‹ Traité d'anatomie topographiqueChapitre 31 sur 139 · LIVRE VI · texte numérisé non relu

LIVRE VI

BASSIN

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

Le bassin ou pelvis est, au même titre que l'abdomen, une cavité viscérale, dans laquelle se logent l'appareil de la défécation et une portion importante de l'appareil uro-génital. C'est le segment le plus inférieur du tronc. Continu en haut avec l'abdomen, il repose en bas sur les membres inférieurs, auxquels il transmet, dans la station debout, le poids de la tête, du tronc et des membres supérieurs.

1° Forme générale. — Envisagé à un point de vue général, le bassin est essentiellement constitué par une sorte d'enceinte osseuse (partie inférieure des os coxaux et sacro-coccyx), revêtue extérieurement et intérieurement par des parties molles de signification et d'importance fort diverses. Fermée en bas par le périnée, largement ouverte en haut du côté de l'abdomen, cette enceinte osseuse (fig. 1, C, p. 2) ressemble assez bien à un vase en forme de bassin, comparaison que nous trouvons déjà dans Vésale et à laquelle elle doit son nom.

2° Limites. — Le bassin, en anatomie topographique, est beaucoup moins étendu qu'en anatomie descriptive : nous lui avons enlevé, en effet, pour les rattacher à l'abdomen (voy. Abdomen, p. 1), toutes les formations qui reposent dans la fosse ihaque interne, autrement dit le grand bassin. Le bassin de l'anatomie topographique se trouve donc réduit au petit bassin ou excavation. Ainsi entendu, il a pour limite supérieure cette ligne, irrégulièrement circulaire, qu'on désigne, en anatomie descriptive, sous le nom de détroit supérieur. Sa limite inférieure n'est autre que le périnée. Ses limites, circonférentielles sont beaucoup moins nettes : si sa paroi antérieure et sa paroi postérieure sont relativement libres, ses parois latérales se confondent entièrement avec les origines du membre inférieur, plus explicitement avec les diverses régions qui forment la hanche.

3° Importance chirurgicale. — Le bassin, comme l'abdomen, est, pour la chirurgie clinique et ojtératoire, un des segments les plus impartants du corps humain. Jusqu'à ces dernières années, la chirurgie pelvienne, forcément limitée aux interventions extra-péritonéales, ne s'attaquait guère qu'à la base de la vessie et à la portion inférieure du rectum. Aujourd'hui, grâce, nous ne saurions trop le répéter, à l'asepsie et à l'antisepsie, il n'est pas d'organe pelvien qui échappe à son action :

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on ouvre la symphyse des pubis ; on résèque le sacrum ; on taille, on suture, on extirpe la vessie ; on sectionne Turetère et on l'implante dans le rectum ou l'S iliaque ; on enlève le rectum en entier ; on pratique l'ablation de la prostate et des vésicules séminales, etc., etc.

Mais c'est surtout chez la femme que la chirurgie pelvienne a pris un essor considérable et chacun sait quels sont les succès de cette chirurgie dans le traitement des affections de l'utérus, des ovaires et des trompes.

Nous n'insisterons pas davantage pour l'instant : ce que nous venons de dire est plus que suffisant pour montrer tout l'intérêt que peut présenter l'étude anatomotopographique dii bassin, de ses parois et de son contenu, dans- l'un et dans l'autre sexes.

4° Division. — Nous suivrons exactement, pour le bassin, le même plan que poulies deux autres cavités viscérales.

y.) Nous décrirons d'abord les parois pelviennes qui, comme nous le verrons, sont beaucoup plus complexes que celles du thorax et de l'abdomen.

!â) Nous étudierons ensuite, la cavité pelvienne et son contenu, que nous examinerons successivement dans l'un et l'autre sexes.

Nous décrirons, enfin, le plancher de V excavation ou périnée, région aussi importante que compliquée, que nous envisagerons séparément chez l'homme d'abord, chez la femme ensuite.

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