CHAPITRE VIII
Dëireloppeinent des organes sénlto-arlnalreM de la femme.
Ldivessie de la femme provient, comme celle de l'homme, de la persistance de la partie inférieure de la vésicule allantoïde.
Ovatres. — L'analogie que nous avons signalée entre l'ovaire et le testicule apparaît plus grande encore lorsque Ton compare le développement de ces deux organes.
Gomme le testicule, l'ovaire naît en dedans du corps de Wolf. Ce corps, avonsnous vu, est formé par une série de tubes enroulés sur eux-mêmes qui viennent aboutir à un conduit commun, conduit du corps de Wolf, lequel aboutit au pédicule de la vésicule allantoïde. A côté du corps de Wolf, en dedans de lui, existe un autre filament qui se rend également à la vésicule allantoïde et que l'on appelle filament ou conduit de Mûller, Dans le sexe mâle, le filament de Millier s'atrophie, et le conduit du corps de Wolf devient le canal déférent.
Chez le mâle également, le corps de Wolf s'unit avec le testicule pour former l'épididyme ; chez la femelle il reste libre et ne s'unit pas à l'ovaire. Le filament de Millier, qui s'atrophie chez le mâle, augmente au contraire de volume chez la femelle, se creuse d'une cavité et devient la trompe utérine. Le corps de Wolf et son conduit ne jouent plus ensuite aucun rôle dans le développement des organes de la femelle ; ils s'atrophient, mais on en retrouve toujours les traces dans l'aileron postérieur du ligament large, où ils forment Vorgane de Bosenmûllet*.
Les ovaires et les trompes sont donc, comme les testicules, situés primitivement dans la région lombaire, au devant des reins, en arrière du péritoine ; ils descendent peu à peu et à la naissance répondent au détroit supérieur du bassin.
Utérus. Vagin. — Pour Rathke et BischofT, le vagin dérive du sinus uro-génital