‹ Traité d'anatomie topographique avec applications à la chirurgie (volume 3)Chapitre 142 sur 142 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

De la Main.

La main coinmonre au niveau du pli inférieur du poignet. J'ai montré qu'une ligne transversale réunissant les deux extrémités de ce pli sur le dos de la main passe sur le col du grand os et correspond à peu près à l'interligne médiocarpien ; d'autre part, la seconde rangée du carpe présente une union si intime avec les métiirarpiens (sauf avec le premier), (pie ces deux parties constituent en réalité une môme pièce qui se meut sur la première rangée du carpe, en sorte que la main se compose en réalité de la deuxième rangée du carpe, des cinq métacarpiens et des doigts.

Au point de vue chirurgical, la main comprend deux portions, une portion métacarpienne et \\i\q portion digitale.

Portion métacarpienne de la main.

Elle présente î\ considérer : une face antérieure, face palmaire, paume delà main; une face postérieure, face dorsale, dos delà main. J'étudierai successivement les deux faces et ensuite le squelette de la portion métacarpienne.

A. — FACK PALMAIRE 01 PAUME DE LA MALN.

Lt\ paume de la main présente à son centre une dépression appelée creux de la main; ce creux est circonscrit par des saillies (jui sont situées: l'une, en h.iut et en dehors, c'est Véminence thénar; l'autre, en haut et en dedans, c'est Yéfninence hi/pothénar. Ces deux éminences, presque accolées eu haut où elles forment le talon de la main, divergent pour se porter l'une vers le bord externe ou radial, Tautrc vers le bord interne ou cubital. Le creux de la main est limité en b<is par trois petites bosses correspondant chacune aux trois espaces interdigitaux, ne contenant que de la graisse, tandis que les deux éminences renferment des organes qui nécessitent de subdiviser la paume de la main en une partie médiane et deux parties latérales.

La paume de la main présente à considérer des plis très -nombreux sur la disposition desquels sont basés tous les romans des chiromanciens. J'en signalerai seulement trois qui, par leur assemblage, représentent assez bien une M majuscule. Le supérieur correspond au mouvement d'opposition du pouce et limite l'insertion du muscle adducteur* ; le deuxième, à l'articulation metacarpo-phalangienne de l'indicateur; le troisième, à l'articulation métacarpophalangicnnc des trois autres doigts.

La paume de la main empiétant sur la racine des doigts voir (fig. 170), les articulations métacarpo-phalangiennes sont situées notablement au-dessus des interstices digiUiux. Sans répondre exactement à l'interligne articulaire, les deux plis inférieurs peuvent néanmoins servir de point de repère dans la désarticulation des doigts correspondants.

5U AiV'ATOMIE TOPOGIIAPillOI'F,.

Les plis pulmairi's permettent surlonl ili^ s'orii-nlcr iluns lus opérations sur la paume île la main. On épmuvo Imijuiiis la légitime crainte de blesser les arcades palmaires : ur l'arcade supcrlicielle correspond k l'intervalle qui sépare le pli supérieur du second. Tirez une ligne transversale, allant de la commissure du pouce au bord culiltal de la main, cette ligne correspond au sommet de l'arcade artérielle. Uoiie, quand on doit pratiquer une incision

rïeUes avec les plis de la paume île la »

I PI, pli cutinn intérieor.

eu, pli cbUih> ini>t«n.

dans la paume do la main. Il faut commencer par chercher cette ligne, et enfoncer le bistouri au-dessus ou au-ilessous d'elle. L'incision devra toujours être dirigée verticalement, c'est-à-dire dans le sens des branches collatérales vasculaires et nerveuses et dans le sens des tendons. Quant à l'arcade palmaire priifonde (AV, fitf. 170), elle esl située au-dessus de la précédente, mais située si prorondément [fig. 171)qn'elle ne rourl aucun risque d'être alleintc par le cliirurgien.

Les trijis parties dont s<^ compose la paume de la main présentent chacun des différences notables, menu- dans leurs couches superficielles, el méritent

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