‹ Traité d'anatomie topographique avec applications à la chirurgie (volume 3)Chapitre 122 sur 142 · ANOMALIES ARTÉRIELLES · texte numérisé non relu

ANOMALIES ARTÉRIELLES

Pig. 133. — Origine isolée des quatre gros vaisseaux, earolidc el B0us-elavi(;re Jroile en avant, carotide et sous-claviËre gauche en arrii^rc.

Fig. t3i. — Origine isoMc des quatre gros vaisseaux, aousMilavière droite en arrière, les deux carotides el la soua-clavièro gauche en avant.

- Origine isolée des quatre gros vaisseaux et de l'artère vcrtâbralo gauche;

les deux carotides, l'artère vertébrale, la souB-cIavi^rc gauche, pois la droite devenue récurrente postérieure.

- Disposition singulière de la crosse de l'aorte, perforée à sou sommel d'un

anneau que traverse la triichëe-artcre. Les quatre gros vaisseaux naissent îaolëmenl : la carotide et la sous<lAvière droite du demi-arc aortique postérieur; la carotide et la sous-claviére gauche du demi-arc aortique antérieur. Le chilTre 12 indique l'artère pulmonaire, unie & l'aorle par le canal arlcricl.

ANATOUIE TOPOGRAPBIQUG.

¥ig. 137. — Tronc thyroïdien inférieur unique, né de la crosse de l'aorte, entre le tronc brachio-cëphalique et la carotide gauche.

Si les artères jouent un rôle considérable dans la région sous-hyoIdienne, les veines y sont également très-importantes.

11 existe aa devant de la trachée un plexus veineux plus ou moins développé suivant les sujets, mais toujours très-riche, surtout chez l'adulte. C'est de là que vient la plus grande partie du sang pendant la trachéotomie, car, si on peut àla rigueur éviter les artères, il est impossible de ne pas intéresser le plexus veineoi.

On peut reconnaître dans ce plexus deux ordres de veines : les unes, superficielles, aboutissent à la veine jugulaire antérieure superficielle; les autres, profondes, donnent naissance à la veine jugulaire antérieure pro/bnife.

La jugulaire antérieure superficielle, située en avant des muscles sous-liyoldiens, sur la ligne médiane, va se jeter dans la veine sous-clavière droite, quelquefois par un tronc commun avec la jugulaire externe ; la jugulaire antérieure profonde se rend dans le tronc veineux brachîo-cépbalique gauche. Nul doute que ces veines jugulaires antérieures, ainsi que les branches qui leur donnent naissance, ne soient sujettes à de nombreuses anomalies, mais il n'en existe pas moins toujours au devant de la trachée un lacis veineux très-abondant, développé surtout chez l'adulte, d'oh la gravité particulière de la trachéotomie & cette époque de la vie.

Vaisseaux lymphatiques. — Les vaisseaux lymphatiques qui naissent du conduit laryngo-tracbéal partent de la membrane muqueuse et sont extrêmement nombreux. Ils aboutissent aux ganglions placés sur les côtés du larynx et de la trachée, en dedans du muscle sterno-cléido-mastoïdicn.

l\erfs. — Les nerfs de la région sous-hyoïdienne sont superficiels et profonds. Les superQciels se rendent : les uns à la peau, et sont fournis par la branche cervicale transverse du plexus cervical superliciel ; les autres aus muscles sonshyoKdiens, et se détachent de la convexité de l'anse de l'hypoglosse.

Les nerfs profonds sont les nerfs laryngés , distingués en supérieur et inférieur.

l'ai déjà signalé les rapports de ces nerfs, et en particulier ceux de l'iiifériebr

Kg. 138, — PItxu»

I^A', teine jo|uJ«ir« a ■^ ponlon li«rluBl>lc.

piËcc s£cli<! diSpo«éD duw

iQ-Mpli»llque iluolic.

116 ASATOMIR TOPOGHAPHIOVE.

OU l'ërurreiit guiiclii.', avoL' la fncG anlériciirc de l'iesopliage, seul ilétail qui i téresse en réalili^ le chinirgion. L'histoire ai curieuse des norf* lar\'nf;i>s i-sl ressort des traités d'.inatijitiie (Iescri]ilive et de physiologie.

Œsophage.

Élendu du phuij rix à resloniiu-, Pip^uphage oi'cupo sucressivenient le tou, la poitrine et la partie la plus i^levée de l'aMumen- II serait donc logique, dans un traité d'anatoniie topi^aphique, de dlitrirG cTiiicime de ces parties en môme temps que la région oâ-^le se ln>uve sRuée. Mais il y ajci dans cette manière de fairo un réel inconvénient ; certaines nolionj générales sur l'*esopliage, telles que sa longueur, sa dirvntîiïn, son lalibre. nd peuvent être sciifdées. D'ailleurs la porlinn réellement cûirurgîeftte de l'œsophage est la portirai cervicale, el, comme cette portion occupe la régiun sous-liyoîdienne, il m'a semblé rationnel de placer l'élude du âjinal tout imlier à la suite de celle dela;.tracfaéc et du corps thyroïde, de le coaiàdéror lui-iin>in(' comme une sorte de r^ion.

L'œsophage est un conduit musculo-nieinbraneux aplati qui;fait suite an pharynx et se termine à l'ustumac, au niveau du cardia. •

Il commence au niveau du bont iaférienr du cartilage cricoîde, «l dans l'attitude normale de la t6le cette origine répond ai\ corps de la sixiàmc vertèbrecervicale. J'ai déj&dit, en étudiant le pharynx, ^ue cette origine ét^t séparée d4 l'an^ade dentaire supérieure par une longueuf de 13 cenliniËtrcs. C'est donc' sans y avoir réfléchi que quelques auteurs se sont demandés! ou pouvait alleiadre avec le doigt la limilo supérieure de l'œsophage.

I^ fin de l'œsophage correspond ïi la onzième vertèbre dorsale.

JjmgiKw. — I*our avoir la longueur de la portion cervicale, il faut la mesure du boixl inférieur du cartilage cricohle à la i'ourrhetto du sternum ou \ un plai horizontal passant par la fourchellc, plan rorresjjondanl lui-même en généra à la deuxième vertèbre dorsale. Cette longueur est irès-variable suivant les sujets, et je renvoie le lecteur aiix mensurations que j'ai données en étudiant It traihée-artére, les portions cervicales de la trachée et de l'œsophage ayant né cËssairenient la même longueur. Cti^z l'homme adulte, la distance entre le car tilagc cricoîde et la Tourchette du sternum a varié de K 1/2 ft 8 1/2 rentîmëlres; el la taille de ces deux sujets ne dilférait que de 3 millimètres.

La longueur totale de Itesophage est d'environ 25 cen tioiétrrt'. Kn ajoutaal les IS centimètres qui séparent sou origine de l'arcade dentaire supcrieure, on voit qu'un cathéter œsophagien devra iircsinter une jtiujsi^'or denviroa! 50 centimètres. "^K

Ifireclion. — SituÔ h son origine sur la ligne médiane, roBSO^mage traverse l( diaphragme à gaucbe.de la ligne médiane. Sa direction générale est donc oblique de haut en bas el de droite à gauche, mais au point de vue du cathétérismi I on peut ne pas se préoccuper de celte légère obliquité el considérer le condui {comme vertical.

L'œsophage, devant traverser la partie gauche du diaphragme, se porte toi) de suite dans cette direction, c'est-à-dire à gauche, mais, arrivé au niveau de II troisième vertèbre dorsale, il rencontre la crosse de l'aorte, qui l'oblige à déviei un peu de sa route el à se porter légèrement à droite, puis il reprend sa dire©

Page 1