‹ Traité d'anatomie topographique médico-chirurgicaleChapitre 39 sur 167 · ARRIÈRE-BOUCHE OU PHARYNX · texte numérisé non relu

ARRIÈRE-BOUCHE OU PHARYNX

or : en poussant une injection dans une narine, Topéraleur peut s bien la faire revenir par Tau Ire ; c*est même un moyen de s*asrer de leur perméabilité après Topéralion d'un polype. Le voile; DS la déglutition , résiste au bol alimentaire à la manière de la (kte palatine qu'il continue; pendant qu'un vide s'opère vers la se de la langue (Maissiat), les contractions du pharynx s'applient sur lui, et tendraient à le déglutir comme les aliments, s'il iUài fixé.

S» h* orifice inférieur présente les deux ouvertures du larynx et rœsophage :

A. En avant y l'entrée du larynx est fermée par Xépiglotte, soupe fibro-cartilagineuse de forme ovalaire , tapissée par la mueuse buccale; libre en arrière, elle est fixée de chaque côté par Ug€anent ary-épiglottique, en avant par un ligament jaune élas- [ue (glossO'épiglottique), enfin, à l'angle rentrant du cartilage froide, par le ligament thyro-épiglottique. L'épiglotte, presque riicale dans l'état de repos , devient horizontale et s'abaisse sur «iverture du larynx pendant la déglutition, pour s'opposer, avec rétraction de la langue en arrière, au passage des aliments et des issons dans les voies aériennes. Il faut, pour exécuter le calhétéme du larynx, relever l'épiglotte avec le doigt, en recommandant malade de renverser la tète et de tirer fortement la langue. — ms la théorie des sons filés, on avait, depuis Magendie, attribué l'épiglotte la propriété de permettre de renfler les notes, sans que ton change. Comment agirait -elle? Magendie pense qu'elle lève quand le courant d'air augmente de force, de même que languette introduite par M. Grenié dans les instruments à vent, cherand et M. Bérard professent au contraire, sans justifier leur inion, qu'elle s'abaisse alors. J'ai démontré expérimentalement, ec M. Diday {Gaz. méd., 1840, p. 305), que cette fonction n'aprtient pas à l'épiglotte ; que les tractions et les pressions sur la ogue et à la base épiglottique restent sans influence ; qu'à la glotte iile revient cet office spécial. Ainsi, pour renforcer un son, la 9tte se dilate, non pas assez pour faire baisser le ton, mais assez lurtant pour qu'il ne puisse monter. Veut-on au contraire faiblir le note? La glotte se resserre instinctivement pour prévenir la isse de ton qu'amènerait le ralentissement de la colonne d'air; phénomène est très sensible pour les lèvres dans l'action de sif- T. Nous avons donné à cette nouvelle théorie des so7is filés^ le «1 de système de la compensation.

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Au-dessous de l'épigloUe , on découvre Ventrée du larynx (improprement nommée glotte supérieure), circonscrite par les Ugêments thyroaryténoWiens supérieurs^ qu'on a i tort décorés da nom de cordes vocales mpérieures^ car ils ne servent pas i la phonation. Plus bas , apparaît la glotte (appelée par rapport i l'autre, glotte inférieure) , formée par les cordes vocales inférieures^ qn jouent le principal rôle dans Fade de la phonation. La glotte eA placée au tiers supérieur du larynx : son diamètre antéro-postériev est de 20 i 25 ou 28 millimètres chez l'homme adulte, et de ISi 20 millimètres chez la femme; son diamètre transversal est de 5 à 8 millimètres (ou 10 millimètres, Jamain) chez l'homme, et de ft i 7 millimètres chez la femme. Son étroitesse dans l'enfanoe Mfmenle beaucoup les dangers du croup. C'est à la diflMrence des dimensions de la glotte et du larynx qu'on doit rapporter la diflïmee du ton de la voix humaine dans les deux sexes, et les variétés iadn viduelles des voix de ténor, de baryton et de basse. On désigne mm le nom de ventricules du larynx, l'espace compris entre les deai cordes vocales du même côté : ce sont deux cavités latérales, tapii* sées par la muqueuse, et dont la profondeur est déterminée par k saillie des cordes vocales ; des corps étrangers assez volumineai peuvent s'y engager : j*ai vu a THôtel-Dieu de Lyon, chez aae vieille femme de mon service, un double morceau de viande, Uè par un tendon, s*introduire à la fois dans le larynx et dansl'cBSih phage ; les accidents de suflbcation furent prompts et très intenses; la mort était imminente. Je parvins a opérer Textraction avec dei pinces à polype, ce qui dispensa de la trachéotomie. Cet accident parait être assez commun dans les hospices de vieillards ; on en a présenté plusieurs exemples à la Société anatomique.

La muqueuse des replis ary-épiglottiques est doublée d'un tissa cellulaire séreux qui peut s'infiltrer et devenir le siège de l'affection désignée improprement sous le nom A' œdème delà glotte^ car la glotte y est généralement étrangère. Cet (sdème amène de la dyspnée, et peut, lorsqu'il est considérable, causer la suffocation : M. Gubian de Lyon m^a raconté avoir sauvé un médecin de ses amis, en y pratiquant des mouchetures. On scariCe également la glotte supérieure dans le même cas. — Dans la phthisie laryngée, les ulcérations peuvent siéger dans les divers points du larynx ; dief sont plus communes à la réunion des cordes vocales, et plus rares dans les ventricules. Le degré d'enrouement ou d'aphonie peut servir au diagnostic. — M. Erhmann m'a montré, i Strasbourg, uo

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