‹ Traité d'anatomie topographique (volume 2)Chapitre 5 sur 141 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

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tance, toute particulière chez rhomme, des organes qu'elle renferme : nous lui consacrons notre premier livre,

p) Le Ironc^ qui est immédiatement situé au-dessous de la tête, comporte en anatomie topographique des divisions secondaires. — Relativement étroit à sa partie supérieure, qui, pour cette raison, a reçu le nom de cou^ il s'élargit brusquement à la naissance des membres supérieurs et reste tel, ou à peu près, jusqu'à son extrémité inférieure : il prend successivement, au-dessous du cou, les noms de thorax^ à' abdomen^ de bassin. — Si, maintenant, nous envisageons le tronc au point de vue de sa constitution anatomique, nous constatons la présence, à sa partie moyenne, d'une longue tige osseuse, qui s'étend sans interruption de l'une à l'autre de ses extrémités : c'est la colonne vertébrale ou rachis. Tout autour d'elle se disposent des formations nombreuses, soit molles, soit squelettiques, de valeur bien différente : en arrière, sur le plan dorsal, ce sont avant tout des muscles puissants en rapport avec les mouvements de la tête et du rachis lui-même ; en avant, sur le plan ventral, nous avons les organes qui, sous le nom de viscères., constituent les grands appareils digestif, respiratoire et uro-génital. — Ces derniers organes, que l'on désigne quelquefois sous le nom d'orqanes splanchnigues (de oTrxâYzvov, viscères), occupent toute la hauteur de la colonne vertébrale. Au cou, ils sont relativement superficiels, n'étant recouverts que par des lames musculaires fort minces ou même seulement, comme cela se voit sur la ligne médiane, par l'aponévrose et la peau. Au-dessous du cou, ils sont, pour la plupart,' beaucoup plus profonds et, d'autre part, ils s'abritent dans des cavités spéciales, à revêtement séreux, qui, de ce fait, prennent le nom de cavités splanchnigues. Ce sont, en allant de haut en bas : 1° en avant des vertèbres dorsales, le thorax ; 2° en avant des vertèbres lombaires, V abdomen ; 3° en avant de la colonne sacro-coccygienne, le bassin. — Le tronc peut donc être divisé en cinq parties, qui feront chacune l'objet d'un livre distinct : le rachis., qui occupe en arrière toute la hauteur du tronc et, en avant du rachis, le cou., le thorax, V abdomen et le bassin.

y) Restent les membres., au nombre de quatre, disposés symétriquement, appendus, les supérieurs au thorax, les inférieurs au bassin. Nous leur réserverons notre dernier livre.

Au total, le présent Traité d'anatomie topographique comprend sept livres, que nous consacrerons: le livre I^'', à la Tête:, le livre II, au Rachis; le livre III, au Cou ; le livre IV, au Thorax ; le livre V, à V Abdomen ; le

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livre VI, au Bassin ; le livre VII, aux Membres. Le premier volume renferme les quatre premiers livres ( Tête, Rachis, Cou et Thorax) ; les trois derniers livres ( A hdomen, Bassin et Membres) forment le deuxième volume.

On a écrit, non sans raison, que l'anatomie topographique doit s'apprendre à l'amphithéâtre sur des dissections et non dans un livre avec des figures. Il ne faudrait pas cependant, poussant l'exagération trop loin, aller jusqu'à dire que, dans un Traité d'anatomie topographique, les figures sont inutiles. Nous estimons, au contraire, qu'en anatomie des régions, comme en anatomie systématique, une illustration soignée doit être le complément nécessaire de toute description anatomique, et voilà pourquoi nous avons intercalé dans notre texte de très nombreuses figures (le tome I^^, à lui seul, en renferme plus de six cents), tirées pour la plupart en plusieurs couleurs

De ces figures, les unes (et c'est le plus grand nombre) reproduisent des préparations faites spécialement en vue de cet ouvrage et dessinées sous nos yeux. On ne saurait en méconnaître l'utilité : à Télève et au praticien, qui ont longtemps fréquenté l'amphithéâtre et qui ont déjà vu, elles remettent en mémoire la région ou partie de région qu'elles représentent ; au débutant, qui ne sait pas encore et qui, pour la première fois, prend le scalpel pour disséquer et s'instruire, elles serviront de guides, guides précieux qui, en lui fournissant d'excellents modèles, faciliteront singulièrement son travail et, bien souvent, l'empêcheront de faire fausse route.

A côté de ces figures reproduisant des préparations naturelles, nous avons placé de très nombreux schémas. Est-il besoin de rappeler combien, grâce à eux, s'éclairent les questions obscures et se simplifient les descriptions les plus complexes ?

Enfin, nous avons reproduit çà et là de nombreuses coupes, totales ou seulement partielles, de sujets congelés. Chacun sait que, mieux encore que la dissection la plus attentive, la méthode des coupes fixe l'anatomiste et le chirurgien sur la forme générale des régions et surtout sur les rapports réciproques de leurs parties constituantes. Mais ce n'est pas tout : il devient facile, sur des coupes données, de représenter par des flèches, soit le trajet que suivent en se développant les productions pathologiques (abcès, tumeurs), soit la voie qui s'offre au chirurgien

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pour aller à leur rencontre. De ce fait, on le conçoit, la méthode en question devient un précieux moyen de démonstration.

Ajoutons qu'un certain nombre de figures ont été empruntées au Traité d'analomic humaine publié par l'un de nous. Elles sont indiquées par la lettre T placée entre parenthèses (T) à la suite du titre.

Nous devons la presque totalité de nos figures à M. Dupret, dont l'habile crayon a su rendre nos préparations aussi nettes que démonstratives ; nous tenons à le remercier ici de son précieux concours. Nous remercions en même temps nos excellents graveurs, MM. Bou- LENAZ et Mauge, et notre imprimeur M. Taffin-Lefort. Nous prions, enfin notre éditeur et ami, M. G. Doin, de vouloir bien, pour tous les soins qu'il a apportés à l'exécution matérielle de cet ouvrage, recevoir l'expression de notre vive gratitude.

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