‹ Traité d'anatomie topographique avec applications à la chirurgie (volume 3)Chapitre 123 sur 142 · ŒSOPHAGE · texte numérisé non relu

ŒSOPHAGE

Uun à gauche. 11 rôsiiltL' tit lu que IVusopliape présfulu Jeu dont ou peut pi-endre une idée trèsnette sur la ligure 13U, l'une supérieure, en B, h concuvité dirigée à droite :

l'autre inférieure, en G, beaucoup plus longue, à coneav'ilé dirigée à gauche.

En pénétrant dans le thorax, l'œsophage se porte Irèa-légèrement en arrière, mais il ne s'applique pas aux vertèbres, comme l'ont dit à tort quelques auteurs, on sort^ que, loin de suivre la courbure de la colonne dorsale, il est ipresque reeliligne.

Les inflexions latérales et an téro-postérieures sont assci légères pour n'oppo •er aucun obstacle au culhétérisme de l'œsophage sain, mais dans les cas de rétrécissement organique avec ramollissement des parois elles peuvent fa- 17 '":' voriser les fausses routes, d'ailleurs nssez fréquentes.

Calibre. — Le calibre de l'œsophagt!

ust un des points les plus importants dv l'étude de ce conduit. D'après mes conseils, il fut étudié avec le plus grand soin en 1874 par le D* Mouton, dont les conclusions m'ont paru exactes. 11 importait beaucoup pour la pratique du calhétérisme œsophagien de résoudre les deux questions suivantes: (Juel est le calibre normal, physiologique, de l'tnsophage'? Quelles dimensions peut-il acquérir par la distension?

Pour répond reà la première, M. Mouton moula l'œsophage en coulant du pl&tre par l'estomac, Inus les organes du thorax et du cou étant eu place ; procédé infiniment préférable h celui qui consiste à mesurer l'œsophage après l'avoir préalablement isolé des parties

voisines. Il ofalinl, après un certain ^ig- \3S. - Œi^oiJujse dcsunê d'aiJi-^i u. nomte d'e»ab i„t,uc,„c.ux, le moule ZfJ"::!S't"\LK'ZTUSSu, que je reproduis figure 139 réduit de diamitro transverul.) moitié; les chiffres représentent des a. oHg™ de 1 ««ipiHç», mesures prises sur le diamètre Irans- c| 5™i*m*™u^"c ui«l°^. versai il l'aiile d'un compas d'épaisseur. ". •^<t<pn\nu iiiiite p» le p*.ng> do 1. biumbe gauche.

Od voit qu'il existe trois points rétré- ' cis : l'un h l'origine de l'œsophage, le sL'Cond à 7 centimètres environ au-des-

sous de cette origine, dans le point où le conduit se dévie à droite, le troisième à sa terminaison. Dans ces trois points, M, Mouton a trouvé 14 millimètres. Il faut toutefois remarquer que le rétrécissement inférieur ne dépend pas des tuniques œsophagiennes elles-mêmes, mais de la compression exercée par les fibres musculaires du diaphragme à travers lesquelles passe le conduit comme dans un véritable canal, si bien que, celles-ci enlevées, le rétrécissement disparaît.

En raison de Tétroitesse de Tœsophage à son origine, les corps étrangers s'y arrêtent fréquemment et séjournent alors en réalité dans le pharynx.

Ils s'arrêtent également un peu au-dessous de la fourchette du sternum, au niveau de la première inflexion latérale, dans le point où l'œsophage quitte la ligne médiane pour se porter à droite. Cette déviation, avons-nous vu, est due à ce que la crosse de l'aorte abandonne le sternum pour se porter à gauche et en arrière au niveau de la quatrième dorsale. Il en résulte que l'aorte est en rapport à cet endroit avec un point de l'œsophage déjà rétréci normalement. Or, un anévrysme de cette portion du vaisseau pourra diminuer encore le calibre œsophagien, produire de la dysphagie et faire croire à un rétrécissement vrai de l'œsophage. On devra toujours avoir présents à l'esprit les cas d'hémorrhagie foudroyante succédant à un cathétérisme pratiqué dans ces conditions.

Les corps étrangers arrêtés en ce point pourront aussi à la longue ulcérer les parois de l'œsophage et consécutivement l'aorte elle-même.

Quant au rétrécissement inférieur ou cardiaque, il ne paraît pas s'opposer au passage des corps étrangers qui pénètrent généralement dans l'estomac quand ils ont franchi les deux premiers.

C'est au niveau de ces trois points rétrécis du tube œsophagien qu'on observe le plus ordinairement les rétrécissements de cet organe, surtout ceux qui sont cicatriciels, parce que, sans doute, les liquides corrosifs introduits dans l'œsophage y séjournent un peu plus longtemps.

Je n'ai pas à faire ici l'histoire si intéressante des corps étrangers de l'œsophage, je dirai seulement qu'il faut, autant que possible, les extraire par les voies naturelles soit avec -la pince de Hunter, celle de Mathieu, le panier de de Graefe ou l'instrument de Weiss (faisceaux de soie disposés en forme de parasol) ; si on n'y peut réussir, on tentera de les repousser dans l'estomac avec une tige en baleine, garnie d'une éponge. M. le D*" Gautier, de Genève, a récemment eu l'idée ingénieuse d'employer un pessairc Gariel qu'il a introduit sur un mandrin dans l'œsophage. Par plusieurs insufflations successives il a distendu le canal œsophagien et dégagé un débris d'os qui est tombé dans l'estomac. La dernière ressource serait l'œsophagotomie externe.

Il faut savoir que le malade peut conserver pendant un certain temps l'impression produite par le corps étranger alors que celui-ci n'est plus dans l'œsophage. Par contre, un corps étranger plat, à arêtes vives, tel qu'une portion d'os, par exemple, peut s'accrocher dans les parois œsophagiennes, s'y placer de champ, s'y dissimuler, produire de graves accidents tout en permettant la déglutition et sans que le cathétérisme lui-même dénote sa présence. On pourrait recourir dans ces cas à l'explorateur doué d'une sensibilité exquise imaginé par M. Colin.

Quelles dimensions peut acquérir l'œsophage par une distension brusque (i)?

(1) Je dis distension brusque parce que nous savons combien Tœsophage est susceptible de se distendre à la longue. 11 se forme quelquefois au-dessus d'un rétrécissement une véritable poche capable de contenir assez d'aliments pour abuser le malade et lui faire espérer qu'ils ont pénétré dans restomtc

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