‹ Traité d'anatomie topographique avec applications à la chirurgie (volume 2)Chapitre 116 sur 219 · B. — PETITES LÈVRES · texte numérisé non relu

B. — PETITES LÈVRES

Les petites lèvres ou nymphes sont formées par un repli de la muqueuse de la vulve. Ce repli, comparé avec justesse par Boyer à une crête de coq, ne déborde pas en général les grandes lèvres. 11 descend quelquefois plus bas et acquiert même dans certains pays un développement considérable.

Les deux petites lèvres se perdent par leur extrémité postérieure sur la face interne des grandes lèvres, vers le milieu de sa hauteur; en avant, au contraire, elles s'unissent Tune à l'autre et se dédoublent sur la ligne médiane pour envelopper l'extrémité libre du clitoris dont elles forment le prépuce. Elles peuvent être accolées l'une à l'autre par leur bord libre et oblitérer la vulve, disposition qu'il ne faut pas confondre avec une imperforation de l'hymen. On opère en général aisément la séparation avec une sonde cannelée.

Dans l'épaisseur des petites lèvres, on ne trouve qu'un peu de tissu conjonctif» quelques fibres élastiques et des vaisseaux.

Elles présentent un grand nombre de papilles qui donnent à ces organes une sensibilité spéciale, et aussi beaucoup de glandes sébacées qui sécrètent 'abondamment et peuvent occasionner une vul vite analogue à la balano-posthite de l'homme. Lorsqu'elles gênent par leur longueur, on en peut retrancher une partie.

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