BRONCHITE
L'inflammation qui constitue la bronchite aiguë peut être étudiée d'une manière plus complète que la précédente. Les caractères de la sécrétion sont bien encore ceux d'une muqueuse, mais déjà différents de la muqueuse des fosses nasales, d'autant qu'il s'y joint des productions qui ont une autre origine, comme nous allons le voir.
L'exsudat est moins abondant, plus épais, plus visqueux. Dans cette substance mucoïde, épaisse, se trouvent des éléments cellulaires en plus grande abondance, principalement sous la forme de cellules plus ou moins altérées, mais dont quelques-unes sont suffisamment conservées pour indiquer leur origine. C'est ainsi qu'on y trouve parfois des cellules cylindriques avec leurs cils vibratiles d'origine bronchique ou trachéale, mais surtout des cellules arrondies de volume divers et en état de dégénérescence graisseuse, tout à fait semblables à celles que l'on rencontre dans les alvéoles pulmonaires enflammés. Si l'on doutait de leur provenance, la présence d'une substance noire charbonneuse dans leur protoplasma suffirait à indiquer leur origine. Il y a aussi une plus ou moins grande quantité déjeunes cellules le plus souvent altérées, et parfois des globules sanguins en quantité variable.
Du reste, dans les autopsies faites sur des sujets ayant présenté