‹ Traité d'anatomie pathologique (volume 2)Chapitre 25 sur 88 · II · texte numérisé non relu

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kfif/t^k la texiBre propre de Fos Ci à des tel» hdiù perticidier» de tout le wjMme. L» juuMimt et h àéaépàaiej pt^dispoecst fplrwrM Stes la jenoesaey le s^stèoie meeox, plo» inipn' minaniMe, eit pins profondémenc attdnt par ks agens morbifique» : dans la ^eîllesse il £int peu de dbose pour anéantir la y/uaihé déjà si aflàîMift dans ce système.

Quant à la texture des os, la sobslance compacte douée de moins d'énergie vitale résiste moins aux eauses destructiTes : c'est pourquoi la nécrose s'ob-

ANATOMIE PATBOLOGliQt7£ SPÉCIALE. ^Sg

aerve beaucoup plus somment dam les parties moyennes des os longs qu'aux os larges.

Une diathèse particulière, telle que la cancéreuse, la scorbutique , un état de consomption, soit générale, soit du système osseux en particulier, la plasticité altérée dans ce même système, prédisposent certainement à la nécrose. Il n'y a donc pas Keu de s'élonner si des causes occasionelles quelquefois lé-, gères déterminent dans un corps ainsi disposé l'apparition de cette maladie.

Ces dernières causes sont internes ou externes. Les premières consistent dans certaines dyscrasies capables d'imprégner tout l'organisme et d'altérer profondément la vie nutritive : telles sont la syphilis, dans laquelle on a vu s'exfolier des portions considérables d'os et même des os entiers , comme par* exemple les os du palais, les cornets inférieurs, etc.; l'arthritis, maladie constitutionnelle, qui souvent se fixe opiniâtrement sur le système osseux , l'appauvrit et y étant la vie; la maladie scrofuleuse, caractérisée par une plasticité vicieuse'; le scorbut , maladie éminemment atone; Fabus des mercuriaux, dont l'influence sur la nutrition est suffisamment constatée; les exanthèmes aigus et chroniques, qui, portés par métastase sur le périoste , altèrent sa vita« ïité et troublent ses fonctions, ete.

Les causes externes sont celles qui agissent d'une manière mécanique ou chimique sur les os et les parties moUes qui les recourent. Parmi ces causes » Fablation, ainsi que d'autres lésions du périoste ^ tiennent le premier rang. En effet, un os peut -il

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vivre^ «i son principal organe nourricier lui est enlevé ? L'application de certaines substances àcres^ et corrosives, telles que des acides minéraux, celle du calorique accumulé , exercent également un effet délétère sur cette membrane, et décident la nécrose. Çest à tort qu'on avait attribué une semblable action au pus mis en contact avec Tos. Qui ne sait que le pus louable est si peu nuisible, qu'il n'attaque pas même les parties délicates de l'oeil, lorsqu'il est épanché dans les chambres de cet organe? On con* çoit sans peine que les fortes contusions, lea -fractures comminutives et tout ce qui détruit les rapports des os avec le périoste et les parties molles, peuvent amener la mortification. Ainsi, la vitalité de la membrane médullaire , affaiblie ou anéantie par une commoticm , pourra produire encore le même résultat.

§• 796. Je vais terminer cet article par la description de quelques cas de nécrose , dans lesquels le nouvel os offrait des particularités dignes de remarque, en ce qu'il était lui-même affecté de maladie.

i.^ L'humérus gauche d'un jeune sujet était affecté de nécrose. Le séquestre, qui paraissait d'une texture naturelle , n'était pas encore entièrement détaché du nouvel os, qui lui servait comme de rempart. Ce nouvel os était couvert de végétations irréguHères et sjtalactiformes.

2.° Le fémur droit d'un jeune sujet, gonflé dans sa moitié inférieure, avait dans cette région trois pouces et quart de diamètre. Cç gonflement dépendait de la raréfaction . de la substance compacte de

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Fos : celùi-ci représentait un demi-canal, ouvert à sa £ice postérieure , et renferaumt un séquestre libre de trois pouces de longueur.

3.*^ Le fémur gauche d'un ^eune sujet était tuméfié t]ans toute sa diaphjse, c'est-à-dire depuis le niveau des deux trochanters jusqu'au-dessus des condyles* Son diamètre était de trois pouces. Cette tuméfaction résultait de la dibtation de la cavité médullaire et de la conversion de la substance compacte en végétations verrùqueuses séparées par des sillons transversaux. Ce nouveau cjHndre était percé de treize ou^ vertures, de deux, trois ou quatre lignes de diamètre, à bords arrondis et plus nombreux à la sur&ce postérieure de Tos, où se remarquait d'ailleurs ^n hiatus assez considérable, qui permettait de voir le séquesr tre , dont la texture paraissait très-naturelle.

4.^ Une fille de seize ans portait au fémur droit une tumeur qui s'étendait du tiers supérieur de cet os aux condyles. Cette tumeur avait dix-huit lignes de diamètre : sa paroi antérieure était changée en ostéophytes verniqueux ; la postérieure présentait une longue fente , dans laquelle était enfermé ^ comme dans une gouttière , xm séquestre de quatre pouces trois lignes de longueur. Celui-ci, lisse dans une partie de sa surface , et dans l'autre moidé par^ semé de .rainures longitudinales , paraissait moins altéré que Tos qui le renfermait : son tissu avait la densité ordinaire , et sa cavité médullaire était dans l'état naturel ; ses deux extrémités se terminaient par des prolongeipens aigus.

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