‹ Traité d'anatomie pathologique (volume 2)Chapitre 65 sur 88 · CLASSE SECONDE · texte numérisé non relu

CLASSE SECONDE

MALADIES DES AETEECS.

§. 1058. Ces maladies peuvent se diviser, i.^ en celles qui n'affectent que les qualités extérieures de ces vaisseaux , sans changer d'une manière appréciable leur structure, et a.** en celles qui altèrent évidemment cette dernière. Aux premières, je rapporte raugmentation et la diminution de leur ca-' libre , leur obstruction et leur coloration. Je range parmi les secondes Tinflammation des artères et ses suites, leur épaississement, leur ossification, leUr ramollissement, leur rupture , le décollement de leur tunique interne, leurs anévnsmes, enfin leur chsm-^ gemeht en tissu fibreux ou leur oblitération complète. Je consacrerai im chapitre particulier à chacune de ces maladies.

CHAPJTRE PBEMIEB.

De raugmentation du calibre des artères.

S- 1057. Cette maladie, à laquelle q^ jppun^aît donner le nom â^ artériedasie S consiste dans une dilatation plus ou mpins grande y m^is uniforme et continue, des g^ps troncs artériels^. par es^emple ^e la crosse de Taorte, des artères carotides primitives,

de la sous-claviëre jusqu'à la naissance de lartère

1 ^om composé desmotff etpréoiôt^ mrtère', tl tkrûtnç^ Matation.

93^ UTRE II. . *

fcrtdiûJe, de Taorle deseendante )iisqa*à la awMince des iliaques primitiyes. Quelqnefms aussi octte disposition moÂide , bornée à une portion peu étendue du tube artériel, se confond avec Panévrisme proprement dit Cette dilatation uniforme et continue, que Laennec ' parait avoir sigaalée le premier, se remarque surtout chez les vieillards , dont Taoïte ^ quelquefois un diamètre de deux travers de doigt; ce qui est le double de Fétat naturel Dans les cas que j'ai observés, les artères avaient perdu leur rondeur; elles étaient aplaties, flasques ^ et leurs tuniques n'avaient lien perdu de leur épaisseur naturelle. Tai rapporté plus haut (§. qSS) un exemple où cette disposition était associée à un anévrisme simple du cceur. J'en ai cité un autres observé à r^utère pulmonaire, qui, au lieu de dix-huit lignes, avait deux pouces de diamètre, et dont les branches jusque dans leurs secondes divisions, présentaient une augmentation proportionnelle. Le s«;^et de cette observation, âgé de trente-quatre ans, mourut d'une hydropisie du péricarde Le cœur lui4iième A'offrait aucune altération.

La flaccidité et le collapsus que j'ai remarqués dans les cas d'artériectasie, me font soupçonner que cette maladie est due à une atonie de ces vaisseaux, plutôt qu'à l'action d'un principe patholo- ^que , dont rien d'ailleurs ne prouve l'existence.

9 Rapport fur les traraiix pxéaitM à.Vanipbivbéâ^e d^anatonie de Strasboarg ; p. i6.

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