BRONCHITE ET PNEUMONIE PERSISTANTES
lorsque les lésions de bronchite et de pneumonie persistent, on dit qu'elles sont devenues chroniques; et comme elles se ren-
i.S<i INFLAMMATION SIMPLK
contrent ainsi très fréquemment, il impoite de les étudier aussi dans ces circonstances.
Dans toute bronchite dite chronique, on observe en premier lieu les lésions qui ont été décrites comme se rapportant a la bronchite aiguë, toujours avec des degrés d'intensité variables, mais en général avec d'autant moins de productions cellulaires que rintlammation a moins d'acuité; ce qui ne saurait rien changer à la nature de raffeclion et à ses caractères anatomiques essentiels, qui sont analogues dans tous les cas.
Cette analogie est telle qu'au premier abord on ne trouve pas de dilTérence bien évidente entre les formes aiguës ordinaires et les formes chroniques. Dans la plupart des cas même, on serait embarrassé pour préciser par Taspecl de ces seules lésions la durée de la bronchite, tellement il s'agit d'une affection identique dans son mode de production, contrairement à l'opinion des auteurs qui font une si grande différence entre les inflammations aiguës et chroniques. Ce n'est que dans les cas de bronchite souvent répétée ou prolongée, avec des exacerbations plus ou moins fréquentes, qu'on trouve çà et h\ un peu d'épaississement scléreux, autour des vaisseaux surtout, et au niveau de quelques parois alvéolaires, principalement près des bronches et des vaisseaux, ainsi qu'au voisiucige de la plèvre et des cloisons interlobulaires, précisément partout où les jeunes cellules sont produites pendant longtemps ou trop fréquemment en grande quantité par suite d'une exsudation exagérée. On voit, en effet, ces cellules qui infiltrent les tissus, non seulement former des productions épithéliales et endothéliales, ainsi que des déchels exagérés, mais encore prendre la disposition fusiforme contre les parois alvéolaires, et donner lieu à un épaississement scléreux variable, mais qui peut aller, pour les alvéoles, jusqu'à une diminution' considérable de leur cavité et même à leur (djl itération. Celle-ci se traduit alors par la présence de petites plaques scléreuses, souvent assez étendues dans les bronchites anciennes pour être parfaitement appréciables a l'œil nu, ordinairement sous la forme de petits tractus grisâtres ou noirâtres.
La présence (le ces j^etils tractus scléreux disséminés à travers le lissu pulmonaire doit être considérée comme la caractéristique de l'affection désignée sous le nom de br(mchite chronique^ parce qu'il existe un rapport constant entre ces lésions et la répétition ou la durée suffisamment prononcée du syndrome désigné sous le nom de bronchite, indé/jc/ida?nmenf des exsudutinns récentes également