DE LA P01TH1^E
uir pourrait s'engager dans le tissu cellulaire sous-cutané, â la suite d'un mou- Tient du bras par exemple, et en imposer au premier abord pour une plaia pénétrante de poitrine, mais l'erreur ne saurait être de longue durée.
lus-cutané peut apparaître Instantanément à la suite d'une l ainsi que, dans un duel <i l'épéc auquel j'assistais, je e malgré l'acharnement des combattants, et même des témoins, me basant sur l'apparition subito de l'emphysème.
Les plaies du poumon se cicatrisent en général très-vite, et l'air ne tarde pas h se résorber. Il est même remarquable de voir combien les grands traumatis* mes du thorax : fractures multiples de côtes, déchirure du poumon avec épanchement séro-sanguinolent dans la plèvre, pneumo-thorax, emphysème souscutané, etc., guérissent en général facilement. II est également très-remarquable i que l'air atmosphérique infiltré dans le foyer do la fracture n'amène jamais les! accidents qu'il produit dans le foyer des autres fractures; on n'observe ni] suppuration ni infection purulente à la suite des fractures compliquées de eûtes. Tyndall a pensé que l'air atmosphérique se filtrait en passant h travers lel poumon et se dépouillait ainsi du je ne sais quoi qui produit les terribles acci-' dents propres aux fractures exposées. Cette théorie du filtrage de l'air par le poumon a précédé l'idée ingénieuse de M. A. Guérin, du filtrage do l'air par le coton, idée dont l'application fournit à la clinique de précieux résultats.
Il suit de ce qui précède que les plaies superficielles du poumon produites par des fragments de côtes ne présentent pas une grande gravité. Il en est de mâme des plaies par arme blanche ; une plaie du poumon peut sans doute déterminer la production d'une pneumonie traumatique et la mort, mais elle est surtout gr.iYC par l'hémorrbagie, quand des vaisseaux de quelque importance ont été atteints : or ceux-ci, ne siègent guère qu'à la face interne, au niveau du pédicule.
Dans ce dernier cas, le sang s'épanche soit dans le parenchyme pulmonaire, soit dans le médiaslin ou dans la cavité de la plèvre [héno-lhuriLi:), et la mort en est rapidement la conséquence.
On a proposé d'ouvrir tout de suite largement la cavité thoracique pour évacuer le sang, mais cette pratique n'offre véritablement aucun avantage et ne me paraît même pas rationnelle : en effet, outre qu'on réussirait très-difficilement à évacuer le sang, le poumon ne reviendrait pas à son volume primitif après l'évacuation, puisque l'entrée seule de l'air suffit à produire son alTaissement, et d'ailleurs on courrait risque d'augmenter l'hémorrhagio, puisque la compression déterminée par le foyer sanguin peut à la rigueur contribuer à l'oblitération du vaisseau. La thérapeutique active est donc alors frappée d'impuissance.
Dans les plaies du poumon intéressant un gros vaisseau, les malades meurent plus encore par hémorrhagie et par syncope que par asphyxie ; aussi ne saurait-on trop repousser l'ancienne pratique des saignées, qui ne pouvait que bfkter la mort des malades.
Ce qui précède s'applique surtout à l'hémo-thorax succédant immédiatement k une plaie de poitrine (j'ai dît plus haut ce qu'il conviendrait de faire dans le cas de plaie de l'artère intercostale} : mais, si l'hydro-hémo-pneumo-lborax qui accompagne toute plaie du poumon, quand il n'y a pas d'adhérences pleurales, bien entendu, au lieu de se résorber, ce qui est la règle, augmente dans
lopauraphiiiut. V)
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610 ANATOMIE TOPOGRAPHIQUB.
les jours suivants, au point de menacer la vie du malade, on doit se comporter alors comme dans le cas d^épanchcment pleurétique aigu, c*est-à-dire pratiquer la thoracentèse avec Tun de nos appareils aspirateurs ; le liquide, qui est sérosanguinolent, sera très-facilement aspiré. Mais je répète que ces terminaisons sont exceptionnelles, et Ton peut dire en général des plaies pénétrantes de poitrine qu'elles sont au-dessus des ressources de Tart, ou qu*elles guérissent par les seules forces de la nature.
Quant aux projectiles de guerre, balles, éclats d*obus, etc., on ne peut songer à les aller chercher au hasard dans la poitrine quand rien n'indique leur siège et surtout quand Torifice par lequel ils ont pénétré est petit et resserré. Si, an contraire, il existait déjà une large ouverture, il faudrait explorer la plaie avec les doigts, rechercher les projectiles, les corps étrangers, tels que morceaux de / bourre ou de vêtements, et recouvrir ensuite la plaie d'un linge mouillé. On éviterait d*y appliquer à nu de la charpie, car quelques brins pourraient pénétrer dans la cavité pleurale lors d'un mouvement dMnspiration.
Lorsque la poitrine a été largement ouverte et que le poumon u*a pas été blessé (ce qui est extrêmement rare, mais peut néanmoins se produire, surtout si la plaie siège vers la base du thorax au niveau du sinus costo-diaphragmatique), dans ce cas, au lieu de s'affaisser du côté de la colonne vertébrale, le poumon peut, sous l'influence d'une expiration brusque, s'engager dans la plaie et faire hernie à l'extérieur. U faut se comporter alors comme on le fait dans les plaies pénétrantes de l'abdomen avec issue de l'épiploon, c'est-à-dire laisser le poumon dans la plaie sans le réduire.
Une portion du poumon peut être hemiée et former tumeur sous la peaa lorsqu'un point de la paroi thoracique a été détruit. On voit l'organe rentrer pendant l'inspiration et sortir brusquement pendant l'expiration.