‹ Traité d'anatomie pathologique généraleChapitre 3 sur 176 · PRÉFACE IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE IX

d'un état anormal en rapport avec les diverses phases de son existence. A sa période embr}'onnaire ou de formation correspondent les malformations, tandis que, au cours de son développement et de son évolution, ne peuvent se manifester que des troubles dans ces phénomènes et plus particulièrement dans ceux de nutrition et de rénovation des éléments des tissus, qui constituent les altérations pathologiques proprement dites.

Cette interprétation des phénomènes pathologiques ressort nettement de leur étude lorsqu'on y apporte l'attention nécessaire et que, d'autre part, on ne se laisse pas égarer par de vaines théories ou qu'on ne prend pas comme au temps de Molière « des mots pour des raisons ». On peut ainsi envisager ces phénomènes dans leurs variétés infinies en les ramenant à l'unité représentée par les phénomènes biologiques, modifiés d'une manière variable sous Finfluence des diverses causes nocives connues ou inconnues (et probablement dans tous les cas par le même ipécanisme), en se basant sur des faits et rien que sur des faits.

La pathologie peut dès lors être considérée comme biologique, et il en résulte que, dans Tétude de Têtre humain, on ne doit jamais avoir en vue que la biologie normale ou pathologique, non pas seulement en théorie, ainsi qu'il est d'usage, mais dans Tapplication réelle à tous les cas comme nous le proposons.

Etudiant Tanatomie pathologique générale et touchant à peu près à tous les sujets, nous n'avons pas pu présenter les opinions diverses des auteurs sur les trop nombreuses questions envisagées. Il ne nous a même pas été possible de relever les indications bibliographiques qui auraient donné beaucoup trop d'extension à cet ouvrage ; et, de parti pris, nous n'avons pas tant cherché h relater les travaux de tous les auteurs, que nos propres observations, soit qu'elles aient concordé avec celles de nos devanciers pour les confirmer, soit qu'elles aient été différentes, et que, considérées par nous comme plus exactes, nous en ayons dégagé des notions nouvelles.

Cependant, nous avons dû discuter les opinions des auteurs relatives aux questions générales en montrant pourquoi nous ne pouvions les adopter; ce qui nous a amené à en faire la critique, peut-être parfois un peu vive. Notre excuse est dans nos intentions absolument exemptes de toute malveillance. Mais si, comme on l'a

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