‹ Traité d'anatomie topographique avec applications à la chirurgie (volume 3)Chapitre 100 sur 142 · GENCIVES · texte numérisé non relu

GENCIVES

La muqueuse qui tapisse la cavité buccale présente des caractères différents suivant les divers points où on la considère ; la muqueuse palatine, par exemple, n*a pas la moindre ressemblance avec la muqueuse labiale.

La muqueuse buccale subit vers le bord libre de chaque mâchoire de notables changements dans sa couleur, sa consistance, sa texture et ses usages ; elle prend à ce niveau le nom de gencive.

Il existe sur chaque rebord alvéolaire une gencive qui pénètre dans Tinterstice des dents, où elle présente même assez fréquemment Taspect de végétations.

La muqueuse gingivale se confond intimement avec le périoste qui recouvre le maxillaire et constitue une fibro-muqueuse ; elle entoure de toutes parts le collet et s*y fixe d'une manière intime, de façon à constituer pour la dent un puissant moyen d'union.

Ouant à la couche profonde ou couche périostique, arrivée au niveau du coUet de la dent, elle plonge dans Talvéole et va constituer le périoste alvéolo-dentaire précédemment décrit.

J'ai signalé le décollement qui s'opère entre la gencive et la dent sous linfluence de l'ostéo-périostite alvéolo-dentaire et la sécrétion purulente qui se fait dans l'avéole. Il existe alors entre la dent et la gencive une rigole circulaire de laquelle la moindre pression fait sourdre du pus mélangé de sang. 11 ne faut pas confondre cet état avec le ramollissement des gencives qui survient sous l'influence du scorbut et de l'emploi des mercuriaux.

Lorsque la couronne d'une dent s'est détachée sous l'influence de la carie, la muqueuse recouvre la portion de racine qui reste dans l'avéole, et, pour l'extraire, il faut décoller la muqueuse, déchausser la detit.

Les gencives sont le siège d'un groupe de tumeurs auxquelles on a donné pendant bien longtemps le nom générique d'épulis, sans les distinguer autrement. Elles sont loin cependant de présenter la même nature et la même origîiie. Les unes ne sont autre chose qu'une hypertrophie du tissu gingival, elles sont superficielles, n'envoient aucun prolongement, si ce n'est dans Tinterstice des dents, d'une gencive à l'autre, et n'offrent aucune gravité.

D'autres au contraire naissent soit du périoste, soit de Tos, de rintérieor même des alvéoles, et sont de véritables sarcomes qui récidivent toujours après l'ablation. Les sarcomes à myéloplaxes s'y rencontrent souvent.

Les artères des gencives sont nombreuses : la sous-orbitaire et ralvéolaire en avant, la palatine supérieure et la spbéno-palatine en arrière, fournissent à la mâchoire supérieure ; la dentaire inférieure, la sous-mentale et la se distribuent aux gencives inférieures.

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