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1 Thomsos, Lancette française, /. c.
a Sti»ehhaii, t. I, p. 3ao. Borsieri, t. i, p. 87. 3 G. Blamb, Ueher die Krankheiten der SeeUute^ Abth, 3> $. 3, S. 3i5.
du vase qni reçoit le sang, le jet plos fort, plus continu et plus élevé de ce dernier ; mais oe qui est certain » c'est que l'influence de Tinnervation y a la plus grande part, comme le prouve l'observation de M. Gendrin s suivant laqudle du sang couenneux fourni par une saignée ne l'est plus lorsque cette saignée est interrompue par une syncope.
Quant au mécanisme par lequd la croûte phlogîstique se forme, plusieurs explications en ont été données, mais toutes insuffisantes : les uns l'attribuent au sérum, qu'on suppose se coaguler par la chaleur ou par un principe volatil et septique; d'autres font figer la fibrine, soit par la chaleur augmentée , soit en vertu de son exubérance et de sa densité ; quelques-uns invoquent l'augmentation du cruor , dont les molécules plus pesantes se séparent de la fibrine avant qu'elle n'ait le temps de se cailler; enfin, il en est qui, par la [dus invraisemblable de toutes les opinions , admettent dans le sang inflam-matoire une dissolution qui retarde la coagulation de la fibrine et permet au cruor de se séparer d'elle. Le fait est que la séparation de la fibrine et sa coagulation sont dans le raj^rt le plus intime avec les forces vitales, H doivent être considérées comme un efiet de l'innervation , ainsi que nous tâcherons de le démontrer plus tard.
§. 1164. Au reste, ce n'est pas seulement la présence de la couenne qui caractérise le sang inflammatoire, mais aussi la prédominance du cruor sur le
JINÀTOMIE PÀTHOIA>GIQUE SPÉCIALE. 6Sg
sérum en général Sur treize cas d'inflammaddn que le docteur Iauér^ a observés, la proportion du sérum était à celle du cruor , tantôt comme i à i }( , tantôt comme i à 2 , i à 3 et même 1 à 5 ; l'épaisseur de la «couenne étant depuis une demi-ligne jusqu'à deux lignes.
Mais c'est surtout dans le choléra asiatique que la différence de proportion entre le cruor et le sérum est frappante, puisque, d'après Thomson ^ de Glasgow » il y a près de deux fois autant de caillot que dans l'état de santé.
§.1165. Le sang, abandonné à la putréÊiction, parsdt offrir également des particularités , suivant les maladies. Dans l'état ordinaire la fermentation putride s'empare dans l'espace de trois à quatre jours d'un sang exposé à une température qui varie entre 13 et 18'' R.; et d'après les expériences de Hunter, confirmées par celles de Lauer, le sang des jeunes sujets se putréfie plus tard que celui des personnes plus avancées en âge. Dans les fièvres malignes il a tme plus grande tendance à la putréfaction, surtout quand on l'obtient pendant l'agonie. 3
§• 1166. Si, après avoir employé dans l'examen du sang le secours de nos sens , nous nous livrons à des investigations plus délicates, nous découvrons encore des changemens jusqu'ici inaperçus. Ainsi le microscope nous fait connaître, suivant le docteur
1 L. e.f p. 411 6t 4i3* a Lancette franc. ^ t. 6, n.^^Sg, p. i63. 3 ScHkoBDBR TA.N DSK KoLK, DUscrt, sitt. sattg. coagulant, hist, Grœning.f i8ao, p. 5 7.
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HermanuS de Moscou, que les globules incolores liisparaissent dans celui des cholériques , et qu'on n'y trouTe que çà et là des vestiges de l'espèce de sac membraneux rouge qui, suivant les observations de MM. Prévost et Dumas ^ leur sert d'enveloppe.
Lorsqu'on laisse tomber sur une surface plane une goutte d'un sang veineux sain, il s'y forme, d'après ScHROEDER VAN DER KoLK^, au bout de trois à quatre minutes des petits Jiuages, qui se changent en rayons, allant du centre à la circonférence. Le même phénomène s'observe aussi sur le sang inflammatoire, avec cette différence, que les nuages sont phis gros. et les rayons plus larges.4
§.1167. A l'occanon de ces recherches il n'est pas hors de propos d'indiquer les expériences électriques, tentées à différentes époques dans la vue de connaître l'influence qu'exerce sur le sang ce fluide impondérable, et de savoir comnient il se comporte dans les maladies..
On s'est demandé d'abord si l'électricité augmentait ou diminuait la température du sang. A quelques expériences faites par Schubler^ Albers^, de Bonn, et M. Juua Fontanelle?, et dans lesquelles
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1 K.L£iifCiiTy Choiera orientalis^ Extrahl, tum AIIq. Repart., Nro. 3, S, 45.
• % Biblioth. unÎTen. , sciences et arts; t. 17, 1821, p. 294.
3 Xr. c. y'p. 65.
4 Zavdxa, Dissert, inaug, de signis e sanguine. Bonn., iSaS» c 3| p. 4 et 5.
5 Gilbert, Annal, der Chemie^ B. 4o.
6 HeideW, Klin. Annal,; Bl/^^S.SU,
7 Rey. méd.) Jttia 18a 8.
ANATOMIE PATHOLOGIQUE SPÉaALE. 64 1
le sang électrisé perdait un degré de sa température , et la perdait plus vite que le sang non électrisé, on peut en opposer d'autres, feites par Jallabert, Volta, Bertholon de Saint-Lazare, de Vans, Barneveld et Struve, qui prouvent précisément le contraire, A ces autorités on peut en ajouter encore de trèsimposantes.
Van Marum, ayant soumis au courant électrique le sang récemment extrait de la veine d'une personne chez laquelle le thermomètre, placé sous la langue, marquait 96°, en fit monter la température à qS'' F. HuMBOLDT établit aussi , comme résultat de ses re:cherches, que les phénomènes électriques sont en rapport avec ceux qui accompagnent le dégageaient de calorique. Cette opinion a été admise et développée par Berzélius, et confirmée par les expériences de ScuDAMORE S dont "voici le résultat. Le sang tiré de la veine, et partagé en deux moitiés, avait 85^ de température (échelle anglaise); la portion électrisée de ce sang monta à 86,5; l'autre, non électrisée, conserva la sienne à 85°. Les deux portions se refroidirent aussi différemment : la portion électrisée avait au bout de trois minutes 84,5 *'; la non électrisée au bout du même temps 85°: au bout de cinq minutes les. deux portions de sang s'étaient caillées; le caillot du sang électrisé était plus consistant que celui du non électrisé.
Belungieri ^ est allé plus loin : il a constaté par
Il iHi
1 On the hlood ; Lond., 1894» p* 54*
a Sullo eUetriçita dei sangue nelle malattei sagio di csptri»