifères. (Frerichs, Leberkrankheiten, pl. I, fig. 12.)

Fig. 3, 4 et 5. Concrétions de la prostate incolores ou colorées par l’iode ou par l’action combinée de l’iode et de l’acide sulfurique. Les figures 3 et 5 sont empruntées à la thèse de Paulisky ( Deprostatœ degeneratione amyloidea et concretionibus, Berolini, 1857).

Fig. 3. A, a, b, c, cellules de la prostate, colorées par l’iode en brun et en violet. B, commencement de la formation concentrique dans ces cellules colorées en partie par l’iode: a, cellule transparente ; b, cellule finement granuleuse ; c, cellule contenant des granules et un commencement de couches; d et e, globulins verdâtres ; f et g, corpuscules renfermant quelques granules graisseux.

ANATOMIE PATHOLOGIQUE SPÉCIALE

Fig. 4. Concrétions prostatiques bien développées, incolores : a, grandes cellules avec un commencement de couches ; b, c,d et e, stratification concentrique de plus en plus marquée et complète.

Fig. 5. Grandes concrétions concentriques colorées par l’action combinée de l’iode et de l’acide sulfurique.

Nous avons groupé les cristaux dont les figures vont suivre, d’après les principes de division de la chimie organique, en acides non azotés, acides azotés, bases organiques non azotées et azotées du règne animal, et substances biogènes non azotées.

Fig. 6. Margarine et acide margarique (Funke, Atlas der physiologischen C/iemie, 2e édition, Leipzig, 1858, pi. XVII, fig. 5). On voit les aiguilles droites ou recourbées par petits groupes ou par groupes étoilés, libres ou dans le tissu cellulaire sous-cutané.

Fig. 7. Stéarine et acide stéarique (Funke, pi. VI, fig. 6). Stéarine en plaques rhombiques ou presque carrées, ou enjéaisceaux étoilés, ou en groupes divers, en feuilles rhombiques à angles émoussés.

Fig. 8. Acide hippurique, préparé par moi, de l’urine du cheval ; prismes plus ou moins allongés, à angles et faces bien nettes, ressemblant un peu aux cristaux de phosphate ammoniaco-magnésien.

Fig. 9. Acide cholique (Funke, pi. VIII, fig. 4) composé de prismes.

Fig. 10. Acide glycocholique en aiguilles prismatiques (Funke, pl. VIII, fig. 5).

Fig. 11. Glycocholate de soude à aiguilles très allongées, d’après mes préparations.

Fig. 12. Taurine, également d’après mes préparations.

Fig. 13 à 15. — Fig. 13. Cholestérine (Funke, pl. VI, fig. 1-3). Plaques rhombiques ordinaires. — Fig. 14. Cholestérine traitée par l’acide sulfurique, du rouge au violet selon le degré de concentration de l’acide. — Fig. 15. Cholestérine colorée par l’iode et l’acide sulfurique.

Fig. 16 et 17. Acide urique d’après Funke (pl. VIII, fig. 2 et 3). Cristaux rhombiques à angles émoussés, d’aspects divers.

Fig. 18. Acide urique sans forme typique, obtenue par moi d’excréments de serpent.

Fig. 19. Cristaux violets en fer de lance d'uroglaucine, modification de l’acide urique, obtenus par moi de l’urine d’une femme atteinte de fièvre typhoïde fort grave, et dont l’urine contenait les pigments bleus et rouges de l’indigo.

Fig. 20. Urée de l’homme, d’après mes préparations.

Fig. 21. Allantoïne de mes préparations.

Fig. .22. Sarcine en feuillets granuleux irréguliers, de mes préparations.

Fig. 23-27. Xanthine et hypoxanthine du cerveau à l’état normal. — Fig. 23. Xanthine pure — Fig. 2/i. Sulfate d’hypoxanthine. — Fig. 25. Hypoxanthine pure. — Fig. 26. Hydrochlorate d’hypoxanthine à l’état macroscopique. — Fig. 27. Le même, à l’état microscopique. (Lorenz, Ueber die chemische Zusammensetzmg des Gehirns, Dissertation. Cliur, 1859.)

Fig. 28. Urate de soude (Funke, pl. VII, fig. 5).

Fig. 29. Urate d’ammoniaque (Funke, pl. VII, fig. 6).

Page 1