‹ Traité d'anatomie pathologique générale et spéciale (volume 3)Chapitre 2 sur 94 · PLANCHE II · texte numérisé non relu

PLANCHE II

EXSÜDATION. — PUS.

Fig. 1. Cellules du sang de l’homme. A, cellules rouges grossies 340 fois : a, isolées; b, montrant un bord crénelé ; c, leur disposition en pile. B, les mêmes cellules grossies 630 fois; C, cellules blanches du sang.

Fig. 2 et 2 bis. Cellules du pus vues à divers grossissements de 340 à 890 diamètres. A et B, leur aspect naturel ; C, ces cellules rendues transparentes par l’acide acétique: a, paroi cellulaire; b, noyau ; c, nucléole.

Fig. 3. A et B, globules pyoïdes.

Fig. 4. Cellules de pus ou d’épithélium devenues granuleuses.

Fig. 5. Cellules du pus déformées par dessiccation. A, dans leur aspect naturel ; B, les mêmes rendues transparentes par l’acide acétique : aa, parois cellulaires; bb, noyaux.

Fig. 6. Cellules du pus en voie de diffluence : aa, fragments de parois cellulaires ; bb, cellules déformées; cc, noyaux ; dd, granules.

Fig. 7. Cellules du pus avec formation de sphères pâles dans leur intérieur : aa, cellules normales; b b, sphères pâles à la circonférence des cellules; cc, sphères intracellulaires; dd, sphères accolées aux noyaux.

Fig. 8. Cellules du pus infiltrées de granules (métamorphose dite graisseuse).

Fig. 9. A, vésicules de graisse dans les cellules du pus : aa, parois cellulaires; bb, noyaux; cc, vésicules graisseuses. B, graisse par granules et par vésicules libres dans le pus.

Fig. 10. Cristaux de cholestérine provenant du pus.

Fig. 11, A. Cristaux prismatiques du pus (phosphate ammoniaco-magnésien ?). ' *

Fig. 11, B et C. Pus renfermant des cristaux, provenant d’une carie tuberculeuse des vertèbres. B, cristaux ; C, pus très altéré : aa, cellules pâles et allongées; bb, cellules déformées; cc, noyaux pâles; dd, cellules et noyaux en voie de diffluence.

Fig. 12. Pus renfermant des cristaux d’une autre carie tuberculeuse des vertèbres. A, pus très altéré; B, cristaux.

Fig. 13. Vibrions du pus. A, vibrions ordinaires ( Vibrio rugula et lineola, Ehrenb.) : aa, leur extrémité antérieure renflée; a'a 1 , extrémité postérieure pointue ; b, groupe de vibrions ; cc, chaîne de ces vibrions. B, vibrions de diverses autres espèces : aa, à extrémité caudale allongée ; b b, vibrions du pus de la grenouille, trouvés dans mes expériences sur la pyogénie : ils sont plus longs et plus larges que ceux de l’homme. Chez les grenouilles dont les plaies offraient un grand nombre de vibrions, les ulcères prenaient un aspect semblable à celui de la pourriture d’hôpital et faisaient périr ces animaux.

Fig. 14. Plusieurs espèces d’infusoires trouvés dans le pus d’un ulcère cancroïde de la verge : aa, globules sanguins ; bb, cellules du pus et noyaux ; cc, lamelles épidermiques; dd, ee, ff et g g , diverses espèces d’infusoires polygastriques.

Cette préparation provient d’un malade nommé Dièse, âgé de soixante-dix ans, atteint depuis dix ans d’une affection cancroïde de la verge. I,'observation sera rapportée à l’occasion des maladies des organes de la génération. Nous dirons seulement ici que le pus qui existait à la surface des parties ulcérées renfermait, en fait d’infusoires, un grand nombre de vibrions, et, en outre, des polygastriques ronds, allongés ou piriformes, les uns garnis de cils vibratiles, les autres munis de prolongements ressemblant à des trompes. Avec de forts grossissements on voyait, dans leur intérieur, des vésicules de volume varié, que Ehrenberg considère comme des estomacs.

Fig. 15. Infusoires rhizopodes ( Amiba) trouvés dans des plaies de grenouilles. C’étaient des animaux de forme irrégulière, de 0 mm ,015 à 0 mm ,025 de largeur sur 0 mm ,02 à 0 mm ,03 de longueur, variant à chaque instant de forme, renfermant une vacuole de 0 mm ,004 à 0 mm ,006, entourée de granules : aa, surface du corps; bb, vacuoles de l’intérieur.

J’ai rencontré cette espèce aussi sur des plaies de grenouilles. Voici leurs principaux caractères : C’étaient des animaux de forme irrégulière, de 0 mm ,015 à 0 mlD ,025 de largeur, sur 0““,02 à 0 m “,03, ou un peu au delà, de longueur, variant, du reste, à chaque instant de forme et de contours, et poussant, comme les rhizopodes, en général, des prolongements irréguliers en sens divers. Dans leur intérieur, on rencontre, à peu près constamment, une vacuole de 0““,004»à 0"",006 de largeur, de forme ronde, et l’on voit, en outre, dans la substance de l’animal, beaucoup de granules opaques très fins, qui se déplacent pendant ces mouvements ondulatoires. Leur mouvement, manifestement progressif, est lent, et c’est pendant cette progression que poussent les prolongements courts et arrondis. Je n’ai pas décrit plusieurs autres espèces d’infusoires, n’en ayant vu qu’un petit nombre d’individus dans les plaies.

Fig. 16. Corps particuliers, indéterminés, trouvés dans du pus : aa, ces corps de grandeur naturelle; bb, les mêmes, écrasés entre deux lames de verre, grossis 50 fois; cc, globe, formé par l’agglomération de ces corps, grossi 140 fois; dd, corpuscules cunéiformes, composant ces corps, vus isolés.'

Fig. 17-19. Concrétions pseudo-membraneuses des petites bronches.

Fig. 17. Les tubes pseudo-membraneux, vus à l’oeil nu.

Fig. 18. Structure fibrineuse de leur substance, rendue transparente par l’acide acétique.

Fig. 19. Cellules du pus ou d’épithélium qui se trouvent à la surface interne des tubes ou dans leur substance.

EXPLICATION DES PLANCHES

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