RAPPORTS DES TUBERCULES AVEC LES AUTRES LÉSIONS
h ce niveau que les parties centrales se présentent avec la nécrose caséeuse la mieux caractérisée.
A côté de ces tubercules, on en peut trouver d'autres, notamment dans le poumon, qui, sans être plus volumineux que les précédents, sont uniquement constitués par des amas cellulaires infiltrant une petite portion du tissu à la manière des exsudats pneumoniques. Il n'y a ni cellules épiihélioïdes, ni cellules géantes, ni même aucune zone distincle à la périphérie, et peu ou pas de portions nécrosées; de telle sorte que les cellules ont partout les mêmes caractères et ne se distinguent des cellules infiltrant les parties voisines que par leur petit volume et leur confluence sur un point limité pour former des granulations" visibles ou non à Tœil nu.
Il arrive même qu'on ne trouve pas d'autres granulations que celles de ce dernier type. Et ces cas ne sont pas rares ; car c'est ce que l'on observe le plus communément dans la période terminale de la plupart des phtisies pulmonaires ordinaires oh ces dernières lésions sont la cause de la mort. Rien n'est commun, en efifet, comme de rencontrer à l'autopsie de ces phtisiques, en même temps que des cavernes anciennes et des nodules easéeux plus ou moins volumineux, une éruption tuberculeuse récente qui a envahi les portions du tissu pulmonaire perméable à l'air, et qui ne consiste en somme qu'en des granulations pneumoniques disséminées dans le poumon et accompagnées d'un exsudât diffus variable, dont la présence ne peut être constatée qu'au microscope.
Si l'on observait ces dernières granulations toujours isolément, on pourrait croire qu'elles sont d'une autre nature que celles où se trouvent les follicules tuberculeux; mais on peut rencontrer simultanément les unes et les autres dans le même cas, et parfois sur la même préparation. De plus, on trouve toutes les transitions entre le tubercule primitif de Charcot et le nodule manifestement pneumonique ; ce qui indique bien que dans tous les cas il s'agit d'un processus pneumonique. Et Ton se rend bien compte comment celui qui est constitué lentement, probablement avec le minimum de substance nocive, dans des conditions à pouvoir bien se développer, prend les caractères qui donnent lieu aux follicules, tandis que celui qui est plus ou moins rapidement formé par une grande confluence d'éléments cellulaires tend plutôt vers l'aspect pneumonique ordinaire. Enfin, on a d'autant plus de raisons pour trouver le processus en cet état que les malades ne survivent pas longtemps à cette poussée tuberculeuse ultime.
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Il est également à remarquer que Taspect des cellules diffère plus ou moins dans les processus pneumoniques diffus, suivant qu'il s'agit de la pneumonie dite épithéliale, de la pneumonie lobulaire ou lobaire, c'est-à-dire suivant les conditions dans lesquelles ces productions ont lieu, quoiqu'elles soient toujours de même nature.
Les formations épithélioïdes des nodules tuberculeux avec leurs transitions insensibles jusqu'aux productions pneumoniques contribuent à mettre en évidence la nature de ces dernières ; car toutes ne sont que des déviations dans les productions normales. Elles s'en éloignent d'autant plus qu'elles sont plus abondantes et plus rapidement produites, qu'elles se trouvent, enfin, dans des conditions plus anormales à tous les points de vue.