‹ Traité d'anatomie topographique avec applications à la chirurgie (volume 3)Chapitre 68 sur 142 · B. — RÉGION DES FOSSES NASALES · texte numérisé non relu

B. — RÉGION DES FOSSES NASALES

Les fosses nasales sont deux vastes cavités anfractucuses destinées à recueillir les effluves odorants et à laisser passer Tair atmosphérique qui se rend au poumon. Elles communiquent d'une part avec Textérieur, d'autre part avec le pharynx ; elles sont précédées par deux cavités qui leur servent en quelque sorte de vestibule : ce sont les narines.

Des narines.

Les narines diflîîrent essentiellement des fosses nasales en ce qu'elles sont tapissées à leur intérieur par un revêtement cutané qui se continue avec la peau du nez en se réfléchissant au niveau^u bord libre.

11 ne faut donc pas comprendre sous le nom de narines l'orifice antérieur des fosses nasales, de même que c'est une erreur d'appeler narines les fosses nasales elles-mêmes, comme le font encore quelques auteurs, à l'exemple de Velpeau. La figure 85 représente la paroi externe de la narine ; elle est limitée par deux bords, l'un supérieur, l'autre inférieur, et se prolonge en avant dans l'intérieur du lobule.

La narine est en quelque sorte circonscrite par les deux branches du cartilage de l'aile du nez ; la peau qui la tapisse a pour caractère d'être blanche, très-sensible au chatouillement. On trouve dans sa structure les éléments habituels de la peau, et en particulier des poils longs et roides occupant surtout la paroi interne ; ces poils, désignés encore sous le nom de viàrisses, protègent l'entrée des fosses nasales contre les corps étrangers ; les poussières s'y at- / tachent facilement, et, lorsqu'elles y séjournent chez un malade, elles té- / moignent d'une profonde prostration : aussi a-t-on considéré la pulv.érulence des narines comme un signe pronostique fâcheux. La peau qui tapisse Tintérieur des narines abandonne peu à peu ses caractères à mesure qu'on s'approche de l'orifice supérieur, elle s'amincit, perd sa couleur rosée, devient blanche, ressemble à un tissu de cicatrice et adhère de plus en plus fortement au cartilage sous-jacent. C'est vers l'orifice inférieur surtout que se rencontrent les poils ; à ceux-ci sont annexées de nombreuses glandes sébacées susceptibles de s*enflammer ; elles deviennent alors le point de départ de furoncles extrêmement douloureux. Chez les sujets lymphatiques, on observe souvent en perma-

KOasEs NASAi.i;s. â'tS

iience dans l'inlériL'ur des narines des croules d'eczôma impéligineux (nii délormiiient le gonûoiiiciil des ailes dti nez, do la sons-cloison, ot sont parrnis le

point de départ des érysipèles spontanés rie la faee. J'îii di-ji dil que- eertains éryt(i6mes do la peau du ne^ ponvaiout avoir celle origine.

Fosses nasales.

Pour bien se rendre complu de la forme et des rapports des /"(«ses ntuales, il est bon de les examiner sur une coupe verticale et transversale comme celle qui est représentée ici. On voit alors qu'elles sont situées au-<]essous du crâne, an-dessous et en dedans des cavités orbitaires (J, J} au-dessus do In voûte palatine (M, Mj ot entre les doux sinus maxillaires {K, K).

Elles se présentent sous la forme d'une pyramide triangulaire duul le sommet tronqué (H) est en haut et la hase (1) en bas. Une cloison complète (A) s'étend du sommet à la base de celte cavité et la divise en deux cavités secondaires, distinctes l'une de l'autre, limitées elles-mêmes par une face interne lisse et unie, et par une face externe dirigée obliqueiTlent en dehors el trës-irrë^^ulière.

Les fosses nasales varient beaucoup suivant les inijividus. Elles présentent à considérer quatre parois : i° une paroi supérieure ; 2° une paroi inférieure ; 3* une paroi externe; 4° une paroi interne; deux oridces : l'un antérieur, l'autre postérieur ; une membrane muqueuse, la muqueuse pituitaire, commune à ces diverses parties.

AN'ATOMIE TOPOGRAPinOUE,

Celle pnrui, appelée encore voûle des fosses nasales, représente le sonimel de lii pyramide. Elle est rcmarqnable par son élroilesse, siirtrxil dans la partie qui correspond h l'ethmolrie {fîg. 86). Elle esl si étroite qu'elle ressemble pintût

A un bord qu'à une face. Sa largeur n'est en général que de 2 à 3 millimètres, elle est ici de 2 milliinëtres. On conçoit d&s lors la dilTiculté de faire pénétrep dans PO point des instruments d'uu certain volume, tels que des pinces à polype, par exemple.

La paroi supérieure, d'une minceur exlrCme, est de plus percée de trous à travers lesquels passent les branches du nerf olfactif: aussi est-elle trèa-peu résistante, et coni;oil-oo qu'elle puisse céder sous l'iniluence de ta traction oiercée sur les polypes qui y prennent insertion ; je ue mets pas en doute que le fait si curieux d'écoulement par le nez de liquide céphalo-rachidien que j'ai rapporté page 32 ne trouve là sa véritable explication. L'introduction d'un

FOSSES NASALES. îiT

iiiHltimieiil piqnaiil dans les narines, poussé parallèlenienl au tins du nez, rencontrerait en droite ligne cett^; portion si fragile de la voùto des l'osses nasales, et pénétrerait dans le cerveau sans grande résistance.

On ne peut d'ailleurs se faire nne idéa complète de la paroi supérieure que sur une coupe verticale antéro-postérieure des fosses nasales analogue i celle représentée ligure 87. Cetle coupe permet de voir que la paroi est loin d'être

Fig. 87, - Coupe anlé<'o-paité.-i *A, orin« phtr.nped d* 1. Ir«npt i

inférieure Euilicbc.

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tisala dettin et externe.

i, npophiie

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