II. x
phlegmaliqae et d'une conaûtution muqueuse, sont plus sujettes que les autres à voir le tartre s'accumuler sur les dents.
, Relativement à sa composition chimique , le tartre des dents contient, suivant les recherches de MM. Vauqueun et Laugier *, une matière animale d'un Uanc jaunâtre , mais qui n'est point de la gélatine semblable à celle que l'on rencontre dans les os, du phosphate calcaire, du carbonate de chaux, de l'oxide de fer, du phosphaté de magnésie et da phosphate ammoniaco-magnésien. Jls n'y ont trouvé ni acide nitrique ni urates ; mais ils y soupçonnent un peu de mùriate de soude. Du reste, ils ont vu que le tartre est fragile, quil est d'une texture granuleuse et sans aucune trace d'organisation -y mais ces savans vont manifestement trop loin, en Fassimilant au caL
§• 811. Les exostoses des dents sont de très*petites tumeurs, fixées tutôt à leur col et tantôt à leurs racines. Celles que j'ai pu examiner ne dépassaient pas le volume d'une grosse tète d'épingle; elles étaient parfaitement rondes, d'une consistance extrêmement dure : celles qui étaient situées au col et à la base des couronnes avaient presque la nature de , l'émail, et étaient aussi polies et aussi luisantes; celles des racines étaient ordinairement placées à' l'angle résultant de leur bifurcation, quand elles se, trouvaient sur une dent molaire. |
Les ostéophyiês dentaires constituent des osselet! I
1 Reyue médicale j t. 91 p. 3a9n
AKATOMIE PATHOLOGIQUE SPÉCIALE. 375
sendUâbles à des stalactites, et qui adhèrent à la membrane qui tapisse la cavité de la dent Le plus ordinairement on les rencontre dans h, cavité des grosses molaires ; cependant on en ^a trouvé dans des dents incisives du bœuf, et on les B^us tantôt libres, oomme Tamande dans sa coque, et tan* tôt intimement adhérens aux parois de la cavité. La circonstance que ces concrétions osseuses coïncident chaque fois avec des altérations des dents sur lesquelles on les rencontre, telles que la carie et Tusure, a feit penser à M. Duval^ qu'elles résultent d'an effort de la nature pour remplacer ce qui avait été détruit par la maladie.
§. 812. \! usure des dénis n'est autre chose que la destruction plus ou moins complète de Téinail , par l'effet de la mastication , par l'usage des poudres dentifrices, ou par l'action permanente de corps étrangers, tels que des tuyaux de pipe ches les in-^ dividus habitués à fumer. Elle donne souvent aux dents nne forme qui en dénature le caractère distînctif, au point que les incisives, les canines et les petites molaires ne sont plus reconnaissables : elle n'a pas seulement lieu chez les vieillards, mais ausâ chez les jéRnes sujets et même chez les enfans. M. Duyal a remarqué que l'usure des dents était accompagnée dhine altération dans leur couleur, par exemple, lorsque la détrition était légère, cette c<teleur était blanche ; lorsque 1 email était plus entamé, elle était grise ; elle était jaune lorsque l'émail était
1 Rec. p^riod.) t. Si, p. ^x^^ t\ U 44» P« 4^^*
2'j6 LIVRE II.
tout-à-&it enlevé. Cet auteur a observé qu'il se for* mait dans les dents usées ui^e nouvelle substanioe osseuse dans Tintérieur de leur cavité, et vraisem--' blableme&t destinée à s'op[>oser à' leur destruction.
§. SisKjB. desttuciion de rémail des dents est une maladie qui n'a lieu que [^ar des causes internés, telles que le rachitis, l'atrophie, etc: Suivant Hcn- TER, certains principes morbifiques attaquent immé-» diat^nent l'émail, tandis que d'autres en produisent le décollement par suite d'une action préalable sur la substance osseuse. Celle-ci , quand uiie fois l'émail est détruit, prend une couleur brunâtre, et offre un poli parfait. Cest au reste une erreur de croire que la perte de cet émail entraîne la carie : s'il en était ainsi, il ne serait plus permis de se servir de la lime pour les dents, comme le font journellement les dentistes.
§. 814. Les dents éprouvent aussi des chahgemens' dans leur couleur. C'est ainsi qu'elles sont d'un blanc bleuâtre chez les phthisiques. Certains auteurs pen-> sent que cette couleur dépend plutôt des médicamens dont les malades font usage. Souvent les dent» ont une couleur de corne transparente chez les enfans frappés d'une diathèse dartreuse héréditaire > ; d'autres fois des taches jaunes ou très-blanches rendent l'émail, comme marbré, ce qui dénote encore uiï dérangement de la santé à l'époque du développement dentaire. Qn a remarqué aussi une couleur brune verdàtre, s'étendant, sous forme de stries Ion*
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1 DuTAi*, BttlL dç la fac. de mcd. ; i3i5i'i|.® 6, p. 383.
AISAT0M1E PATHOLOGIQUE SPÉCIALE. 277
gitudinales, au col de la dent, vers le bord libre de la couronne ; ce qui donne à celle-ci un aspect bronzé. Ce sont particulièrement les dents incisives et canines qui offrent ce phénomène, qu'on n'a encore rattaché à aucune cause interne.
• §. 815. La carie ^ la plus commune des maladies des dents, celle qui occasionne le plus de douleurs, a été assimilée à l'ulcère. Hunter trouve qu'elle a plus d'analo^e avec la gangrène. Elle attaque préféraUement les dents molaires, et pour l'ordinaire le fond d'une des petites cavités de leur surface; quand les incisives et les canines en sont affectées, c'est près de leur ck>L Lorsque la couronne d'une dent est cariée, il est rare que la malaflie aille jusqu'à sa racine. On a remarqué qu'elle ne survenait guères après la cinquantième année de la vie , et que souvent elle attaquait successivement les dents qui se correspondent symétriquement
La carie commence toujours dans un point trèscirconçcrit de la couronne, par une petite taehe blanche et opaque, provenant de l'altération de l'émail. Peu à peu la petite portion mabde tombe, et la partie osseuse de la dent se présente avec .une couleur brun foncé. Dans le principe l'endroit carié est rond et cireonscrit; d'autres fois il se manifeste à la sur&ce des dents molaires sous la forme de fissures noires et cruciales. Jai déjà dit qu'aux dents incisives et canines la carie commençait par leur col; mais lorsque la maladie creuse profondément, toute la dent parait divisée en deux parties. Lorsqu'elle attaque la substance osseuse de la dent, on dirait
qu^elle eh détruit d'abord la partie terreuse , intacte la partie gélatineuse, que Ton peut enlever comme une matière molle.
Quelquefois 9 mais rarement, la carie coimnenoe dans la caviié même de la dent, qui prend une cou* leur de plomb, la matière noire se laissant apercevoir à travers Técorce amincie de la couronne. On observe aussi que dans cette carie interne, à laquelle on a donné le nom de spina veniosa^ les racines sent attaquées de gonflement. Au reste, la matière noire qui se remarque dans toutes les dents cariées, et qui tapisse la suiiace de la carie, n'est autre chose que la portion osseuse tombée en mortifi<:ation.
M. DuvÀL, rejetant la vieille division de la carie en sèche et humide , établit sept espèces de cette maladie. ^
1.^ CarU calcaire^ caractérisée par une friabilité et «blancheur particulières de l'émail, et par une excessive sensibilité.
2.^ Carie écorçanie, ainsi nommée parce que l'éxnail, devenu jaune et très-friable, se détache quelquefois de la totalité de la dent.
S.° Carie perforante, commençunt par une tache plus ou moins foncée sur l'émail, et dégénérant ensuite en une petite cavité, dont les parois sont jaunâtres ou noires, et qui est pénétrée d'une humidité fétide.
4.^ Carie charbonnée, qui s'annonce par une tache noire, se laissant apercevoir à travers l'émail»
1 Dict. de« science» médic. ; t. S, p. ^ifi.
qui dans cet eodroit parait d'une couleur bleuâtre. A cette tache succède une cavité à parois sèches , friables, noires, sans odeur ni sensibilité.
5.^ Carie stationnaire ^ ne différant de la précé-» dente que par ses parois, qui, au heu d'être ffiables^ sont aussi dures que dans l'état sain , et par la len<* teur de ses progrès.
6.^ Carie curée. Elle consiste en une dépression jaunâtre et môme brune, plus ou moins superficielle à la couronne des molaires, résultant d'une déperdilion de l'émail sans altération de la substance osseuse. Cette affection , qui , selon M. Dut al , ne doit pas être confondue avec l'usure, n'est à ses yeux qu'un travail au moyen duquel la nature a opéré la guérison d'une véritable carie» Cest ainsi que l'on trouve quelquefois une carie guérie au centre d'une antre qui ne l'est pas encore. Par exemple une dent molaire présente, au milieu de sa surËice triturante, une carie sèche et dure, entourée d'une carie molle et humide, âous la forme d'une fossette circulaire, bornée à son tour par l'émail; la partie centrale n'est nullement sensible , tandis que la fossette circulaire fait éprouver de vives douleurs au contact d'un instrument aigu.
7.^ Enfin, carie disruptii^e. GeUe*ci se manifeste au col de la dent, avec ramollissement de la substance ostéod^itaire, qui devient excessivement sensible aux agens externes. Primitivement on voit une tache )aune, puis une cavité de même couleur dirigée transversalement, et qui sépare la couronne de Ig racine.
38o. LIVRE II.
Les causes de la carie sont externes ou internes; Parmi lespromières on>doît compter, principalement les changemens subits de température, auxquels les dents :sont si exposées. Les causes internes dépen* dent d^une foule d'affections nK>rbides , telles que la syphilis, les scrofules, Tarthritis, les dartres, le rhumatisme, le rachitis, le scorbut, etc.
§. 816. Dans la nécrose les dents perdent leur émail, jaunissent, deviennent friables, se brisent facilement, et tooibent sans occasioner de douleur. Le rachitis, le scorbut, l'abus des mercuriatix et le virus cai^céreux, produisent cette altération.
§. 817. Le ramollissement des dents s'observte particulièrement dans le scorbut, lorsqu'on a eu l'imprudence . d'administrer des mercu^aux* Les dents ramollies s'alongent et deviennent comme cartilagineuses. Suivant Laforgue S on en trouve qui se séparent par portions élastiques, et > spongieuses.
§. 818. On voit, par ce qui précède, l'erreur de ceux qui placent en quelque sorte les d^its en dehors de l'organisme , et qui les considèrent comme e'tant pour ainsi, dire isolées du mouvement nutritif général^. Tout prouve, au contraire, que leur état est constamment en harmonie avec l'état général du, système, puisqu'il y a peu de maladies cachectiques qui n'exercent quelque influence sur ces organes. •
1 Dix-sept articles relatifs aux maladies des dents; p. 6t. d .pvpCT, Joum. aniy. de5. sciences inéd., t. 4^» P- M9«
JINATOMIE PATHOLOGIQUE SPÉCIALE. â8l
SECTION TROISIÈME Maladies du système cartilagineux.
§. 819. Avant de traiter des altérations des carti* lages, rappelons d abord cette division fondamentale, qui les partage en ceux qui sont recouverts d'un péricondre plus ou moins fibreuic, et en ceux qui en sont dépourvus. A la première appartiennent les cardlages de^ côtes, du larynx et tous ceux que Bichat'à désignés sous le nom de fibro-cartilages ^ tels que les cartilages tarses, ceux de Toreille externe, des narines et de la trachée-artère. La seconde classe comprend les cartilages diarthrodiaux. Il paraît en effet que c'est surtout à la présence ou à labsence du péricondre qu'on peut attribuer les principales différences que présentent ces organes dans leur état pathologique.
§. 820. Les cartilages non -diarthrodiaux , ainsi que les fibro-cartilages , lorsqu'ils sont rompus ou dù^isésy ne se réunissent pas par une substance cartilagineuse, mais par une lame cellulaire, qui parait être le péricondre épaissi : c'est ce qu'on voit évidemment dans les plaies longitudinales de la trachéeartère. '
Dans les plaies des cartilages avec perte de substance , il se forme un bouchon celluleux , qui n'est autre chose qu'une émanation du péricondre : aucun phénomène de reproduction ne s'observe que là où cette membrane existe; aussi ne les remarque-t^ on point dans les cartilages diarthrodiaux.
iSa litHe il
On peut couper, inciser et mutiler ces derniers ; on trouve après quelqi;e temps les plaies dans le même état qu'au premier jour.
Lorsque les cartilages des côtes sont rompus, leur réunion se fiiit souvent au moyen d'un anneau osseux qui entoure les deux fragmens. J'ai décrit un semblable cal dans le premier volume de cet ouvrage (p. 339); d'autres auteurs, par exemple MM. Ma- GENniE et OiTO f ont observé une soudure pareille.
§.821. On a trouvé quelques tracée à'infyimma^ iion aux os, mais jamais les cartilages diariiffodiaux n'en ont présenté. Si donc on a vu les bords des plaies faites à ces parties un peu rougeâtres , ceb provenait ou de ce qu'ils étaient teints par du sang, ou de l'action de quelque agent chimique, et nullement d une réaction vitale.
On a tenté bien des expériences pour résoudre la question de l'inflammation des cartilages; mais ni les moyens mécaniques, ni les agens chimiques appliqués directement, n'y ont jamais déterminé le moindre degré de phlogose. On a obtenu le même résultat en agissant sur les extrémités spongieuses des os : on les a perforées tantôt verticalement, tantôt horizontalement, quelquefois en intéressant le cartilage lui-même. On a produit dans les os un gonflement considérable, la carie, la nécrose; mais rien dans le cartilage. Il n'en est pas de même des cartilages revêtus d'un péricondre : non-seulement on a vu celui*ci injecté dans des inflammations , soit spontanées , soit produites artificiellement ; mais on a aussi trouvé la lame cartilagi-
ANATOMIE PATHOLOGIQUE SPÉCIALE. sSS
neuse subjacente rougeâtre et un peu transparente. ^ §. 822. Des ulcères ont rongé et détruit entièrement des cartilages non-diarthrodiaux : celui de l'auricule , par exemple , la été par des ulcères dartreux; celui des narines, par des ulcères carcinoma* teux ; ceux des côtes , par des vomiques ; mais rien de semblable n'a été aperçu aux cartilages des articulations. On a bien observé l'ablation partielle de ces cartilages, et conséquemment une dénudation plus ou moins grande de l'os ; mais ce n'était pas par l'effet d'une érosion que la substance' cartilagineuse manquait On s'est même assuré que les cartilages, loin d'être ulcérés, protègent en quelque sorte l'os auquel ils appartiennent contre les progrès de la carie. Ford^ a vu, sur un garçon affecté de coxalgie par suite d'une chute, le cartilage qui revêt la ca« vite coty loïde perforé d'un seul petit trou , tandis que le pubis et l'ischion étaient intérieurement tout rongés par la carie. Pearson ^ a observé la tête du tibia entièrement creusée par la carie , et la cavité qui en résultait remplie de pus, sans que le cartilage diarthrodial eût été le moins du monde affecté. Les expériences sont venues confirmer ces observations. On n'a jamais pu étendre jusqu'aux cartilages lea altérations produites dans le tissu spongieux immé« diatement subjacent4
1 AvTEKRiETH et DoERKSK, De gravior. quibusd. cartîL muW^ Tubing.f'p.^yii.
3 Bemerk. ûher die Kratikk, der HûftgeL^ S. 1^9.
3 Afed. cornu».; t. 3.
4 AvTtxRiKTE et Dqbiiisr, /. c, p. 3i.
§. 823. Tous les cartilages sont susceptibles de se ramollir. On a vu ceux qui ne sont pas diarthrodiaux devenir fi iables au point de pouvoir être broyés entre les doigts ; c'est ce que j'ai pu constater sur des cartilages des côtes et des cartilages intervertébraux qui se trouvaient en contact avec la matière tuberculeuse. Quant aux cartilages diarthrodiaùx, leur ramollissement est d'une autre nature, et tel qu'il suf&t quelquefois de passer les doigts sur Textrémité articulaire des os pour enlever la substance cartilagineuse qui les encroûte. Reimarus a vu ces cartilages absolument muqueux et sans traces d'érosion. AcREL les a trouvés réduits en une matière pulpeuse ^ Souvent ce ramollissement n'est que partiel, de façon que dans quelques points d une sur&ce articulaire on pebt abkterger la substance cartilagineuse, tandis que dans d autres elle conserve encore sa consistance normale.
Il parait que la cause la plus ordinaire de la chon-' dromalacie (car c'est ainsi qu'on peut appeler la maladie dont il s agit ) réside dans le contact du pus épanché dans une articulation : c'est du moins ce que j'ai observé dans les recherches que j'ai faites à ce sujet. Il n'est pas nécessaire que ce pus soit acre ou ichoreux pour que ce phénomène soit produit; il suffît que le contact entre le pus et le cartilage soit assez prolongé. On serait porté à penser que c'est par une sorte de dissolution que ce changement s'opère ; en effet , on ne découvre ni dans les extré-
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1 AuTENRIETH et DoERVERy /• C, p. 57*
▲NàTOMIE PATHOIj06IQU£ SPéaALE. 385
Biités articulaires des os, ni dans le ligament cap-* salaire, aucune trace d'inflammation. Ce qui donne** Tait quelque poids à cette opinion, ce sont les expé^ riences sur les animaux vivans^, qui démontrent que le contact du pus agit sur les cartilages, quil en rend quelques-uns friables, et quil donne à Jautrès une couleur jaunâtre, Meuâtre, etc. D*un autre côté, on a vu dans un cas où presque toutes les articulations étaient pleines de pus, les cartilages considérablement amincis^. Enfin, j'ai rencontré moimême plusieurs fois dans les abcès des articulations, des cartilages raréfiés. Peut-être était-ce là un premier degré de ramollissement muqueux.
|Apant à ImtumeScence des cartilages , je ne l'ai pas encore observée sur les cartilages diarthrodiaux} dans les autres elle est Tefiet d'une raréfaction de tissu, ou celui d'un boursouflement particulier, comme dans les cas d'ostéolyose rapportés plus haut
§. 824. On ignore encore si c'est par suite d'un
ramollissement muqueux , par absorption , ou par toute autre cause que les cartilages s'usent, se détruisent et disparaissent dans Tintérieur des articulations ; mab il est certain que cette destruction s'observe assez souvent Tabarran us^ a disséqué une vieille femme attaquée de claudication, et dont la cuisse s'était raccourcie de trois travers de doigt
1 AuTxiraiSTH et DoiRirBR. dUs.cit., erper, i5, 16, 17, 18. a CavTEiLBisR, ObsetT. sur les cart. diarth.; Arch. gén. de méd., t. 4*
3 AvTivaisTB et Dosairsa, i c.y p. 4o*
les ammaux vivans, déposent contre celle régénéraïf tion.
§. 828. Un état tout-à-Êût opposé au npioUîsse? ment des cartilages est leur induration et leur ezy siccaiion : on le remarque surtout dans l'extrême vieillesse. Rien n'est si fréquent que ïossificaiion des cartilages des côtes et du larynx, tandis cju'on ne l'a pas encore observée sur les fibro-cartilages, excepté pourtant sur les cerceaux cartilagineux de la trachée-artère. Quant à l'ossification des cartilages diarthrodiaux, nous examini^rons plus tard, si Tanky* lose vraie est due à la conversion du cartilage en substance osseuse» ou si elle a lieu par un autre travail organique.
§. 829. Une circonstance encore digne d'être rapn portée, c'est le facile décollement des cartilages diarr throdiaux dans certaines maladies, et notammei^t dans les tumeurs blanches accompagnées d'épa^chement de pus dans la cavité articulaire. U semblerait que dans ce cas le cartilage est attaqué par ses deux surfaces, qu'il est d'un côté ramolli par la matière purulente, tandis que de l'autre il est pour ainsi dirqr repoussé de l'os par cette force d'expansion que j'ai déjà souvent signalée. Ce qui viendrait à l'appui, de cette opinion, c'est que les extrémités osseuses sont alors gonflées et attaquées d'ostéoporose.
{§. 830. U y a des exemples qui attestent que tous, les cartilages articulaires peuvent être attaqués à la fois : on cite celui d'une suppuration avec amincis-^ sèment considérable des cariilages dans toutes les articulations^ excepté celles de la mâchoire infé-
ANATOMIE PATHOLOGIQUE SPÉCIALE. rzSg
rieare , de la colonne vertébrale et du bassin ^ On sait que Fankylose peut frapper un grand nombre d'articulations et même toutes celles du squelette. Certaines maladies, l'arthritis par exemple, ont pour les articulations une prédilection marquée, et y produisent des maladies dont il sera question plus tard. Néanmoins, ni la fréquence des maladies des cartilages, ni leur simultanéité dans plusieurs articulations, ne déterminent de graves désordres dans l'économie animale; ces altérations ne retentissent sur les foyers principaux de la vie que dans les cas où toutes les parties qui composent une articulation sont attaquées à la fois. Les cartilages diarthrodiaux, pris isolément, ne paraissent pas même avoir de rapports sympathiques avec les os qu'ils encroûtent : aussi ces cartilages peuvent-ils être malades sans que les os le soientc'est. ce qu'a vérifié Wenzel^ sur une femme goutteuse, chez laquelle les cartilages diarthrodiaux des articulations huméro-scapulaire, coxo -fémorale, ceux des genoux et des coudes étaient ou ramollis , ou détruits, ou changés en tissu cellulaire. Réciproquement les os peuvent être profondément affectés sans que leurs cartilages offrent la moindre altération, comme le prouvent tant d'exemples d'ostéomalacie, de spina ventosa, d'ostéosarcome, etc.
1 GaUTEILHIEfty /. e.
a JDUsert. de os. arthrit. ind. Mogunt, 1791 ; p* 3a,