DES PROLONGEMENTS DE L*AP0N6VR0SB DE TENON
côtés par le périoste de l'orbite, et fermée par la rencontre de ces divers plans fibreux aux deux extrémités de la pyramide orbitaire.
Des prolongements de Taponévrose de Tenon.
Pour compléter l'histoire de l'aponévrose de Tenon, il nous faut en étudier maintenant la partie la plus importante, c'est-à-dire les prolongements nés de sa face externe. Ils sont de deux ordres : les uns se rendent aux muscles, les autres aux parois de l'orbite : ils sont donc musculaires et orbitaires.
1<* Prolongements musculaires. — Pour faire cette démonstration nous avons
Fig. 68. — Schéma démontrant les prolongements musculaires de Caponévrose de Tenon.
A, muscle droit supérieur.
B, tendon de ce muscle.
i% aponévrose oculaire.
D, Dy prolongements musculaires de l'aponévrose.
E, conjonctive.
P, tissu cellulaire sous-conjonctival.
G, sclérotique.
H, nerf optique»
I, cornée.
l, iris.
supposé une coupe verticale antéro -postérieure passant par le milieu du muscle droit supérieur.
Les muscles droits sont d'abord situés dans la loge postérieure de l'orbite ; arrivés au tiers antérieur environ de la sclérotique, ils s'engagent dans la loge antérieure pour aller prendre insertion au voisinage de la cornée : ils doivent donc traverser la cloison fibreuse qui sépare ces deux loges : or l'aponévrose n'offre pas de trou pour le passage du muscle, elle se laisse déprimer en doigt de gant, de façon qu'elle accompagne le tendon jusqu'à son insertion scléroticale B. De plus, des bords de la dépression qu'a subie l'aponévrose se détache une gaîne fibreuse (DD) qui enveloppe complètement le corps du muscle (A) et l'accompagne jusquQ vers le milieu de l'orbite. Très-résistante à son point de
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dépiirt, cette };ainii adhère fortement au corps du muscle; elle no tarde pa$l s'amincir et à se transformer eu une simple toile celluleuse. Tou» les muscles de l'œil reçoivent une gaine analogue à celle que nous venons de décrire. Toutefois celle du grand oblique s'aniite k la poulie de réflexioD de son tendon el ne se porte pas sur le corps du muscle. Ce n'est d'ailleurs qu'em étudiant le$ muscles de l'œil eux-mËraes qu'il nous sera possible de comprendre le but de cette remarquable disposition.
â" Prolongemenls orbitairei. — M. Sappey a fait remarquer avec raison que le» prolongements orbitaires, appelés encore aUerom ligamenteux, n'émanent pas directement des muscles de 1 œil, ainsi que l'avait pensé Tenon, qui leur donnait le nom detendom orbitaires, maif bien de la gainefibreuse de ces muscles. Des quatre gaines musculaires naissent autant d'ailerons ligamenteux. Le prolongement qui naît de la gaine du droit supérieur s'unit aussitôt avec celui de l'élévateur de ta paupière, en sorte que la contraction de ces deux muscles ne saurait être absolumenl indépendante : aussi le droit supérieur est-il légèrement élévateur de la paupière supérieure. Ce prolongement va ensuite se iixerau bord supérieur de l'oihito.
Le prolongement du muscle droit inférieur se fixe au bord inférieur de l'orbilc en se confondant à ce niveau avec le ligament des tarses.
ce, périuts orbitiirr. Les ailcrous latéraux sont de beau-
"'"' "T^in^™!*! f.w'riïr*"'''' '''''''''"'"' '" *■'•"!> It^s plus importants par leur E. E. oiuKki droii. iiitraui. volume et Icur résislance. Au nombre
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terne B, ils naissent chacun de la gaine fibreuse D du muscle droit correspondant à peu près au niveau de l'équatcur de l'œil.
Ils se présentent sous la forme de deux trousseaux tlbrenx blanchâtres trèssolidement attachés aux parois correspondantes de l'orbite.
L'aileron externe est toujours plus volumineux que l'interne. Tous les deux se dirigent d'arrière en avant ; l'cxlcrne se porte de dedans en dehors et l'interne de dehors en dedans. Continus en arrière avec la gaine libreuse des droits, ces deux faisceaux se llxent en avant, l'externe à la paroi externe de l'orttite. immédiatement en arrière du ligament palpébral angulaire externe ; l'intenieà la paroi interne de l'orbile à la crPte de l'unguis, en arrière du sac lacr3rma]et du muscle de Horner.
Suivant M. Sappey, ces prolongements, de nature libreuse à leur iosertion mobile ou postérieure, sont constitués, à leur insertion antérieure ou osseuse, par des faisceaux de libres musculaires lisses auxquels il donne le nom de mus* des orhitaires interne et externi.'.
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MUSCLES DB l/ŒtL.
L'aponévrose ne joue donc pas seiitemenL le rôk- d'iiii diaphragme ayant pour but de séparer en deux loges dislinclcs la cavité de l'orbite, elle affecte encore les connexions les plus intimes avec les muscles de l'œil, en sorte que son usage h. ce point de vue ne peut se séparer de celui des muscles.