C.OCUY
Fig. 415.
Coupe horizontale de la colonne vertébrale, pour montrer la disposition des méninges rachidiennes
{schématique} (T.).
1, moelle épinière, avec 1'. giUoa médian aafcérieur. — 2. racines antérieures. — 3, racines postérieures. — 4, pie-mère (e» roiiae). — 5. ligaments dentelés. — 6, septum postérieur de Schw.vlbe. — 7, arachnoïde, avec a, son feuillet viscéral; b, son feuillet pariétal; c, cavité arachnoïdienne ou espace subdural («n noir). — 8, espace sous-araclinoîdien (en bleu). — 9. dure-mère (en jaune). — 10. espace épidural. avec 10', 10'. veines intrarachidienues. — 11. ligament vertébral corannm postérieur. — 12, coupe de la vertèbre.
vasculaire anastomotique, se propager par voisinage de l'extérieur du rachis aux méninges et à la moelle. — Les nerfs, décrits d'abord par Rûdinger, puis par Alexan- DER, Jantschitz, Jacques, en partie s'accolent aux vaisseaux, en partie suivent un trajet indépendant. Ils présentent le même mode de terminaison que sur la duremère crânienne.
3° Arachnoïde et cavité arachnoïdienne. — L'arachnoïde rachidienne fait suite à l'arachnoïde crânienne. De ses deux feuillets, l'un, le feuillet pariétal, tapisse la dure-mère et lui adhère ; l'autre, le feuillet viscéral, entoure la moelle dans toute sa hauteur et se prolonge même au-dessous d'elle, sur la queue de cheval, jusqu'au sommet du cône durai.
Ce feuillet viscéral est apphqué contre le feuillet pariétal et, par conséquent, suit exactement la direction de la dure-mère. Il en résulte que, comme cette dernière, l'arachnoïde est d'une capacité beaucoup plus grande qu'il ne faudrait pour
contenir la moelle. Elle ne s'applique donc pas immédiatement sur elle, mais en reste séparée par un vaste espace circulaire que remplit le liquide céphalo-rachidien, c'est V espace sous-arachnoïdien (fig. 415, 8).
La cavité virtuelle que circonscrivent les deux feuillets précités de l'arachnoïde, cai>ité-arachnoidienne ou espace sub-dural, est traversée : 1° par des tractus oonjonctifs ; 2° par les dents du ligament dentelé ; 3° par les racines médullaires ; 4° enfin, par les vaisseaux qui se rendent à la moelle. Toutes ces formations sont revêtues à leur passage dans la cavité arachnoïdienne, d'une couche endothéliale dépendant de la séreuse,
4° Méninges molles. — Continuation de la méninge molle crânienne (p. 94), la méninge molle rachidienne est, comme cette dernière, une enveloppe épaisse et friable, qui sert de support aux vaisseaux destinés à la moelle et dont la trame conjonctive est gorgée de liquide céphalo-rachidien. Cette trame conjonctive, à très larges aréoles, se condense à sa surface externe pour former un mince feuillet que tapisse l'endothélium arachnoïdien et que nous venons de décrire sous le nom de feuillet (viscéral de Varachnoïde. Elle se condense encore au contact de la moelle et, là, constitue la pie-mère rachidienne.
a. Pie-mère rachidienne. — La pie-mère rachidienne revêt immédiatement la substance nerveuse et lui adhère intimement. Sa surface externe baigne complètement dans le liquide céphalo-rachidien : elle émet de nombreux prolongements qui cloisonnent l'espace sous-arachnoïoien. Ces prolongements prennent un grand développement sur les côtés et forment, là, deux hgaments rubanés, qui occupent toute la hauteur de la mo'felle : ce sont les ligaments dentelés, lesquels, à leur niveau, séparent les racines antérieures des racines postérieures. Ils sont, également, assez développés en arrière et sur la ligne médiane, où par leur ensemble ils constituent une véritable cloison, le septum postérieur de Schwalbe.
b. Espace sous-arachnoïdien et liquide céphalo-rachidien. — L'espace sous-arâchnoïdien ou espace pie-mérien de la moelle n'est qu'une dépendance de l'espace sous-arachnoïdien commun à tout le névraxe (voy. p. 95). On le décrit encore sous le nom de lac bulbo-spinaL II est rempli par le liquide céphalo-rachidien (voy. p. 98). Rappelons que, dépassant en bas les hmites de la moelle, il s'étend tout autour de la queue de cheval et forme, à ce niveau, un renflement connu sous le nom de lac spino-terminal.
Nous y reviendrons plus loin, en décrivant la région lombaire et 1p région sacrococcygienne ; disons seulement ici que c'est en ce point qje l'on pratique la ponctiofi lombaire, opération destinée, soit à recueilHr le liquide céphalo-rachidien pour l'examiner, soit au contraire à injecter dans l'espace sous-arachnoïdien une solution de stovaïne ou, mieux, de novocaïne pour obtenir une anesthésie limitée à la partie inférieure du corps.
L'espace sous-arachnoïdien continue tout autour du nerf rachidien, jusqu'au voisinage du ganglion spinal en règle générale. Il forme là une sorte de cul-de-sac, plus ou moins profond suivant l'âge et suivant la région (voy. p. 599 et fig. 429) où, dans les cas de méningite, prédominent les lésions (Nageotte, Sicard et Cestan.)