TRONC
Égal aux membres iofér. .
Moins long.
Plus long
/Égal aux membres infér. .
Moins long
\ Plus long
DfilO à
90 an«.
De 90
a 30 ans.
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a iO ans.
De 40
SO an*.
De 50 73 ani.
TtTiCI.
Ainsi le tronc parait avoir chez la femme, plus souvent que chex l'homme, une longueur égale ou même supérieure à celle des membres abdominaux.
Dans les premiers temps de la vie embryonnaire, il forme i lui seul le corps presque tout entier; sa prédominance diminua ensuite i mesure que les membres se développent. Chez Tadulte, il offre moins de variétés que les membres : aussi les diiïérences de stature qui, dans une assemblée, frappent le regard durant la station debout, diminuent ou s'effacent dans la station assise. Qui n*H remarqué, dans nos théâtres, combien alors les tètes se nivellent?
C'est à la surface du tronc que s'ouvrent les orifices de toutes les cavités naturelles ; il est remarquable que toutes les ouverlores d'entrée appartiennent à son extrémité céphalique; les ouvertures de sortie répondent à son extrémité coccygienne. Toutes celles qu'on rencontre sur d'autres points sont accidentelles et patbologi* (|ues (le mamelon excepté), et rentrent dans la classe, des plaies ou des fistules. Lesatrésies congénitales sont moins communes dans les orifices de la première catégorie, que dans ceux de la seconde. Qui n'a été frappé de la fréquence des imperforations de l'anus, du vagin, du prépuce et de l'urèthre, comparativement à celles de k bouche, du nez et des paupières?
L'enveloppe tégumentaire du tronc est plus Une chez la femme que chez l'homme, et sur la région antérieure du tor^e qu'à la région postériourc; certaines ilrrnuitoses ont pour siège un lieu d'élection (|ui peut stMvir au diagnostic : la gale alTccle la face antérieure ou interne, le prurigo la face externe. Glabre généralement, la peau est velue sur le pubis et es organ<»s cénitaux; chez l'homme.
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elle se couvre de poils ^ulour de Tanus et le long de la ligne sternopubienne.
La couche sous-cutanée, cellulo-adipeuse, contribue par son plq§ ou moins d'épaisseur au volume du corps; c'est elle qui dans l'obésité joue le principal rôle; elle communique largement d'une région à l'autre, sauf au niveau du raphé antérieur et surtout de l'épine dorsale, qui établit une forte ^Pi^ri^re eqtrp les deux moitiés latérales. Ces dispositions anatomiques expliquent la rapidité d'extension des abcès superficiels.
Les muscles sont en général aplatis et rubanés, ou étalés en membranes, de manière à ajouter à la force des parois, que souvent ils constituent en grande partie comme à l'abdomen. Ils sont sujets a entrer à la fois en contractions convulsives ; le tétanos général fournit un exemple curieux des effets que peut produire l'action simultanée des forces musculaires antagonistes ; partiel, il^montre jusqu'où les brisures osseuses peuvent obéir à des puissances actives.
Les gros troncs nerveux et vasculaircs restent en général à l'abri dans la profondeur des tissus, tandis que les branches secondaires s'étendent plus au dehors, et se ramifient vers la surface. De larges apqnévroses, divisées en plusieurs lames distinctes, entourent toutes ces parties d'une enveloppe commune, leur fournissent des points d'appui à l'instar du système osseux, et les séparent en plusieurs couches isolées pour favoriser leurs fonctions respectives.
Au centre, le squelette sert à la fois de base commune et d'insertion aux parties molles, et d'appareil protecteur aux viscères importants. La vertèbre est l'élément de la charpente osseuse du tronc; sa superposition donne naissance à la colonne vertébrale ; son renflement et ses transformations au crâne et au bassin; et, enfin, ses appendices à la cagethoraciquc. L'appareil osseux forme ainsi une cavité spéciale pour l'axe nerveux cérébro-spinal, et plusieurs cavités, que complètent des diaphragmes, pour les organes de la vie végétative (bouche, pharynx, thorax, abdomen).
Malgré la diversité de ces éléments, quelques anatomistes, divisant le tronc par segments et par zones, ont trouvé une certaine analogie de structure dans chacune de ces tranches horizontales. Cette division, très régulière dans les ainiélides. Test beaucoup moins pour l'homme; et, pour rester dans le vrai, on doit reconnaître que cette méthode est moins applicable à la véritable théorie des analogues qu'à la science de rorganisation et à la connaissance des rapports : c'est sous ce point de vue (lu'ollc peut (^tre utilisée
par Tanatomie topographique ; les dissemblances l'emportent sur les similitudes ; aussi les détails appartiennent-ils en propre à Tbistoire particulière des régions.