FACE SUPÉRIEURE OU DORSALE
La face dorsale du pied commence en a^ri^ro au niveau d'une ligne transversale reliant le sommet des deux malléoles, et se termine en avant h la racine des orteils. Nous allons y retrouver la plupart des organe» déjà étudiés avec la région antérieure du cou-de-pied, dont elle n'est que la continuation.
Les couches qui la composent sont les suivantes :
1* La peau.
2® La couche cellulo-graisseuse sous-cutanée.
3* L'aponévrose dorsale du pied.
4* Une couche de tendons.
5* Une seconde lame aponévrotique.
6* Le muscle pédieux, l'artère pédieuse, le nerf tibial antérieur.
7** Les os et les articulations, recouverts d'une troisième lame fibreuse.
La, peau de la face dorsale du pied est fine, transparent^}, très-mobile et doué» d'une sensibilité moins vive que celle de la face plantaire. Klle s'excorie facilement sous l'influence des frottements et présente des durillons lorsque la pression est continue.
La couche cellulo-graisseuse sous-cutanée est lâche, lamelleuse, abondant» <ît peu chargée de graisse. Elle s'infiltre facilement, ce qui permet au pied d'augmenter rapidement de volume. On trouve dans son épaisseur les vaisseaux et nerfs superûciels du pied.
Les veines y sont nombreuses, s'aperçoivent par transparence et reçoivent les veines profondes du pied. Elles constituent en dedans et en dehors rorigirie de»
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saphènes inteme et externe, qui fonnent par leur aiMisloinose une arcade tonstaDie. Elles $e dUaleot frêquemnient et pré^enlent de nombreuses Taricwsàlfs sur les sujets atteints de varices du membre inférieur.
Ijes merfs superficiels du dôs du pied sont très-nombreux, ils proviennent de trois sources : le sapkène iHierne. le sapkèn^ cjtffme et le NtHsm/o^tiliiiNf; ce dernier fournit dix collatéraux dor>aux.
Vapomérrose dorsaie 4u pifd se continue en haut avec TaponêTrose jambière, se perd en avant sur les orteils et se fixe latéralement sur les bords du pied. Elle est infiniment moins résistante que l'aponévrose jambière et prend naissance dans le point où cette dernière se termine par un bord tranchant, nettement découpé au niveau de la base des malléoles (fig. 254). Le ligament annulaire dorsal du tarse doit être considéré comme une bride fibreuse spéciale, située au-dessous de l'aponévrose : celle-ci ne contribue donc que dans une faible proportion à maintenir les tendons appliqués sur le squelette de la région.
La coueke de tendons comprend de dedans en dehors : le jambier antérieur, Textenseur propre du gros orteil, les quatre divisions de Textenseur commun, le péronier antérieur et le court péronier latéral. J'ai dit plus haut, en étudiant le cou-de-pied, ce que ces muscles présentaient de particulier. Les tendons extenseurs du pied sont bien plus rarement blessés que ceux de la main, et leur suture est moins utile.
Au-dessous des tendons précédents existe une seconde lame fibreuse qui recouvre Tartère pédieuse et n'est autre que Taponévrose d'enveloppe du muscle pédieux. Elle s'étend du bord interne de ce muscle au tendon de Textenseur propre du gros orteil.
La sixième couche se compose du muscle pédieux, de Tarière pé'dieuse et du nerf tibial antérieur.
Le muscle pédieux est recouvert par les tendons de l'extenseur commun, qui le croisent obliquement [pg, 2Si). Il s'attache en arrière dans Texcavaiion calcanéo-asiragalienne, en avant du ligament annulaire dorsal du tarse, et se divise antérieurement en quatre faisceaux qui donnent naissance à quatre tendons terminaux. Le faisceau interne, qui est le plus volumineux, croise obliquement Tarière pédieuse d'arrière en avant et de dehors en dedans en passant au-dessus d'elle. Il va s'attacher à la partie externe de la première phalange du gros orteil. Ce faisceau constitue un point de repère important dans la ligature de la pédieuse.
Les trois autres tendons se plaçant au côte externe des tendons extenseurs se confondent avec eux sur la face dorsale de la première phalange des orteils.
Artère pédieuse. — L'artère pédieuse est la continuation directe de Tarière libiale antérieure. Elle commence au-dessous du ligament annulaire dorsal du tarse et se termine à Textrémilé poslérieure du premier espace inlorosseux. J'ai déjà parlé des anomalies fréquentes do celte artère, qui naît quelquefois de la péronièrc. Elle se dirige obliquement d'arrière en «ivanl et do dehors on dedans. Une ligne étendue de la parlie moyenne de Tespacoinlor-malléolairoà l'extrémité postérieure du premier espace inler-métatarsien en représente exactement le trajet, et c'esl suivant celle ligne qu'il convient d'inciser la peau pour découvrir le vaisseau. Cependant j'ai souvent vu l'artère pédieuse décrire une courbe à concavité interne, de telle sorte qu'elle était en parlie cachée houm le muscle pédieux.
i032 ANATOMIK TOPOGUAPUIQUK.
Siluée entre le tendon de Textenseur propre du gros orteil, qui est en dedans, et le bord interne du muscle pédieux, qui est en dehors, Tartère pédieuse est recouverte par la peau, la couche sous-cutanée et deux plans fibreux : Taponévrose dorsale et la gaine du pédieux, détail important pour la médecine opératoire.
La pédieuse fournit deux collatérales principales : \a dorsale du (arse^qui^ passant au-dessous du pédieux, s'anastomose avec la malléolaire externe, la péronière et la plantaire interne; la dorsale du métatarse^ qui forme Yarcade dorsale du métatarse. Cette arcade fournit trois artères interosseuses dorsales qui se rendent aux trois derniers orteils et s'unissent aux artères plantaires par l'intermédiaire de branches perforantes.
Le nerf tibial antérieur longe le côté interne de l'artère.
Vartère pédieuse reposant sur un plan osseux est facile à comprimer, aussi ses plaies présentent-elles peu de danger.
Les lymphatiques de la face dorsale du pied constituent un riche réseau donnant naissance à des troncs qui accompagnent principalement la veine sapbène interne.