‹ Traité d'anatomie topographique médico-chirurgicaleChapitre 40 sur 167 · ARRIÈRE-BOUCHE OU PHARYNX. IM · texte numérisé non relu

ARRIÈRE-BOUCHE OU PHARYNX. IM

curieux de polype iibro-celluleux, implanté sur la corde vocale gaudie, et observé par lui sur un enfant de neuf ans; il y avait ■Itérmlion de lavoix (timbre enfantin), dyspnée. La mort survint fÊt asphyxie , avec cyanose. La tracbéotomie fut proposée par M. ErhmaoD, et rejetée par les parents. Cette opération, faite dans le but d'extirper le polype, est la seule ressource au pouvoir de Fart. Elle n'a pas encore été tentée sur le vivant. Dans les lA cas recueillis par M. A. Erhmann fils dans sa thèse (Strasbourg, 18A2), eo Yoit que l'eDrouement, Tapbonie, la dyspnée . la sensation d'un obstacle au larynx dans l'expectoration et la déglutition , enfin la Unix, sont des phénomènes presque constants. L'exploration directe servirait beaucoup à éclairer le diagnostic; mais, à son défaut, raspuîtion de débris de polype peut seule lever les doutes; c'est ca que je remarque dans un cas rapporté par M. Pauli : il s'agit d'un tailleur, âgé de trente-six ans, atteint d'une toux opiniâtre depuis deux ans, avec amaigrissement, et regardé comme affecté d*une laryngite chronique. Il rendit un jour, dans un violent accès da toux, un polype vasculaire, long d'un demi-doigt, et dès lors il sa rétablit lentement (fiaz. méd., 1851, p. 10). M. Erhmann proposa une opération en deux temps, avec un jour au moins d'intervalle; la trachéotomie, ayant rétabli la respiration, permettra d*opérer dans le larynx tout à Taise.

Le cathétérisme des voies aériennes demande des précautions particulières : il faut porter la sonde immédiatement derrière Tépiglotte et sur la ligne médiane, pour ne pas s'engager dans les vautricules latéraux. Si Tobstacle réside dans un resserrement spasmodique de la glotte, il faut profiter d*une grande inspiration pour enfoncer la sonde pendant qu'elle se dilate ; j'ai pu dans quelques cas pénétrer ainsi très profondément. M. Malgaigne conseille, dans les maladies de la glotte ou de Tépiglotte, de faire couler les liquides par les narines, pour déterminer un mouvement instinctif de déî^utition. Cette inspiration de la théorie aurait besoin d'être confirmée par l'épreuve de la pratique.

B. Le pharynx se termine en arrière, au niveau de la cinquième vertèbre cervicale, kV orifice de l'œsophage^ canal musculo- membraneux, cylindrique, très dilatable, situé en avant de la colonne vertébrale. Des corps étrangers , tels que des os, des arêtes de poisson, peuvent s'arrêter a l'entrée de ce conduit \ la mobilité du voile du palais et du pharynx en rend l'extraction difiicile. L'orifice de Toesophage est, comme Turèthre, sujet à des rétrécisse-

ments : on .leur a opposé, soit la cautérisation, soit la dilatation simple, qui a réussi entre les mains de M. (jendron et de M. Trousseau. J'aurais recours, pour les cas difficiles, à -la méthode des incisions multiples, suivie de la dilatation progressive, dont j*ai retiré de grands avantages dans les rétrécissements organiques de Turèlhre.

Parois.-^ 1. Parois latérales.

A. La régimi ptérygo-maxillaire ^ que M. Malgaigne rapporte a la face, me semble plutôt appartenir à l'arrière-gorge. SHuée derrière la région massétérine, elle a pour limites celles de la fossé zygomato-temporale. — Couches anatomtques : — !• Le plan mosculeux comprend Tinsertion du muscle temporal à Tapophyse coronolde, le ptérygoîdien externe^ étendu de Tapophyse ptérygolde au col du condyle, et le ptérygotdien interne^ inséré supérieurement dans la fosse ptérygoïde, et inférieurement sur Tangle de la mâchoire et la branche ascendante de cet os. — 2* En avani^ du tissu cellulaire adipeux remplit la fosse zygomatique ; il communique avec celui de l'orbite et de la fosse temporale ; eti arrière^ on voit un prolongement de la parotide avec son enveloppe cellulefibreuse, et plus profondément Taponévrose commune au buccinaleur et au constricteur supérieur du pharynx. — 3* Vaisseaux et nerfs. Les artères proviennent de la carotide externe et de la maidllaire interne. — Les veines leur correspondent et forment le plexus ptérygoîdien, qui se jette dans la veine maxillaire interne, principale branche d*origine de la jugulaire externe. — Les vaisseaux lymphatiques accompagnent les vaisseaux sanguins, et vont aboutir aux ganglions parotidiens et sous-maxillaires. — Les nerfs émanent du facial et de la portion motrice du maxillaire inférieur; le lingual elle dentaire inférieur ne font que passer dans la région : le lingual s'engage entre les muscles ptérygoidiens , et plus bas glisse devant le dentaire inférieur, entre le ptérygoîdien interne et la branche de la mâchoire. — h^ La muqueuse tapisse la face interne de la région.

B. Les parois latérales internes du pharynx sont musculeuses. — l'» La muqueuse pharyngienne est pale, peu adhérente. Elle est^ garnie d'un épilhélium pavimenteux, et recouvre une couche de glandules abondantes. Elle présente en haut l'ouverture du pavillon de la trompe d'Eustache. — 2* La couche musculeuse est constituée par les muscles stylo-pharyngien et pharyngo-^staphylin ^ et les

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