CHAPITRE PREMIER
De rhydropisie de Pariicuiationy ou de
Vhydarihrose.
§. 832. Cette maladie résulte d'une sécrétion surabondante de la synovie.
Le genou est l'articulation la plus sujette à cette hydropisie. La raison de cette fréquence se tire de
n^H LITRE II.
l'étendue de cette articulation, des fatigues et des lésions ektemes auxquelles elle est exposée. On y a trouvé jusqu'à vingt onces de liquide. En séjournant dans une articulation, la synovie éprouve des changemens analogues à ceux que subissent toutes les autres humeurs émanées du sang et retenues dans les cavités. D'un autre côté, l'état pathologique de la membrane synoviale imprime nécessairement à Thumeur sécrétée diverses altérations. En effet, celle-ci est quelquefois trouble, grisâtre et mêlée de flocons albumineux.
La marche de la maladie est tantôt aiguë , tantôt chronique. Quelquefois Tbydropisie est simple, et d'autres fois elle est accompagnée d'inflammation , d'épaississement, de ramollissement et de carie. Dans le premier cas l'articulation n'offre rien de particulier à l'anatomiste, si ce n'est la distension de la capsule articulaire, l'alongement et l'amincissement des ligamens latéraux; dans le second cas la maladie est toujours la suite d'autres altérations.
§• 833. L'hydropisie articulaire îdiopathique résulte toujours de la rupture de l'équilibre qui existe dans l'ordre naturel entre l'exhalatio^ et l'inhalation , soit qu'il y ait atonie dans l'absorption ou surcroit d'action dans les exhalans.
Les causes éloignées de cette affection sont externes ou internes. Parmi celles-ci, l'affection rhumatismale et les métastases érysipélateuses sont les plus fréquentes. Le principe rhumatismal a une affinité bien connue pour les articulations, et y produit ?)rdinairement une exhalation séro-albumineuse [^us
ANATOMIE PATHOLOGIQUE SPiCIALE. 2^5
on moins abondante. Suivant RusselS le vice syphilitique peut aussi jouer un rôle dans Thydropisie articulaire. Cet auteur croit avoir remarqué que dans ce cas la tumeur n'est pas aussi insensible qu'elle a coutume de l'être. La maladie scrofuleuse doit aussi être rangée parmi les causes de Phydarthrose. Alors la tuméfaction du genou , lorsqu'il est le siège de la maladie , est ordinairement douloureuse , et il y a moins de tension dans les parties. Enfin, on a vu plusieurs fois des hydropisies des articulations survenir dans le cours d'une fièvre maligne, et dispa* raître spontanément lorsque les malades avaient repris leurs forces. ^
Les signes diagnostiques de l'hydropisie de l'articulation sont une tumeur indolente, molle, sans changement de couleur à la peau, circonscrite par les attaches du ligament capsulaire, avec fluctuation, n'apportant presque aucune gêne dans les mouvemens de l'articulation , obéissant à la pression du doigt , mais ne conservant pas son empreinte comme l'oedème. La rotule est soulevée, et lorsqu'on la presse » on sent qu'elle cède à cette pression et qu'elle se trouve en contact rfvec les condyles du fémur.
En général, il est difficile d'obtenir la résolution de 1 epanchement ; mais le cas le plus fôcheux est celui où l'hydropisie articulaire dégénère et prend le caractère d'une tumeur blanche (arthrocace).
L'hydropisie articulaire par cause vénérienne est
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1 Ueber die Krankh. des Kniegûienkif a, d, Ettgl,^ p. 5o. . • 3 Sàmukl GooPXRy Ueber die Kranhheit^. der Gelenh», Honn'ft Arckiv.f.d^medic, Mrfahr.} i8i8^ i?. i» 5. aSg.
sonvmt imiée «vec suoeès ;.ceUe qui est produite par la maladie scrofiileuse cède quelcjuefois aussi aux moyens de lait : les plus faciles à guérir sont celles qui ré^ulient d'une £iiblesse locale; mais dans ce cas les rechutes sont fréquentes.