‹ Traité d'anatomie pathologique (volume 2)Chapitre 66 sur 88 · CHAPITRE IL Du rétrécissement des artères · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL Du rétrécissement des artères

§. 1058. La Aminution du diamètre des artère^ ou kmr rétrécissement se borne conmiunément & leurs gros troncs, et dans les cas où cette disposi-^ tion est idiopatbique, on n^observe aucune altéra* lion aux tuniques de ces vaiss^ux. Sa cause est alors vitale et dépend vraisemblablement d'une contractioil continue dès fibres circulaires de l'artère à la suite d'an spasme, soit permanent, soit fréquemment ré^ pété. D'autres fois cette disposition parait congéni^ talc. Les exemples dé rétrécissémens sont zsset nom» breux. Moroagni > a trouvé sur un sujet d'une tren-^ tame d'années l'aorte réduite à la grosseur du doigti Dans le Journal de chirurgie de Desault^ on fit robservation d'un rétrécissement de Taorte pecto* raie tel qu'elle adoMtait à peine une plume à écrire. La circulation se Élisait par les anastomoses des vais* seaux axillaires avec les intercostales, les sous-diar phragmaticpies et les épigastriques. Laeni^ec ^ a vu f étroitesse de l'aorte portée au point que chez des sujets grands et robustes elle avait à peine huit lignes de diamètre. Chez d'autres il a remarqué une diminution progressive de l'aorte descendante , de-^ puis sa crosse jusqu'au-dessous de l'origine du tronc cœliaquey de façon que dans là poitrine elle n'avait

' X £ptn, anat. 3o, art. la.

3 Zr. 0. , t. 3 9 p. i85«

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que la grosseur du doigt, et dans le ba»-Yentre, celle d'une plume d'oie. M. Reyn^iud * cite trois cas de rétrécissement de l'aorte t dont deux observés sur des sujets de quatorze ans et un troisième sur un vieillard de quatre-vingt-douze ans. Dans chacun le rétrécissement, très-considérable, se trouvait au-dessous de l'insertion du canal artérielle Botal, et lés rameaux collatéraux, très-dîlatés, avaient rétabli la circidation du sang. M« Meckel^ a trouvé également un rétrécissement très-marqué sur un individu de trente-cinq ans, bien constitué , et qui mourut subitement dans un ^second accès de syncope. L'aoïte était si rétrécie au-dessus du canal artériel» ^'eUe égalait à peine le diamètre d'une paille. Cette dispo^*" sition paraissait ancienne , attendu qu'il existait &U3tt la crosse et les branches postérieures de l'aorte un admirable réseau de vaisseaux^ à la faveur duquel la circulation du sang s'exécutait. Enfin Bai llK a vu l'artère crurale attaquée d'une consiriction telle que sa lumière paraissait comme eflàcée.

§. 1059. Quand cette maladie existe dans les artères d'un grand et mojea calibre, elle réagjit sur le cœur et produit en lui une dilatation avee hypertrophie. Cest ce qui a été observé sur i^ indwidii d& trente-six ans, mort à Thôpital de la Charijté de Paris, après des attaques 4e dyspnée et d'étouffement qui durèrent plus de six ans et qui. furent calmés pendant cet espace de temps par soixante-

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1 RcT. méd.^ t. ao, p^3is.

3 ArclÛYcs générales^ t. 17» p« 101.*

ANAT0M1E PÀfflOl60ÏQtr£ SPÉCIALE. SSj

douze Saignées et par^PappIication de plus de six mille Sangsues. L'outerture du cadavre montra que Taone n'avait que la moitié de son diamètre ordi- Wme ; toutes les artères étaient aussi petites que ches un en&nt de douze ans ; la valvule mitrale présen* tait dès ossifications qui rétrécissaient Porifice auri* culo-ventriculàire ; le cœur était très-gros et dilaté, et le trou de Botal largement ouvert II est probable que la maladie du cœur était consécutive au rétrécissement peut-être congénital des artères.^

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