PRÉFACE V
tiplier les divisions et, aussi, de fondre nos régions dans un moule commun, autrement dit d'adopter pour chacune d'elles la même méthode d'étude. Après une définition sommaire de la région, nous avons indiqué sa situation, fixé ses limites et décrit sa forme extérieure avec la manière de l'explorer. Puis, nous avons étudié un à un chacun de ses plans constitutifs, en allant de la surface vers la profondeur, comme le fait le scalpel à la salle de dissection. Les divers plans de la région une fois connus, nous avons décrit, dans une division à part, ses vaisseaux et ses nerfs. C'est bien là la méthode topographique par excellence, la méthode de choix.
Une pareille méthode, toute rationnelle pour les régions des membres et aussi pour les régions superficielles de la tête et des trois grandes cavités splanchniques, n'est pas applicable, on en conviendra, aux régions profondes ou viscérales. Pour ces dernières, nous étudierons, à la fois en anatomiste et en chirurgien, le viscère qui en représente l'organe principal et, pour cela, nous l'envisagerons successivement : 1^ à l'état d'isolement (ce sera son étude descriptive) ; 2^ en place, c'està-dire dans la position qu'il occupe normalement (ce sera son étude topographique) ; 3° au point de vue de sa constitution anatomique ; 4^ au point de vue de sa circulation et de son innervation.
Nous devons ajouter que, à propos de chaque région ou de chaque organe, nous avons soigneusement indiqué comment on l'explore en clinique, au lit du malade, et même, quand il y a lieu (par exemple pour les viscères abdomino-pelviens), comment on l'explore sur la table d'opérations au cours d'une intervention. Nous avons, enfin, signalé les différentes « voies d'accès » qui, dans chaque région, s'offrent au chirurgien pour pénétrer dans la profondeur et aller à la recherche d'un organe, qu'il s'agit, suivant les cas, de mettre à nu, de ponctionner, d'inciser, de réséquer ou même d'enlever d'une façon complète.
Le corps humain, on le sait, se compose essentiellement de trois parties ou segments : la tète., le tronc et les membres. Le plan général d'une description méthodique des régions ne peut que se conformer à ce plan anatomique.
a) La tète est la partie du corps la plus élevée de par sa situation. Mais elle mérite également la première place, en raison de l'impor-